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16/05/2012

Le parlement russe (Douma) souhaite que la Russie et l'UE discutent ensemble des droits de l'homme en Europe, car trop de dérives ont lieu, aux yeux des députés, devant lesquels l'UE ferme les yeux. Retour de bâton? Un p'tit coup sur la tête et ça repart.

À la Douma d'état, on a examiné les droits de l'homme en Europe

14.05.2012, 21:52

À la Douma d'état, on a examiné les droits de l'homme en Europe

Photo: EPA
     

Les problèmes avec le respect des Droits de l'Homme dans les Etats membres de l'Union Européenne ont été discutés lors des auditions parlementaires à la Douma d'État de la Fédération de Russie. Les députés, les diplomates et les experts internationaux ont examiné les moyens de la coopération entre la Russie et l’UE dans ce domaine.

Pour la première fois à la Douma d'État – la Chambre basse du parlement russe – on a soulevé la question sur les violations des Droits de l'Homme dans les pays de l'Union Européenne. En particulier, la discrimination des Russes dans les pays Baltes mérite une appréciation très dure, indique le vice-recteur de l'université économique russe Plehanov Sergei Markov.

« Il est tout à fait évident, depuis plusieurs années déjà, que nous devions poser plus durement la question devant l'Union européenne sur les violations graves des Droits de l'Homme sur son territoire. En particulier, avant tout, en Lettonie et en Estonie. Dans d'autres pays aussi, il y a des violations. Mais en Lettonie et en Estonie, ces violations atteignent un tel niveau que l'on ne peut pas les considérer comme des pays démocratiques ».

Dans les Pays Baltes, membres de l’UE, se déroulent régulièrement des actions publiques néo-nazies, on profane les monuments des soldats soviétiques ayant lutté contre le fascisme. Et cela ne reçoit pas en Europe une réprobation nécessaire, dit le premier adjoint du chef du comité de Douma pour les affaires internationales Andreï Klimov.

« Si au moins les ministres des affaires étrangères des pays faisant partie de l'Union Européenne, faisaient une observation dure à leurs collègues, à ceux de Lettonie, par exemple, probablement, il n'y aurait pas eu ces tristes dérives que nous connaissons tous. Voici donc des standards à géométrie variable contre lesquels nous proposons de lutter ».

La critique de l'état des Droits de l'Homme en Russie s'est transformée en un élément de la persécution propagandiste de Moscou dans les médias occidentaux. Cette question a acquis ces derniers temps un non-dit politique, trouve l'expert de la chaire de la politologie comparative du MGIMO Elena Ponomareva.

« La question de politisation des Droits de l'Homme est une trouvaille de l'Occident. La Russie n'utilisait jamais et n'utilisera pas cette technologie dans la promotion de ses intérêts. Mais les États occidentaux, eux, agissent ainsi, et en profitent pour détourner l’attention de l'opinion publique des pays concrets de leurs problèmes intérieurs ».

La Russie est prête à la coopération avec l'Europe dans la sphère des Droits de l'Homme, cependant, sans standards communs pour tous les pays-partenaires, il sera difficile de réaliser cette coopération.

10:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.ruvr.ru

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