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31/05/2012

Oui nos sociétés européennes sont de plus en plus occupées par des personnes qui soutiennent une religion qui permette l'esclavage. Et notre siècle connaît l'esclavage. C'est une régression pure de L'Humanité. Nous en serons bientôt les victimes.

Quand les idéologues antiracistes refusent de voir l’esclavage pratiqué dans les pays musulmans

En 2006, Christiane Taubira estimait qu'il ne fallait pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane lorsqu’on parlait d’esclavage. Celle-ci continue pourtant de nos jours ; un désastre humanitaire passé sous silence. Et pour cause : il paraît difficile dans l’état actuel des modes de pensée d’accepter l’idée que des victimes puissent être bourreaux.

Publié le 31 mai 2012

 

Atlantico : Dans un article de L’Express, Christiane Taubira estime qu'il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane lorsqu’on parle d’esclavage. Elle parlait bien sûr du passé. Pourtant, vous expliquez que c'est un phénomène toujours existant.

Jean-Patrick Grumberg : Exactement, c’est un phénomène quotidien. Il continue essentiellement dans les pays musulmans, notamment la Mauritanie qui a par trois fois édicté des lois pour interdire l’esclavage, sans succès. L’ambassadrice des États-Unis en Mauritanie, Joe Ellen Powell, a d’ailleurs déclaré en mars 2012 sur CNN que l’esclavage est un problème de tous les jours, répugnant, et qu’elle travaillait activement pour lutter contre cela.

Une militante des droits de l’Homme, Amel Daddah, docteur en sociologie, et mauritanienne, a elle déclaré que cette question est une partie intégrante de l’Islam.

Je pense qu’avec persévérance, une bonne connaissance du terrain et de l’éducation, il y a de fortes chances pour qu’un jour – s’il y a une volonté politique et des moyens financiers – ils arriveront à régler le problème. Mais il n’existe pas qu’en Mauritanie : dans les pays du Golfe, des enfants pakistanais sont importés par centaines pour servir de jockeys dans les courses de chameaux, qui sont très prisées par les princes du pétrole.

Comment fonctionne ce trafic ?

De la même façon qu’au 18e siècle : il y a de véritables marchés aux esclaves, où les parents vendent pour quelques dollars – 3 dollars actuellement – leurs enfants. Il y a tout un marché mis en place et ces princes du pétrole viennent et font leur marché. Ils prennent les enfants qu’ils considèrent aptes à participer aux courses de chameaux.

Il y a aussi un marché interne. En Mauritanie, ce sont des musulmans maures blancs, les Bidhans, qui s’occupent de la traite des musulmans maures noirs, les Haratines. Il y a tout un mouvement de populations à l’intérieur de la Mauritanie qui alimente cet esclavage contemporain.

Il y a dans les tréfonds de la civilisation islamique un racisme vis-à-vis des noirs profondément ancré, qui fait du noir une race inférieure, qu’il soit musulman ou pas. On a d’ailleurs vu en Libye, après la chute de Kadhafi, un certain nombre de noirs parqués comme des animaux et massacrés pour la couleur de leur peau.

Comment expliquer que personne, à part les ONG, ne met l’accent sur ce problème ?

Ca serait un renversement du paradigme de la victime. Il parait aujourd’hui difficile, dans l’état actuel des modes de pensée, d’accepter l’idée que des victimes puissent être bourreaux en même temps. On prend a peine conscience de ce phénomène dans les milieux victimaires.Ces gens qui résonnent par cliché, par idéologie, n’arrivent pas à admettre que les musulmans, de pays africains, donc victimes nommées de l’esclavagisme venant des blancs, puissent être eux-même esclavagistes.

Il y a énormément de manières de se voiler la face. Quand j’ai écrit pour la première fois sur le sujet, mes lecteurs m’ont répondu : « Oui, mais il y a aussi de l’esclavage en Chine. On fait travailler des enfants pour quelques bols de riz pour fabriquer des téléphones portables ». C’est une façon de relativiser, d’éviter d’aborder le sujet. Il y a mille façons de le nier.

Pourquoi des grands émirs, qui disposent pourtant de sommes colossales, ressentent-ils le besoin d’avoir des esclaves ?

Je crois que c’est un problème de société, de culture profond, que nous ne pouvons pas analyser totalement, faute d’éléments. Je pense qu’il y a un phénomène culturel ancré profondément dans la religion, et que cette question va au delà du simple confort, de la commodité. C’est, je crois, une coutume, comme la polygamie, la place inférieure réservée aux femmes, le traitement des homosexuels, l’interdiction de l’apostasie…

Vous estimez qu’à force d’éducation et de moyens, ce phénomène pourra être éradiqué. La Mauritanie, malgré plusieurs lois, ni arrivent pas seule. Y-a-t-il un devoir d’ingérence humanitaire de la part des pays occidentaux ?

Il y a un aspect très profondément politiquement incorrect dans votre question, qui a trait au sort des pays africains. L’Histoire nous montre que, hélas, les pays africains vivent dans un état de tiers-mondisme quasi permanent et que finalement, au-delà de l’idéologie colonialiste et de-colonialiste, ce que nous avons de mieux à faire c’est de les aider de manière constante. Une des aides que nous pourrions leur apporter, c’est de les aider à se débarrasser de ce fléau. C’est une tâche hautement humaniste.

Atlantico : Dans un article de L’Express, Christiane Taubira estime qu'il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane lorsqu’on parle d’esclavage. Elle parlait du passé, mais vous expliquez vous que cet esclavagisme est un phénomène qui existe toujours ?

Jean-Patrick Grumberg : Exactement, c’est un phénomène quotidien. Il continue essentiellement dans les pays musulmans, notamment la Mauritanie qui a par trois fois édicté des lois pour interdire l’esclavage, sans succès. L’ambassadrice des États-Unis en Mauritanie, Joe Ellen Powell, a d’ailleurs déclaré en mars 2012 sur CNN que l’esclavage est un problème de tous les jours, répugnant, et qu’elle travaillait activement pour lutter contre cela.

Une militante des droits de l’Homme, Amel Daddah, docteur en sociologie, et mauritanienne, a elle déclaré que cette question est une partie intégrante de l’Islam.

Je pense qu’avec persévérance, une bonne connaissance du terrain et de l’éducation, il y a de fortes chances pour qu’un jour – s’il y a une volonté politique et des moyens financiers – ils arriveront à régler le problème. Mais il n’existe pas qu’en Mauritanie : dans les pays du Golfe, des enfants pakistanais sont importés par centaines pour servir de jockeys dans les courses de chameaux, qui sont très prisées par les princes du pétrole.

Comment fonctionne ce trafic ?


Il fonctionne de la même façon qu’au 18e siècle : il y a de véritables marchés aux esclaves, où les parents vendent pour quelques dollars – 3 dollars actuellement – leurs enfants. Il y a tout un marché mis en place et ces princes du pétrole viennent et font leur marché. Ils prennent les enfants qu’ils considèrent aptes à participer aux courses de chameaux.


Il y a aussi un marché interne. En Mauritanie, ce sont des musulmans maures blancs, les Bidhans, qui s’occupent de la traite des musulmans maures noirs, les Haratines. Il y a tout un mouvement de populations à l’intérieur de la Mauritanie qui alimente cet esclavage contemporain.

Ce marché a donc aussi pour fondement le racisme ?


Tout à fait. Il y a dans les tréfonds de la civilisation islamique un racisme vis-à-vis des noirs profondément ancré, qui fait du noir une race inférieure, qu’il soit musulman ou pas. On a d’ailleurs vu en Libye, après la chute de Kadhafi, un certain nombre de noirs parqués comme des animaux et massacrés pour la couleur de leur peau.


Comment expliquer que personne, à part les ONG, ne mettent l’accent sur ce problème ?


Ça serait un renversement du paradigme de la victime. Il parait aujourd’hui difficile, dans l’état actuel des modes de pensée, d’accepter l’idée que des victimes puissent être bourreaux en même temps. On prend a peine conscience de ce phénomène dans les milieux victimaires. Nous en avons eu l’exemple avec les féministes, qui sur la question du voile, n’ont pas su déceler à l’intérieur des populations musulmanes qu’il y a des victimes, à savoir les femmes.

Ces gens qui résonnent par cliché, par idéologie, n’arrivent pas à admettre que le musulman, de pays africains, donc victimes nommées de l’esclavagisme venant des blancs, puissent être eux-même esclavagistes.


C’est pourtant un sujet documenté, difficile à nier ?


Oui, mais il y a énormément de manières d’évitement. Quand j’ai écrit pour la première fois sur le sujet, mes lecteurs m’ont répondu « Oui, mais il y a aussi de l’esclavage en Chine. On fait travailler des enfants pour quelques bols de riz pour fabriquer des iphones ». C’est une façon de relativiser, d’éviter d’aborder le sujet. Il y a mille façons de le nier.


Pourquoi des grands emirs, qui disposent pourtant de sommes colossales, ressentent-ils le besoin d’avoir des esclaves ? Je crois que c’est un problème de société, de culture profond, que nous ne pouvons pas analyser totalement, faute d’éléments.

Je pense que s’il y a, comme je le suppose, un phénomène culturel ancré profondément dans la religion, je pense que cela va au delà du simple confort, de la commodité. Je pense que c’est une coutume, comme la polygamie, la place inférieur des femmes, le traitement des homosexuels, l’interdiction de l’apostasie…

 

11:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : atlantico.fr

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