Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/03/2012

Lorsque les socialistes, par la voix de leur représentant à la campagne présidentielle, programment "1984" pour les Français dès 2012. La France, laboratoire orwellien pour le reste du monde?

Supprimer le mot « race » de la Constitution : une démarche parfaitement orwellienne

Le : 17 Mars 2012

Dans 1984, le ministère de la Vérité a pris le contrôle du vocabulaire. Voici comment George Orwell décrit la situation : « D’innombrables mots comme : honneur, justice, moralité, démocratie, science, religion, avaient simplement cessé d’exister. Quelques mots-couvertures les englobaient et, en les englobant, les supprimaient. » C’est clairement dans cette même démarche totalitaire que s’inscrit François Hollande en proposant de supprimer le mot « race » de la Constitution. Pour faire plaisir à Alain Jacubowicz, le patron de la LICRA. Pour distraire nos lecteurs, voici une réaction pleine d’humour de Bernard Antony.

Polémia.

Après que sa proposition fiscale sur le barème des 75% eut fait justement reprendre par François Bayrou une expression de Michel Audiard sur « le déconomètre fonctionnant à pleins tubes », François Hollande a sans doute encore voulu prouver qu’il était vraiment un très grand dans l’ordre de la connerie idéologique.

Hollande, un très grand dans l’ordre de la connerie idéologique !

Il a donc prévu, s’il était élu, de supprimer le mot « race » de l’article premier de la Constitution. Sans doute pense-t-il ainsi, dans une sorte de confuse crédulité kabbaliste abracadabrantesque (abracadabra signifie en araméen : « Il a créé comme il a parlé »), que si l’on peut créer en prononçant un mot, on peut décréer en le supprimant !

Ainsi, plus de mot, plus de race ! Et le tour est joué.

L’argument socialiste en faveur de cette éradication tient au fait qu’au nom de la race on aurait fait bien des mauvaises actions. Mais n’en a-t-on pas fait d’aussi vilaines au nom de la classe, de la nation, de la religion, et même au nom de la liberté et au nom de l’égalité aussi ?

Bigre, que de mots alors à supprimer ! Mais si plus de race, alors plus de racisme, ni d’antiracisme, et comment alors parler de métissage (entre quoi ?) et de diversité ?

La race, un déterminant parmi d’autres de la réalité humaine

Comme si le mot de race ne recouvrait pas simplement un déterminant parmi d’autres de la réalité humaine et justement de l’heureuse diversité de la nature humaine ?

Alors va-t-il falloir, dans la logique hollandiste, expurger aussi le mot « race » de la Bible et du Talmud, des œuvres de Voltaire et de Montesquieu, de Rousseau, de Taine et de Renan, de Marx et d’Engels, de Ferry, de Jaurès, de Clemenceau et de Blum, de Senghor et de Mandela.

Du travail en perspective d'abord pour les penseurs de gauche qui devront montrer l’exemple de la vigilance idéologique politiquement correcte !

Ensuite, dans la foulée, il faudra, bien sûr, expurger pour le moins cinq cent mille penseurs et écrivains de tous pays et de toutes races ! Car tant que demeurera le mot dans quelque livre de quelque recoin de bibliothèque, le danger de réapparition de la réalité subsistera. Du travail donc, pour les manieurs de ciseaux de l’intelligentsia de la gauche hollandiste.

Epurateurs de bibliothèques et surveillants de la pensée

A vrai dire résidait là un des secrets de Hollande, celui de la création nécessaire de cent mille postes d’épurateurs de bibliothèques et d’un million de surveillants de la pensée correcte. Même le président Mao, « ce phare de la pensée universelle » selon M. Giscard d’Estaing, n’aurait pas imaginé cela !

Mais que faire aussi pour le prochain Salon de l’agriculture où l’on exalte, entre autres, les diverses races bovines, porcines, ovines, chevalines ? Désormais, seul sera accepté le mot déjà assez usité de « filière » !

La filière de la connerie se porte bien

Et comme on ne saurait, selon l’idéologie correcte, conserver plus longtemps la discrimination entre un pseudo- « règne humain » et les autres règnes animaux, ne faudra-t-il pas appliquer également à l’animal « homme » ce vocable de « filière », peu discriminant ?

On parlera ainsi de « filière latine » ou de « filières nordiques », voire, aux limites de la sécurité idéologique, de filières blanches, jaunes ou noires. Pour l’instant, avec le camarade Hollande, la filière de la connerie se porte bien !

Bernard Antony
15/03/2012

Les commentaires sont fermés.