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30/05/2012

L'Europe subit de plein fouet la crise et vit un nombre de faillites d'entreprises exponentiel. Pour parer à cela, de nombreux cadres européens, laissés sur le carreau, se tournent vers la Russie pour un nouvel emploi où ils sont mieux rémunérés.

Cadres : la Russie attire des étrangers

29.05.2012, 17:30

Cadres : la Russie attire des étrangers

© Photo: SXC.hu
     

D’une manière inattendue la Russie peut tirer profit de la crise européenne. Dans le contexte de développement du chômage et de réduction des salaires dans leurs pays des spécialistes étrangers regardent de plus en plus du côté de la Russie. Des experts notent en outre un changement du marché de la main d’œuvre étrangère.

Devenue populaire en 2008, la phrase que la Russie est un « îlot de stabilité » prend un sens concret pour bien des managers étrangers.

Maintenant lorsque sur fond de crise en Europe la Russie paraît plus attrayante aux yeux des étrangers, ils retournent ici pour gagner leur vie, constatent des agences de recrutement. Selon la très importante ressource Internet – HeadHunter, les plus actifs sont des locuteurs anglais, allemands, turcs, français, hindous, serbes, arabes et espagnols.

On constate surtout un nombre croissant de chercheurs d’emploi venant d’Europe. La région est en proie à la crise, les gouvernements prennent des mesures d’austérité dans l’économie, augmentent les impôts, réduisent les allocations sociales, de nombreuses sociétés licencient leur personnel, le chômage s’y développe. Dans cette situation, de bons spécialistes sont prêts à se déplacer sur des milliers de kilomètres en quête de meilleures propositions d’emploi, remarque Alexeï Zakharov, chef du portail de recrutement Superjob.ru.

« Pour les mêmes rémunérations nominales qu’en Europe (Allemagne, Autriche) la législation fiscale russe permet aux top-managers de gagner davantage en Russie que sur le marché de leurs pays ».

Mais ce qui est essentiel, c’est que la structure de l’emploi des étrangers qui change. Si avant ils assumaient exclusivement les plus hautes fonctions, à présent on rencontre plus souvent des étrangers aux postes de management de niveau moyen. L’assouplissement par le gouvernement russe de la procédure d’invitation des spécialistes occidentaux a joué son rôle positif, dit Valéry Oskine, chef de la Confédération nationale « Développement du capital humain ».

« Certes, cela est devenu plus simple. D’abord, les quotas ne les concernent pas. Ensuite, la préparation des papiers passe plus vite et demande moins d’efforts. Et enfin les schémas de corruption ne sont plus nécessaires. Ce sont des moments très importants. Et lorsqu’on parle de la rémunération des spécialistes étrangers par rapport à celle de leurs collègues russes, la différence n’est pas toujours très importante. Elle est comprise dans la fourchette de 10 % à 50 % ».

Les experts remarquent aussi que les étrangers sont en concurrence serrée avec leurs collègues russes, dont le niveau professionnel est devenu ces années-ci plus élevé.

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