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24/03/2012

Pour Bloomberg, citant certains indicateurs spécifiques, la Russie devance ses voisins des BRICS; cela concerne le pouvoir d'achat de la population. La Russie est assez proche d'un des leaders du classement: l'Allemagne. La Russie est un grand marché.

Bloomberg évalue les efforts des BRICS

23.03.2012, 18:31

© Photo: SXC.hu
 
     
Selon Bloomberg, la Russie, la Chine et l’Inde sont dans classement des meilleurs états pour faire des affaires. L’année passée, ces pays ont réussi à diminuer les frais pour les entrepreneurs et à améliorer les autres indicateurs relatifs à l’investissement, font remarquer les experts. Néanmoins, pour que Moscou renforce sa position dans le classement, il faut régler le problème de la corruption et diminuer l’implication de l’Etat dans l’économie.

Bloomberg a analysé les indicateurs de 160 pays, mais la liste finale ne comporte que 50 pays, dont la Russie. Les critères évalués sont le degré d’intégration économique, la dépendance aux marchés mondiaux, le coût de la main d’œuvre, les coûts de transport, etc. L’appartenance des pays à l’OMC a aussi été prise en compte. Hong-Kong occupe la première place du classement et les Etats-Unis la troisième. Selon les données des analystes de l’agence, les indicateurs les plus intéressants sont ceux des pays en développement, en particulier le groupe des BRICS. Ainsi, la Chine, la Russie et l’Inde font partie des Etats qui ont significativement amélioré leur position.

Les progrès sont réels si on regarde les indicateurs macroéconomiques des principaux pays, estime l’économiste Maxime Braterski. « Depuis le début de l’année, en comparaison avec la même période en 2011, la croissance économique de la Russie est un peu au dessus de 4%. Bien sûr, ce n’est plus comme au début des années 2000 quand on avait des taux de croissance de 7% ou 8%. Mais si la Russie arrive à maintenir un rythme de croissance de l’ordre de 4,5% dans les années à venir, cela sera un bon indicateur.

Selon certains indicateurs spécifiques la Russie devance ses voisins des BRICS. Cela concerne le degré de dépendance au commerce mondial le pouvoir d’achat de la population. Sur ce dernier point, la Russie est proche d’un des leaders du classement : l’Allemagne. Les frais de transport très élevés jouent de façon négative sur le classement de la Russie, mais son entrée à l’OMC aidera à résoudre ces problèmes, considère l’économiste Alexey Déviatov.

« Les évaluations de Bloomberg sont justes. En effet, la Russie est potentiellement un grand marché. Après 20 ans de notre économie de marché, nous ne sommes toujours pas arrivés à saturation. Le niveau des tarifs douaniers n’est pas très élevé, autour de 10%. C’est une moyenne pour les droits d’importation. L’entrée de la Russie dans l’OMC va entraîner une baisse de ses tarifs à 7% ou 8%. Nous avons d’autres problèmes, liés à des aspects nationaux et qui sont connus de tous : la bureaucratie, la corruption. Ce sont les vrais problèmes. Si on arrive à les résoudre, nous aurons un bel avenir », a déclaré l’économiste.

Maxime Braterski trouve ce classement intéressant car il présente un point de vue novateur, s’intéressant particulièrement aux économies en développement et aux indicateurs de la Russie.

« Les conclusions sont assez intéressantes, et on ne peut exclure que cela marque le début d’une réévaluation du marché russe. Bien sûr, c’est un début et cela prendra du temps, mais cela semble approprié. Bloomberg nous place encore selon certains critères sous Hong-Kong et l’Allemagne mais c’est plus proche de la réalité que certaines études émanant d’autres instituts internationaux. Si les déclarations présidentielles sur les mesures d’amélioration du climat des affaires sont menées à bien alors nous avons des chances de grimper dans le classement. Je ne m’attend pas à un grand essor, mais à une amélioration ».

Parmi les mesures prioritaires qui pourraient faire croître le classement de la Russie, on insiste sur la réforme des monopoles et l’amélioration de la législation sur la protection de la propriété. Les experts attirent aussi l’attention sur la nécessité de réformes fiscales. Sur cette question, des mesures ont déjà été prises. Le ministère du développement économique a récemment déclaré qu’il menait des travaux que l’on pourrait qualifier de manœuvres fiscales. Ce problème a été soulevé par Vladimir Poutine dans un article pré-électoral, traitant des questions économiques.

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