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18/04/2012

La situation militaire russe est en voie de progression mais pour assurer son indépendance, il lui faut réduire ses commandes à l'étranger de machines, outils et pièces électroniques en se mettant à les produire elle-même.

La Russie fourbit ses armes. L’empire contre-attaque

17.04.2012, 17:16

La Russie fourbit ses armes. L’empire contre-attaque

Photo: RIA Novosti
     
 
La population russe ne représente que 2 %. de population terrestre. Mais par leur richesse et leur potentiel respectif les terres russes pourraient nourrir tout l’hémisphère Nord. Cela semble avoir été le souci principal des Américains qui pendant deux décennies, essayaient de prouver aux Russes et tous les ex-Soviétiques à titre général qu’ils n’avaient plus d’ennemis et que le désarmement devait être à l’ordre du jour.


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Il n’y a pas si longtemps de cela un général français a constaté avec amertume que les seuls fruits du désarmement unilatéral amorcé par la Russie au début des années 90 consistent dans l’avancée des troupes de l’OTAN jusqu’aux steppes ukrainiennes et la politique pro-américaine des sarkozystes qui font fi de l’héritage du général De Gaulle. Le grand Général, lui, savait louvoyer entre les deux blocs en préservant sa propre marge de manœuvre. Cette politique n’est plus et l’Hexagone est réduit au statut d’une puissance secondaire, acolyte du grand Washington.

A la différence de la France, la Russie, elle, ne produit ni fromages ni vins pouvant satisfaire les goûts raffinés des généraux d’Outre-Atlantique. Si la France peut s’en sortir en faisant des courbettes devant les Grands de ce monde, Moscou au cas où le Kremlin cède, serait promis à une casse imminente. Le pire est que cette conclusion restait hermétique pour la plupart de politiques russes qui se contentaient de s'en mettre plein les poches sans réfléchir aux conséquences logiques de leur comportement irresponsable et dévergondé.

Vladimir Poutine a lentement mais sûrement repris le pays en main et voilà qu’il passe à l’attaque avec la grande réforme et le réarmement de l’Armée. Sans compter une nouvelle rémunération des officiers et soldats professionnels dont la solde moyenne dépasse maintenant par deux fois la paie de leurs confrères français. Jugez-en par vous-mêmes : un lieutenant sorti de l’école militaire touche en moyen 1 200 euros net plus avantages en nature et accès au logement offert par l’armée au bout de trois ans de service. Et ce logement est vraiment neuf et répond aux standards de qualité européenne. L’armée redevient l’élite de la société.

Désormais le nouveau président élu a décidé de se pencher sur le complexe militaro-industriel. Le grand signe du renouveau est la nomination au poste du vice-premier ministre chargé de la Défense, Dmitri Rogozine. Ce cher Rogozine est l’ancien " enfant terrible " du Kremlin qui en ses vertes années n’hésitait pas à lancer des grèves de la faim dans les murs sacrés de la Douma. Nommé ensuite représentant plénipotentiaire de Moscou à l’OTAN, il a fait les cauchemars et les nuits blanches des généraux américains à Bruxelles en tarabustant via son facebook le secrétaire général de l’OTAN et ses acolytes. Ce Rogozine a retroussé ses manches et s’est mis tout de suite à la tâche. La besogne est dure et évidemment il a du pain sur la planche. M. Rogozine n’y est pas allé par quatre chemins. Tout de suite il a demandé de se faire écouter en audience plénière devant le Sénat et le Parlement. Il y a un mois, il a présenté ses conclusions tout de suite avalisées par Vladimir Poutine.

Tout d’abord il a demandé de modifier la politique des cadres dans le complexe militaro-industriel et cela lui a été accordé. La reprise du système soviétique veut que les ingénieurs et travailleurs des usines militaires aient leur solde au niveau des officiers de l’armée que nous venons de citer. A cela Poutine a ajouté que non seulement il accordait à tous les professionnels de la défense le même niveau de salaire que dans l'armée mais qu’il estimait que ce salaire devait être supérieur par rapport aux concurrents de l’étranger pour que les jeunes cadres ne désertent pas le paysage en partant ailleurs. Ensuite Rogozine a donné la fourchette des tranches d’âge. Suite aux agissements des sbires de la perestroïka un travailleur moyen du complexe militaro-industriel est âgé de 46 ans. En revanche, un ingénieur des unités de recherche militaire a plus de 48 ans. Cet âge est composé d’une moyenne arithmétique entre les blancs becs fraîchement enrôlés et ceux de la vieille garde – les vétérans, ces durs à cuire qui, eux, ont plus de 60 ans. Donc, il n’y a pas de quoi se réjouir. Le salaire moyen actuel se chiffre à 800 euros à peu près avec tout de même un pouvoir d’achat plus que deux fois supérieur à la norme française. Comme on vient de le constater, ce salaire doit être revu à la hausse dans les mois à venir.

Côté rendement, ces 3 dernières années la production militaire russe a presque doublé mais les machines et outils qui sont toujours fabriqués à l’étranger ce qui est une tare et un handicap des plus sérieux. Les pièces électroniques sont elles aussi produites au Japon et aux Etats-Unis. La Russie s’est donné pour objectif immédiat de revenir à la production locale pour pouvoir assurer ses besoins de façon autonome. 1 300 entreprises du complexe militaro-industriel russe réparties en 63 régions de la Fédération produisent les marchandises achetées par 70 pays étrangers. Autrement dit cette production est parfaitement concurrentielle.

Quant aux propres besoins de l’armée, les grandes branches de la Défense sont pourvues en armes qui dépassent dans leur majorité ou équivalent au moins la production des concurrents. Il s’agit de l’aviation militaire et cargo, des missiles, du secteur nucléaire stratégique et de l’artillerie. En cas d’une guerre généralisée la Russie peut être tranquille mais il lui manque les moyens d’opérations dites tactiques ou ponctuelles. La commande de l’armée est repartie en flèche ayant été presque quintuplée au cours de la dernière année.

En revanche, Rogozine évoque la ventilation respective du budget trouvant 0,6 % du PIB tout à fait insuffisants pour finaliser la recherche militaire qui doit être à l’échelle des autres pays du G8. A titre d’exemple les Etats-Unis investissent jusqu'à 2,7 % de leur budget et Israël – 4,5 %. Et Rogozine de nouveau marque le but car les sénateurs et la Douma soutiennent à l’unisson la Création d’un Fond spécial pour la percée technologique.

L’ouverture des nouvelles usines militaires a été également avalisée par le parlement. Ainsi la Russie va se doter d’un complexe militaire de l’espace, à Kirovsk, avec 5 000 emplois assurés pour la région et dans le district de Nijni Novgorod ainsi que 3 000 places dans le même secteur. A Toula la construction d’une nouvelle usine d’armes légères est également prévue et même financée.

Tel un phénix, la Défense russe renaît de ses cendres et menace déjà bec et ongles ses amis jurés. Heureusement la France a décidé de fraterniser avec les Russes et de coopérer dans moults programmes militaires et civils. C’est ce qu’on appelle la sagesse ancestrale !

 

Les armes russes du futur

17.04.2012, 13:46

Les armes russes du futur

Photo: RIA Novosti
     

 

Les généraux se préparent à la guerre contemporaine, les scientifiques se préparent à la guerre du futur, affirme un proverbe bien connu. Tout le monde sait que les nouvelles découvertes et les nouvelles technologies naissent souvent dans les laboratoires militaires.

 

Il y avait beaucoup de centres de recherches militaires sous l’Union Soviétique, par exemple, le laboratoire du colonel Bajanov ou le centre secret 10003 du général-lieutenant Savin sous la direction du Quartier Général des armées. Avec la chute du régime soviétique, les résultats des recherches classées « top secret » sont passés aux oubliettes, mais il est possible que cela soit partie remise.

Les recherches pour créer des supers armes ont porté, entre autres, sur les psychotropes, les rayons, les ondes, le climat, etc. Ainsi, les rayons des générateurs, créés dans le laboratoire de Bajanov, agissent sur la nature de l’eau ou du carburant. Lors d’une expérience, le rayonnement a permis de stopper l’avancée d’un bataillon de chars d’assaut car le diésel contenu dans les moteurs a perdu ses propriétés. Les journalistes européens insistent sur la menace potentielle que représente l’existence de telles armes en Russie, a noté l’expert militaire, le vice rédacteur en chef du journal quotidien, Alexandre Golts.

« Les rapports que les Services Secrets américains présentent régulièrement au Congrès ne voient aucunes menaces dans le programme militaire russe. Par contre, ils s’inquiètent du programme de défense chinois. Pour fabriquer de telles armes, il faut une rupture dans la recherche fondamentale, comme cela fut le cas, par exemple, pour la fabrication de la bombe atomique. Pour la Russie, les armes considérées comme nouvelles ont été créées dans les années 80 car elles n’ont été fabriquées et utilisées que dans les années 90 », affirme l’expert.

Personne ne discute l’efficacité de ces technologies. Et elles peuvent aujourd’hui se retrouver à la base de nouveaux projets. D’autant plus que beaucoup de ces projets scientifiques attendent depuis une dizaine d’années une application pratique. Il faut se rappeler par exemple les semi-conducteurs créés par Jores Alférov, qui sont devenus des années après leur invention, des éléments irremplaçable des ordinateurs et sont présents dans tous les appareils électroniques contemporains. Les applications pratiques de telles technologies sont extrêmement vastes.

C’est pourquoi les experts sont très attentifs aux nouveautés qui pourraient apparaître dans l’arsenal militaire russe ces dix prochaines années. Il est encore trop tôt pour débattre de cette question affirme le rédacteur en chef du magazine La défense nationale .

« Pour l’instant nous abordons le problème du point de vue de la probabilité de l’apparition de telles armes chez nous et chez nos potentiels ennemis. Nous voyons bien en évaluant le développement des recherches scientifiques à l’étranger que de nombreux pays, les Etats-Unis, les pays de l’OTAN et la Chine en particulier, recherchent activement de nouvelles armes en se basant sur des principes physiques nouveaux. Nous ne pouvons rester plus longtemps à l’écart de ce processus. Je peux dire par exemple que nous avons une bonne base technologique pour mener des recherches sur les lasers. Mais dans le même temps, nous considérons comme contre-productif de s’engager dans une quelconque course aux armements. C’est pourquoi, la réponse russe sera pragmatique, basée sur des mesures asymétriques, et de fait peu coûteuse ».

Dans tous les cas, tous les travaux dirigés vers la confection de nouvelles armes seront frappés du sceau du secret, même s’il y a nécessité d’une application pratique. C’est pourquoi les discussions sur les nouvelles armes ne sont que des supputations.

 

Déploiement éventuel d’une station radar russe en Transnistrie

 
17.04.2012, 16:55

Déploiement éventuel d’une station radar russe en Transnistrie

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La Russie compte déployer une station radar sur le territoire de la République de Transnistrie (Moldavie), écrit l’hebdomadaire Nezavissimaya Gazeta se référant à une source proche du président russe.

La construction de la nouvelle station serait une réponse russe aux projets de l’OTAN de déployer un système de défense antimissile en Roumanie. Le ministère russe de la Défense rejette ces informations.

10:23 Publié dans Armement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.ruvr.ru

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