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10/04/2012

Washington a fait du mal à Saddam Hussein (reconnu coupable du massacre de 148 chiites) et aux Irakiens, plus d'un million de victimes selon les ONG des droits de l'homme. Ca fait cher payé pour 148 victimes. Les présidents du monde n'ont pas de complexe.

Un dictateur, des milliers de victimes innocentes

9.04.2012, 15:55

Un dictateur, des milliers de victimes innocentes

Photo: EPA
 
     
Il y a neuf ans les Américains et les Britanniques ont importé la démocratie en Irak. Ce jour-là, les forces de la coalition internationale ont pris le contrôle de Bagdad et ont aidé la foule à jeter à terre le statue de Saddam Hussein.

L'un des objectifs de la coalition qui est entrée en Irak sans le feu vert de l'ONU, était de renverser Saddam Hussein. L'arme de destruction massive, le prétexte affiché de l'intervention, n'a jamais été retrouvée. Les Américains ont capturé le dictateur. Sous la pression des militaires étrangers, les juges ont reconnu Saddam Hussein coupable du massacre de 148 habitants d'un village chiite. Saddam Hussein a été exécuté.

Chaque famille irakienne a douloureusement ressenti les effets de la démocratie imposée de force, est convaincu le Président de l'Institut russe du Proche-Orient, Evgueny Satanovskiy.

« Le nombre de victimes se chiffrent, selon les données officielles, par des centaines de milliers et s'élève à plus d'un million, selon les chiffres non-officiels fournis par les ONG régionales des Droits de l'Homme. Il y a environ cinq millions et demi de réfugiés et de personnes déplacées dont presque deux millions en Syrie et près d'un million en Jordanie. Ils ne bénéficient pas du statut de réfugié de l'ONU et sont extrêmement vulnérables ».

Les Américains ont fait du mal à Saddam Hussein mais aussi aux Irakiens, affirme le directeur adjoint de l'Institut de l'analyse politique et militaire, Alexandre Khramtchikhine.

« Il n'y a pas encore de guerre civile en Irak mais elle peut éclater à tout instant. Le pays vit plutôt par inertie. Le Kurdistan est de facto indépendant. Il existe de fortes tensions entre les sunnites et les chiites ».

Le changement forcé du régime est, sans aucun doute, à l'origine du printemps arabe en Afrique du Nord et au Proche-Orient. L'opinion de l'Institut russe des analyses stratégiques, Sergueï Demidenko :

« La chute de ces régimes odieux n'a ajouté ni la stabilité, ni la démocratie au Proche-Orient et en Afrique du nord. C'est une évidence. C'est le renforcement important du facteur islam dans la région qui constitue le bilan principal. Si les islamistes radicaux s'emparent du pouvoir, tout ira très mal. Même s'il y a des islamistes modérés, cela ne donnera rien de bon non plus. La région est en train de plonger dans le chaos et l'instabilité »

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