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01/04/2012

L'écologie est dans tous ses états. De sérieuses études sont menées qui vont bouleverser la stature de l'humain dans le futur. On veut rapetisser les grands car ils consomment trop de nourritures, de textiles, de meubles, etc. par rapport aux petits.

Technophilie verte

31/03/2012

 

Technophilie verte ou de la crise climatique comme source de nouveaux délires techniciens : http://www.pensee-unique.fr/bonnetdane.html#liao

Question : Une des stratégies d'ingénierie humaine que vous mentionnez consiste à créer, par des moyens pharmaceutiques, une sorte d'intolérance à la consommation de la viande. Vous suggérez que l'on pourrait donner de la viande aux humains en l'accompagnant d'une médication qui déclenche de violentes nausées, ce qui pourrait entraîner une aversion de longue durée à la consommation de viande. Comment se fait-il que vous en attendiez un impact spectaculaire sur le changement climatique ?

Liao : Il existe un rapport, fréquemment cité, de l'Organisation de l'Alimentation et de l'Agriculture de l'ONU ( ...) qui estime que 18% des émissions mondiales de gaz à effet de serre et de leur équivalent en CO2, proviennent de l'élevage du bétail, ce qui en fait un facteur plus important que celui des transports. Plus récemment, il a été suggéré que le bétail compte pour pas moins de 51% des émissions de gaz à effet de serre. De plus, il y a des estimations selon lesquelles pas moins de 9% des émissions humaines proviennent du fait de la déforestation destinée à l'agrandissement des pâturages pour le bétail. Et ceci ne prend même pas en compte les émissions qui proviennent des déjections animales ou directement des animaux. Puisqu'une grande fraction de ces vaches et des autres animaux de pacage sont élevés dans un but de consommation de viande il semble évident que la réduction de la consommation de ces viandes aurait des bénéfices environnementaux considérables.

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Question : Votre article discute également sur l'utilisation de l'ingénierie humaine pour rapetisser les humains. En quoi cela serait-il une technique puissante pour lutter contre le réchauffement climatique ?

Liao: Eh bien, une des choses que nous avons remarquées est que les empreintes écologiques des humains sont en partie corrélées avec leur taille. Chaque kilogramme de masse corporelle exige une certaine quantité de nourriture et de nutriments et ainsi, toutes choses étant égales par ailleurs, les personnes les plus grandes sont celles qui vont pomper plus de nourriture et d'énergie pendant leurs durées de vie. Il y a aussi d'autres raisons, moins évidentes, pour lesquelles les personnes les plus grandes consomment plus d'énergie que les petites - par exemple, une automobile consomme plus de carburant au kilomètre pour transporter une personne plus lourde et plus de tissus est nécessaire pour habiller les grands. De même, les personnes plus lourdes usent à un rythme plus accéléré leurs chaussures, les tapis ainsi que les meubles que les personnes plus légères, et ainsi de suite.

Ainsi, la réduction de taille pourrait être une façon de réduire l'empreinte écologique d'une personne. Par exemple, si vous réduisez la taille moyenne aux USA de seulement 15 cm, vous pourriez réduire la masse corporelle de 21% pour les hommes et de 25% pour les femmes, ce qui correspondrait à une réduction des taux métaboliques de quelques 15% à 18%, parce que moins de substance signifie moins d'énergie et moins de besoins alimentaires.

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Question : Dans votre article, vous suggérez que certaines solutions d'ingénierie humaine peuvent, en fait, être une source d'accroissement de la liberté. Comment est-ce possible ?

Liao: C'est exact. Il a été suggéré qu'étant donné la gravité du changement climatique, nous devrions adopter des solutions telles que celle de la Chine avec un seul enfant par couple. Il y a eu un groupe de médecins en Grande Bretagne qui ont récemment prôné l'idée de n'avoir que deux enfants au maximum. Mais, au final, ce sont des prescriptions grossières - ce dont nous avons besoin c'est d'une sorte de prescription d'émissions de gaz à effet de serre par famille. Dans ce cas, étant donné certaines prescriptions fixées d'émission de gaz à effet de serre, l'ingénierie humaine pourrait laisser le choix aux familles de choisir entre deux enfants de taille moyenne, ou bien trois enfants de petite taille. Selon nous, ce serait plus en faveur de la liberté de choix qu'une politique qui dirait "Vous ne pouvez avoir qu'un ou deux enfants". Une famille pourrait désirer avoir un joueur de basket réellement performant et ainsi elle pourrait utiliser l'ingénierie humaine pour avoir un seul très grand enfant.

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Question : En considérant ceci dans la perspective de "l'écologie extrémiste" ( NdT : deep ecology en anglais) - peut-on dire au sujet de l'idée que, puisque le changement climatique est causé par l'homme, alors l'homme devrait être changé pour le minimiser - que, d'une certaine façon, nous devrions en supporter le coût pour réparer tout cela ?

Liao : C'est en fait une des idées qui nous ont poussé à écrire cet article : L'idée que nous avons provoqué le changement climatique anthropique et donc que, peut-être, nous devrions en supporter les coûts requis pour régler le problème. Mais ayant dit ça, nous voulons aussi rendre ceci attirant pour le public - Nous ne voulons pas que ceci soit un jeu à somme nulle dans lequel c'est juste le coût que nous devons assumer. Beaucoup des solutions que nous proposons pourraient être tout à fait désirables pour le public, et en particulier le timbre pour la viande (NdT : le patch qui donne des nausées quand on consomme de la viande). J'ai donné récemment une conférence au sujet de cet article à l'Université de Yale et il y avait un homme dans l'auditoire qui travaillait pour une compagnie pharmaceutique; Il semblait penser qu'il pouvait y avoir un gigantesque marché pour des modifications comme celle-là.

Conclusion du site "Pensée unique pour les scientifique" qui traduit cette entrevue:

« Pour ma part, compte tenu des outrances et du caractère totalement ridicule de certaines affirmations contenues dans cet article ou dans cet interview, j'ai tout d'abord pensé qu'ils'agissait d'un canular. On sait que l'Université d'Oxford est friande d'humour noir et de ce genre de plaisanterie.

» Après enquête et très malheureusement, je dois convenir, comme d'autres, qu'il n'en est rien et que ce trio de jeunes chercheurs quelque peu déjantés n'ont nulle envie de plaisanter. Pour s'en convaincre, il suffit d'examiner d'un peu près, les précédentes publications des différents auteurs de cet article. Par exemple, le Dr Liao a rédigé plusieurs articles en faveur de l'amélioration "génétique" des embryons humains. Il semble que, dans l'esprit de ces trois jeunes auteurs, l'un des plus grands tabous de nos civilisations millénaires qui est le respect de l'intégrité du corps humain, ait définitivement disparu. Dès lors, toutes les outrances deviennent possibles quand "la cause" (comme l'appellent Michael Mann et quelques autres) paraît être une justification suffisante. […]

» Je redoute que ce genre de publication, lorsqu'elle sera connue et commentée dans la grande presse (si elle l'est un jour), ne renvoie au public l'image d'une science du XXIème siècle globalement dévoyée. Il est aisé de généraliser même si c'est immérité. »

GEO

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