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01/04/2012

Israël et les USA se rendent compte qu'ils ont été trop loin dans la guerre de la communication avec l'Iran. Leur ego surdimensionné les piège en forçant le report de manoeuvres conjointes sous peine du déclenchement des hostilités à une date imprévue.

«Question iranienne»: l’Israël et les Etats-Unis évitent les mouvements brusques

1.04.2012, 00:02
 
© Collage "Voix de la Russie"
 
       
La situation autour de l'Iran est si tendue que n’importe quelle action insignifiante pourrait devenir une raison de la guerre. Pour éviter une possible aggravation du conflit, les États-Unis et l’Israël ont reporté les exercices militaires conjoints sur la défense antimissile, prévus depuis longtemps.

La possible attaque de missiles du coté de l'Iran et d'autres pays de la région qui possèdent des missiles balistiques à moyenne portée, est considérée comme l'une des principales menaces militaires à la sécurité d'Israël. Et les dirigeants israéliens ont une approche très sérieuse de la défense de leur pays contre de telles attaques. Les exercices nommés Austere Challenge («Défi sévère») devraient poursuivre la longue lignée des exercices conjoints, au cours desquels le déploiement de forces supplémentaires et des installations de défense antimissile en Israël ont été pratiqués.

La base du système de défense antimissile israélien est constituée des armes de sa propre conception (missiles antibalistiques Arrow) et des armes américaines (Patriot des différentes modifications). Le système de combat rapproché Iron Dome, dont le déploiement a été effectué récemment, protège l'Israël des missiles de courte portée et d'attaques au mortier de territoires de l'Autorité palestinienne.

La préparation pour les exercices Austere Challenge a commencé à l'automne 2011. Les manœuvres devaient avoir lieu à la fin de janvier, ou la première moitié de février, mais la situation a évolué plus rapidement. Les observateurs parlent actuellement de la vraie raison du report des exercices.

«Attention, danger d'avalanche!». Ce panneau d'alerte qui est installé sur les routes de montagne vient tout de suite à l'esprit pour évaluer la situation actuelle. La guerre est attendue depuis longtemps dans la région, et aujourd'hui, lorsque les deux parties ont soulevé la rhétorique jusqu’à un très haut degré, la situation rappelle vraiment une couche de la neige, suspendue au-dessus d’une pente, et elle pourrait partir vers le bas à cause d’un moindre coup.

L’ensemble des problèmes de sécurité régionale n’est pas limité à l’Iran. L'Israël a également une frontière avec la Syrie, où la confrontation entre le gouvernement et l'opposition se poursuit, tandis que d'autres pays arabes sont en train de menacer de plus en plus la Syrie.

Si on parle uniquement de l'Iran, on peut conclure qu’il y a une probabilité suffisante du début des frappes aériennes israéliennes contre les installations nucléaires iraniennes et les zones où sont placés les missiles, pour qu’on soit angoissé par rapport à cette question à Téhéran. Dans de telles circonstances, les manœuvres conjointes avec les États-Unis peuvent être interprétées comme une menace directe, si ce n'est pas un début des opérations. On ne peut donc pas exclure que les exercices américano-israéliens pourraient conduire à une attaque iranienne sur les forces et/ou les objets américains et israéliens.

En même temps, certains experts affirment qu'une telle attaque de la part de l’Israël ne serait pas appropriée. Le programme nucléaire iranien a déjà dépassé le stade où il peut être arrêté, ou du moins sérieusement retardé avec des frappes d’une seule zone. Une offensive aérienne de grande échelle pendant plusieurs jours qui impliquera la plupart des escadrons de la «première ligne» des Forces aériennes d’Israël est nécessaire pour obtenir le résultat souhaité. Une telle opération est inimaginable sans que le pays puisse dominer dans l'air, ce qui signifie le début de la guerre.

En outre, de nombreuses principales installations nucléaires iraniennes se trouvent sous le sol, et leur destruction nécessite l'utilisation des armes nucléaires, ou l’utilisation des forces spéciales, équipées d’armes nucléaires, qui doivent pénétrer sur l’objet.

Toutes les autres méthodes n’ont pas de grandes chances de réussir. Les militaires israéliens ont reconnu qu’il «n'y a pas de solution miracle qui peut instantanément détruire le projet nucléaire iranien».

Une autre version de transfert de la date des exercices, c’est ce qu'ils ne sont plus nécessaires. L’Israël et les Etats-Unis seraient déjà en train de préparer une opération militaire contre l'Iran et la réalisation de grandes manœuvres détournerait les forces et les moyens nécessaires, et mettra l’adversaire sur ses gardes. Cette version est toutefois également incomplète.

Des mouvements des forces américaines ont lieu la région, mais elles ne sont pas assez nombreuses pour des opérations de grande échelle. Deux ou trois groupes de porte-avions, pourraient provoquer des dommages importants en Iran, et endommager gravement son infrastructure, mais ils ne pourraient pas atteindre l'objectif principal – la garantie d’arrêt de son programme nucléaire.

Par ailleurs, après une telle attaque, ce programme, dont le statut suscite aujourd'hui des interrogations, pourrait accélérer irrévocablement la fabrication de munitions nucléaires par les spécialistes iraniens. Ces armes pourraient être destinées à prévenir une nouvelle attaque américaine, mais il est possible que l’Iran se prépare pour une frappe de représailles, dont le but est difficile à prédire. Dans ce cas, autant l’Israël que la grande base américaine dans la région pourraient être visés.

Il n’y a pas de doute qu’une telle frappe pourrait être un début de la fin pour l’Iran, vu les capacités de ses adversaires. Mais dans ce cas, personne ne se porterait garant des conséquences de ces éventements pour l’Israël et les Etats-Unis.

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