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10/03/2012

Quelle est la place des femmes dans la société russe? 1/3 des dirigeants d'entreprise sont des femmes. 2ème position mondiale, derrière les Philippines. Quelle influence ont-elles sur la question sensible de la dénatalité de la Russie?

Des patrons en jupe de plus en plus nombreux

8.03.2012, 17:46

© Photo: SXC.hu
 
     
La Russie est devenue le deuxième pays du monde par le nombre de femmes cadres. Seules les Philippines dépassent notre pays sur ce critère. Quant aux Pays-Bas, ils sont en train de préparer une nouvelle loi sur la parité hommes-femmes.

Ainsi, dans les conseils de l'administration des grandes entreprises, le nombre de femmes ne devrait pas être inférieur à 30%. Les entreprises russes Yandex , Euroset , X5 Retail Group et Nord Gold seront désormais également obligées de s’adapter à cette loi.

Une femme dirigeante, ce n'est plus un non-sens, c'est une vraie tendance mondiale. Chaque année, les représentantes de la plus jolie moitié de l’humanité sont de plus en plus nombreuses à occuper des postes à haute responsabilité non seulement dans le monde des affaires, mais aussi en politique. En Russie, chaque troisième boss est une femme. Mais cela n’est pas suffisant. «En Russie, peu de femmes occupent des postes à haute responsabilité dans les organismes publics», a déclaré le président Dmitri Medvedev. Ainsi, selon une récente étude du cabinet de conseil PwC, en 2011, les femmes occupaient 21% de postes de chefs d’entreprise et 60% étaient directeurs financiers. Quant au chef comptable, directeur du personnel, ou directeur du marketing – ces professions sont considérées comme exclusivement féminines depuis plus d'une décennie.

Le problème, c’est que l'institution de la famille dans la société actuelle passe graduellement au deuxième plan, est persuadée la directrice de l’agence de recrutement «Avis» Maria Koldysheva.

«L’institution du mariage et de la famille s’est retirée au deuxième plan. Si avant, pour une femme, c’était considéré comme une réussite de se marier et être mère, avec le recul des valeurs traditionnelles, elle est obligée de se réaliser quelque part par ailleurs. Et les femmes sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans les affaires. Et elles ne veulent pas y occuper le dernier rôle».

Dans le même temps, les femmes russes, qui occupent des postes de dirigeants, sont en même temps de très bonnes mères, des épouses attentionnées, et ne font jamais appel aux services des femmes de ménage. C'est le fameux caractère russe, dit-on. Ces femmes, comme le dit bien le dicton, sont capables d’arrêter le cheval au galop, et entrer dans une isba en feu. Leur force se situe au niveau génétique, et elle est s’active dans des situations d'urgence. Ainsi, dans la Russie actuelle, un très grand nombre de femmes se sont retrouvées aux volant des voitures dans les années 90, rappelle l'experte indépendante sur les questions des ressources humaines, Ioulia Ianovskaïa.

«C’est lors du début de la Perestroïka, que la croissance de l’activité des femmes a commencé en Russie. Un véritable tournant psychologique s’est produit à ce moment là : les gens qui vivaient dans l'Union soviétique n'étaient absolument pas préparés à ces nouvelles conditions de vie. Les femmes russes se sont rendues compte qu’en dehors du rôle des gardiennes du foyer familial, elles doivent également prendre le contrôle financier de ce foyer. Les hommes, qui ont perdu leur travail, ont commencé à dégrader psychologiquement : certains ont plongé dans l’alcoolisme, d’autres sont partis de la maison et ne sont jamais revenus. Et les femmes ont été contraintes, en vertu de leur plus grande flexibilité, de prendre sur elles le rôle qui ne les attirait jamais. Elles auraient même préféré de garder le second rôle, mais étaient obligées de prendre sur soi l'entière responsabilité de la vie familiale. C’est alors qu’un grand nombre de femmes belles et brillantes, se sont retrouvées dans l’entreprenariat, qui s’est ensuite développé en Russie».

Malgré tous les progrès dans le domaine humanitaire, les femmes sont toujours considérées comme le sexe faible. Cependant, ce stéréotype va bientôt disparaître. La belle moitié de l'humanité est en train de s’initier à des professions typiquement masculines, poursuit Maria Koldisheva.

«Ce sont des professions, où la rigueur est nécessaire, où il faut de la clarté de l’esprit, et de la précision des actions. Il s’agit de ce que les femmes peuvent faire le mieux par intuition, ce qui leur donne encore plus de satisfaction. Il y a aussi des professions techniques, dans lesquelles elles excellent actuellement. Mais pour l’instant, ce serait plutôt une exception à la règle. Evidemment, lorsqu’une femme entre dans une équipe entièrement masculine et prétend avoir le même statut que ses collègues, cela suscite l’étonnement et l’incompréhension des hommes qui travaillent avec elle. Mais la femme, si elle est vraiment une bonne spécialiste, s’adapte à n’importe quel milieu, dans lequel elle se retrouve.

L’avantage des femmes dirigeantes, c’est leur manière flexible de gérer l’entreprise. Elles sont plus attentives au personnel, plus responsables et plus travailleuses. Récemment, l’hebdomadaire américain Newsweek a publié la liste de 150 femmes les plus influentes dans le monde, dont certains sont des Russes. Il s'agit notamment de la militante pour les Droits de l’Homme Svetlana Gannouchkina, la journaliste Masha Gessen, et la diva de l'opéra Anna Netrebko.

09:38 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.ruvr.ru

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