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22/03/2012

Petit lexique du partisan européen. (XXV). Sachons dès aujourd'hui de quoi l'on parle lorsqu'on use et abuse de certains mots!

◘ 25 - HISTOIRE

Conscience, apparue au sein de la culture européenne, de l'émergence du destin d'un peuple dans le temps.

La dimension historique est spécifiquement humaine : elle est conscience du temps et de l'espace. L'historicité et la conscience historique sont le lieu premier d'affrontement de la conception-du-monde christianomorphe et de la conception-du-monde indo-européenne. C'est à la fois parce qu'elles accordent à l'histoire une si haute valeur et parce qu'elles lui donnnent des sens diamétralement opposés que ces 2 conception-du-monde se combattent en une “guerre des dieux” dont nos contemporains sont souvent inconscients, mais dont l'enjeu a, depuis bien longtemps, été la poursuite — ou l'arrêt — du destin historique des peuples européens.

Les Anciens avaient une conception cyclique de l'histoire : ni auto-despassement, ni fin de l'histoire. Le judéo-christianisme introduisit une conception à la fois dynamique de l'histoire (dialectique de l'innovation) et téléonomique : l'histoire est segmentaire et concourt elle-même à sa propre fin, puisqu'elle est envisagée comme une malédiction provisoirement nécessaire. Les idéologies occidentales, à savoir notamment de la raison historique hégélienne, ont très exactement repris ce schéma eschatologique (finaliste). De nos jours, on mesure à quel point le système occidental aspire à figer l'histoire dans une culture planétaire stable. Quant à nous, nous proposons une nouvelle philosophie de l'histoire “surhumaniste”, “faustienne” : elle est postchrétienne en ce qu'elle répond au défi du christianisme et des idéologies modernes en donnant à l'histoire une dynamique, fondée non plus sur le retour cyclique, mais sur la notion nietzschéenne d'éternel retour de l'identique (et non pas du même) : le passé peut être réapproprié à chaque époque présente en fonction des projets toujours renouvelés et, par là même, transfiguré (cf. mythe). Le présent est le point de rencontre du passé traditionnel, immémorial et sans cesse recréé, et de l'avenir. Le futur demeure donc ouvert (cf. modernité), à la différence des conceptions archéo-païennes cycliques ou judéo-chrétiennes. Traditionalisme et futurisme explosent ensemble dans la même énergie. De ce fait une deuxième définition peut être donnée de l'histoire : l'histoire est ce qui doit être conservé et régénéré pour que les peuples européens échappent à la disparition et, à ce titre, elle constitue l'enjeu et le point focal de la guerre des conceptions-du-monde, et de la guerre tout court, qui oppose depuis des générations et sur plusieurs continents la conscience judéo-chrétienne et la conscience indo-européenne.

C'est pourquoi notre action se situe, volontairement, à l'échelle de l'histoire, en dehors, au dessus des péripéties, qualifiées traditionnellement de “politiques”.

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  • Nietzsche, finalisme et histoire, P. Chassard, Copernic, 1977 : la philosophie nietzchéenne de l'histoire est anti-providentialiste, « elle démystifie et montre que l'univers n'est soumis à aucune toute-puissance qui lui imposerait une fin, et que les hommes font eux-mêmes l'histoire. Elle fait apparaître celle-ci, en son caractère essentiel, comme le résultat d'une lutte entre des systèmes de valeur exprimant des types humains différents, des besoins et des intérêts de puissance spécifiques »
  • Die Zukunft der Vergangenheit : lebendige Geschichte, klagende Historiker, GK Kaltenbrunner, Herder, Munich, 1975
  • « L'histoire », G. Locchi ; « Devant l'histoire », A. Mohler, in Nouvelle École n°27/28, 1975

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