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21/03/2012

Si l'UE continue d'exiger la Carbon Tax, Airbus risquerait bien de perdre ses commandes de l'Inde pour une valeur de 12 milliards de dollars, à l'instar de la Chine qui a déjà annulé les siennes. La Russie et les USA y sont également contre.

L'Inde et la Russie s'opposent à leur tour à la taxe CO2

L'Inde et la Russie s'opposent à leur tour à la taxe CO2

(Easybourse.com) New Dehli n'exclut pas de prendre des mesures de représailles à l'égard des constructeurs aéronautiques européens, tout comme la Chine, si l'Union européenne maintient sa taxe sur les émissions de CO2 des compagnies aériennes.

Après la Chine, l’Inde pourrait geler ses commandes d’avions aux constructeurs européens. « Il y a beaucoup de mesures que nous pourrions prendre si l'Union européenne ne revenait pas sur ses demandes. Nous avons le pouvoir de l'économie. Nous ne saignons pas autant qu'eux », a déclaré un haut responsable gouvernemental indien mardi à l’agence Reuters.  Dans un premier temps, New Dehli envisage d’interdire à ses compagnies aériennes de payer la taxe sur les émissions de CO2 instituée par l’Union européenne. 

Pour mémoire, depuis le 1er janvier 2012 toutes les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, sont tenues d’acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2 pour lutter contre le réchauffement climatique. Si elles ne se plient pas à cette loi européenne d’ici au printemps 2013, elles devront payer des amendes d'un montant de 100 euros par tonne de CO2 et pourront être interdites de vol dans l'Union.

Marché prometteur

La Chine, la Russie, mais également les Etats-Unis ont critiqué cette taxe qu’ils jugent contraire aux conventions internationales en vigueur dans le domaine du transport aérien. L'opposition a été la plus forte à Pékin où le gouvernement a annulé une série de commandes d'Airbus d’une valeur de 12 milliards de dollars. L'Inde ne prévoit pas pour l'instant d'en arriver à une telle extrémité, mais elle ne l'exclut pas non plus, a dit le responsable.

Or, l’Inde est l’un des marchés les plus prometteurs pour l’industrie aéronautique, en particulier pour Airbus qui y détient une part de marché de 73%. L’avionneur européen a dans son carnet plus de 250 appareils commandés par des compagnies indiennes. 

Vers 11h20, le titre EADS cède 0,9% à la Bourse de Paris, sur un marché en baisse de 1,3%.


F.S.

Publié le 20 Mars 2012

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