Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/03/2012

Petit lexique du partisan européen. (XXXIII). Sachons dès aujourd'hui de quoi l'on parle lorsqu'on use et abuse de certains mots!

◘ 33 - MODERNITÉ

La modernité est une tendance culturelle, née progressivement en Europe, durant le Moyen Age, et visant à renouveler les traditions, en les actualisant, à dépasser (auto-dépassement) les formes de civilisation, les idées, les techniques en vigueur, par un appel à la régénération, liée à une intense conscience de l'historicité du temps.

Notion ambiguë, négative et positive à la fois, le modernisme se confondit dès le XVIe siècle avec le progressisme, esprit d'opposition aux "anciens régimes" et aux traditions, liés à la philosophie téléonomique et segmentaire de l'histoire du judéo-christianisme puis des idéologies égalitaires. Dans cette conception prométhéenne de la modernité, l'ambiguïté réside en ce qu'une indéniable énergie d'autorenouvellement est mise au service d'un projet de fin de l'histoire. Nous lui opposons une conception faustienne de la modernité, dans laquelle le passé n'est pas dévalué mais inspire un futurisme constant et où la volonté-de-puissance, sous forme d'affrontement voulu de l'avenir, rend l'homme créateur de lui-même dans l'histoire, c'est-à-dire démiurge. La technique moderne peut ainsi se réintégrer comme élément mobilisateur et donneur de sens à une montée-en-puissance collective. Les désillusions du progressisme, qui sombre aujourd'hui dans le présentisme ou dans la régression passéiste, laisse le champ libre à une "deuxième modernité du monde". La modernité est une de nos valeurs prioritaires de référence.

Le BRICS se rebiffe. Les cinq pays qui prennent de plus en plus de poids économique et financier de sorte à faire la balance avec les locomotives occidentales, veulent réaliser un putsch au sein du FMI et de la Banque Mondiale.

BRICS préparent un « coup d'Etat » financier

30.03.2012, 18:27

BRICS préparent un « coup d'Etat » financier

Photo: EPA
 
     
La Russie et les autres pays du groupe BRICS – Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud – veut que le FMI et la Banque mondiale modifient les règles du jeu. C'est ce qui ressort de la déclaration finale du sommet de New Delhi jeudi dernier.

Les leaders des cinq pays de BRICS sont mécontents : la répartition des quotas du FMI prend beaucoup trop de temps. Ils ont exigé d'avoir plus de voix dès l'année en cours. Selon l'expert russe Maxime Braterskiy, les pays de BRICS ne veulent plus accepter ce que l'Occident ne respecte pas des accords trouvés en ce qui concerne la répartition des voix a la faveur des pays émergents. La part de ces derniers dans l'économie mondiale est, d'ailleurs, en progression rapide, fait remarquer l'expert.

« Cette question ne date pas d'hier. Il y a deux ou trois ans, en marge d'un sommet du G20, les pays du groupe BRICS ont dit que leur poids au sein du FMI ne correspondait pas à l'importance de leurs économies. Ils ont pris une position commune en ce qui concerne la répartition des quotas, cela a produit de l’effet, les choses ont bougé et la Chine et l'Inde ont eu plusieurs voix supplémentaires. La Russie, elle n'a pratiquement rien gagné. Ce processus est vraiment très lent. Les pays de BRICS ont peut-être raison de vouloir donner un coup de fouet à la redistribution des quotas ».

De la même façon la réforme de la Banque mondiale qui peine à s'avancer, préoccupent les leaders des pays du groupe. On pourrait lancer les réformes visant à transformer la Banque mondiale en une institution polyvalente dès l'élection du nouveau président de l'organisation prévue pour avril prochain.

C'est la politique menée par les pays riches qui a eu des effets dévastateurs sur l'économie mondiale en engendrant la crise économique globale, ont affirmé les participants du sommet de New Delhi.

De façon plus générale, le sommet a démontré que les pays de BRICS était déterminés à lancer la réforme du système financier du monde ce qui témoigne de leur poids politique plus grand et du renforcement de leurs positions sur la scène internationale.

30/03/2012

Même les toutes puissantes compagnies pétrolières telles que Shell peuvent être attaquées et perdre subséquemment des intérêts qu'ils pensaient indétrônables.

L’homme qui fait trembler Shell

© Gary Allman/Flickr

 
29.03.2012 | 16:49

Par

John Donovan, ancien collaborateur de Shell révèle sur son site des informations compromettantes sur le géant pétrolier. Cette revanche personnelle aurait déjà coûté plusieurs milliards de dollars à la compagnie anglo-néerlandaise.

John Donovan est, à 64 ans, un homme méticuleux et très bien informé. Au point de faire trembler les dirigeants du géant pétrolier Shell. Depuis plusieurs années, il passe le plus clair de son temps à ce qu’il décrit comme son "super-hobby": alimenter le site internet royaldutchshellplc.com avec des scoops sur les méfaits de la multinationale.

Nous demandons simplement aux dirigeants de Shell de respecter les principes qu’ils prétendent déjà honorer.

Voilà en deux mots l’objectif du site: exposer les travers du géant pétrolier pour le forcer à s’en tenir à ses principes commerciaux d’intégrité, d’honnêteté et de transparence. "Shell veut attirer des actionnaires éthiques en se faisant passer pour une entreprise respectable", dénonce l’ancien collaborateur du groupe.

Grâce à un réseau d’informateurs hauts placés au sein de la compagnie pétrolière, le propriétaire et contributeur principal semble tout savoir. Entre l’entreprise et le retraité britannique, c’est avant tout une histoire personnelle.

Une querelle bien documentée

Les noms, les dates, les détails: le retraité anglais se rappelle de tout. Joint par téléphone, il récite son histoire avec Shell de manière méthodique, comme s’il l’avait répété. Il était une fois John Donovan et son père Alfred. Dans les années 1980, ils créent des opérations de promotion pour les clients de Shell.

Les jeux à gratter et autres loteries sont alors un grand succès auprès de la clientèle et dynamisent les ventes de carburant.

Mon père et moi avions une merveilleuse relation de confiance avec le groupe, ils étaient ravis de notre travail"

se rappelle Donovan, "mais tout a changé quand ils ont engagé un nouveau collaborateur dans leur service marketing". Ce nouvel arrivant s’approprie alors plusieurs des idées des Donovan et refuse de les rémunérer.

Au fil des quatre procès qui s’ensuivent, la relation entre Shell et ses anciens publicitaires se détériore à tel point qu’en 2004, quand Alfred Donovan apprend que l'entreprise s’apprête à changer son nom officiel, il saute sur l’occasion et se procure les droits du domaine internet Royaldutchshellplc.com.

Un site qui revendique son intégrité

John Donovan soutient qu’il vérifie systématiquement les informations qui lui sont communiquées en les faisant circuler auprès de plusieurs sources internes pour s’assurer de leur authenticité avant de les publier. Contactés mercredi par téléphone, Shell s'est refusé à tout commentaire au sujet de ce site gênant.

Il n’est pas rare que John Donovan trouve dans sa boîte mail des candidatures professionnelles, des propositions commerciales voire même des menaces terroristes adressées à l’entreprise pétrolière.

Le caractère anti-Shell du site devrait quand même être clair, mais il y a beaucoup de gens qui ne font pas attention.

Coup de grâce

John Donovan se souvient encore de son coup le plus marquant. Le 25 novembre 2005, il prévient le gouvernement russe que les normes de sécurité du projet Sakhaline-2 sont insuffisantes. Shell, actionnaire majoritaire de ce projet, voit sa part réduite de 55% à 27.5%. "En perdant leur part majoritaire, il est certain qu’ils ont dû renoncer à des dizaines de milliards de dollars" a confié John Donovan à Myeurop avec une pointe de fierté.

Le retraité bavard ne s’est pas arrêté à ce coup d’éclat. Financement de groupes armés au Nigéria, scandale de la surestimation des réserves de pétrole, discrimination contre les employés plus âgés dans certaines raffineries: John Donovan continue d'exposer les casseroles de la multinationale, et il n’est pas prêt de renoncer.

Je travaille sur le site sept jours sur sept, plusieurs heures par jour, et si je dois vivre aussi longtemps que mon père, qui fêtera ses 95 ans dans quelques jours, j’ai encore bien du temps à consacrer à mon petit passe-temps.