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16/03/2012

Le Département d'Etat américain a remis à sa place le groupe de sénateurs par un retentissant camouflet sur la commande d'hélicoptères russes pour l'Afghanistan. Washington maintient en l'état cette commande cruciale pour leurs troupes extérieures.

Le contrat américain de Rosobornexport a été sauvé

15.03.2012, 19:22

Photo: EPA
 
     
Le Département d'Etat américain a rejeté la demande de sénateurs de rompre le contrat militaire avec Rosoboronexport, la société russe spécialisée dans les transferts internationaux d'armes. Des représentants du ministère des Affaires étrangères ont motivé cette décision par le fait que l’annulation de ce contrat porterait un préjudice sérieux aux Etats-Unis.

Le pays sera obligé de payer une compensation pour la rupture du contrat, tandis que l'armée américaine ne recevra pas le matériel militaire nécessaire – des hélicoptères, ce qui risque de menacer l’avancement du programme américain de préparation aux combats en Afghanistan.

Le contrat de livraison d'hélicoptères, destiné à l’armée américaine, a été signé par Rosoboronexport et le Département de la Défense des États-Unis en mai dernier. Et la demande pour l'achat de l’équipement militaire russe venait directement de l'armée américaine. Selon les conditions de ce contrat, la Russie doit fournir au Pentagone 21 hélicoptères de transport militaires Mi-17. La valeur du contrat dépasse 360 millions de dollars, et avec la livraison des pièces de rechange, le coût de réparation et le service complet des machines, la facture a grimpé jusqu’à 900 millions de dollars.

Et soudainement, lorsque l'accord était déjà sur le point d’être signé, et les militaires américains n’avaient plus aucune question ou commentaire par rapport au contrat, les sénateurs ont exprimé leur mécontentement. Leurs actes, avant les élections présidentielles, pourraient seulement être qualifiés de publicité personnelle avant les élections, estime l'analyste militaire Igor Korotchenko.

« Initialement, il était clair que les tentatives des sénateurs américains et de rompre ce contrat et de discréditer la production russe - sont sans fondement. Le ministère de la Défense des États-Unis était l'initiateur de l’accord pour fournir des hélicoptères à l'Afghanistan, et il reste le principal intéressé pour la livraison des hélicoptères Mi-17 dans ces pays. Et les militaires américains, tout comme le gouvernement, ne vont pas agir contre leurs propres intérêts. La démarche de certains sénateurs ne peut pas affecter quoi que ce soit. Ils expriment leur propre point de vue et ne déterminent pas la politique officielle du pays. Et le fait qu'aujourd'hui, tous les points sur les «i» ont été mis, montre que l’administration politique et militaire des Etats-Unis comprend clairement les avantages de la coopération avec la Russie. Et les Américains ne vont pas tirer les marrons du feu pour le bien de ceux qui essaient de faire de petites machinations politiques, ou qui s’occupent de l’autopromotion politique ».

La rupture du contrat avec Rosoboronexport apporterait non seulement des pertes financières, ajoute Igor Korotchenko. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, il n’existe tout simplement pas d’autre alternative aux hélicoptères de combat russes.

« Dans les conditions de l’Afghanistan, il n’y a pas vraiment pas d’alternative à notre hélicoptère Mi -17 », ajoute-t-il. « Les hélicoptères occidentaux sont capricieux et difficiles à exploiter. En plus, ils tombent souvent en panne. Ils n’arrivent pas à bien fonctionner dans des conditions climatiques sévères, des régimes complexes de fonctionnement, et des fortes différences de température. Par conséquent, nos hélicoptères – c’est une sorte de «best-seller», un peu comme le fusil Kalachnikov dans le domaine des armes légères ».

Mais comment expliquer la raison pour laquelle les sénateurs américains ont proposé d’annuler le contrat avec Rosoboronexport? Il s'est avéré qu'ils ont été scandalisés de voir que l’entreprise russe spécialisée dans l’exportation d’armes collabore non seulement avec les États-Unis, mais aussi avec la Syrie. Et la politique de la Maison Blanche concernant cette république arabe diverge avec la position du Kremlin. Toutefois, autre chose qu’un simple populisme se cache derrière cette opposition des sénateurs américains, sont persuadés les experts militaires. Depuis un certain temps, les pays occidentaux entreprennent des tentatives d’évincer la Russie du marché international de l’armement. Et les déclarations, faites par les sénateurs concernant la rupture du contrat avec Rosoboronexport, sont des maillons d'une même chaîne.

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