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02/06/2012

Ron Paul, l'ennemi réputé du Système Outre-Atlantique, serait-il réellement menacé de mort par des personnes participant à la réunion annuelle du "Bilderberg" en Virginie? S'il venait à décéder naturellement, le soupçon de complot existe désormais.

Bilderberg s’occupe : ah, si Ron Paul avait un accident…

02/06/2012

Description de cette image, également commentée ci-après

La cohorte huppée du groupe Bilderberg est en en plein séjour studieux, à l’hôtel Westfield Marriott, à Chantilly, en Virginie. Le site Infowars.com, de Alex Jones, et les différents autres moyens de communication de Jones, notamment ses émissions TV, ont fait de cette réunion leur cible depuis plusieurs semaines, avec des effets de communication assez intéressants. Jones s’est adjoint l’aide de Jim Tucker (voir son site AmericanFreePress.net), vénérable vétéran du journalisme anti-globalisme et l’incontestable spécialiste de la surveillance de Bilderberg. (Selon Wikipédia, à propos de Tucker : «James P. (Jim or Big Jim) Tucker, Jr. is an American journalist who, since 1975, has focused on exposing the controversial Bilderberg Group. He is the author of Jim Tucker's Bilderberg Diary and has appeared in several films. Tucker is recognised as a “veteran Bilderberg observer” and “the doyen of Bilderberg hunters”».)

Dans un texte du 1er juin 2012, qui reprend des éléments d’une interview de Tucker par Jones, Tucker donne les dernières nouvelles de l’intérieur des discussions du Bilderberg, et, qui plus est, des discussions de couloir, confortablement installés dans les salons (lobby) de cet établissement de grand luxe ($18.000 par invité, pour le séjour de quatre jours). On y parle, nous dit Tucker, de la très grande satisfaction de nombre d’invités du cru 2012 s’il arrivait un accident (l’accident d’avion semble privilégié) qui ôterait la vie au vieux parlementaire, et nuisance notoire de la campagne électorale pour les présidentielles de 2012, qu’est le républicain du Texas Ron Paul.

«During a heated conversation in the lobby of the Westfields Marriott hotel yesterday, Bilderberg members expressed their desire to see Ron Paul die in a plane crash, according to veteran journalist Jim Tucker’s inside source. […] The shocking exchange took place just after Bilderberg attendees started arriving yesterday morning as they were driven through crowds of hundreds of Paul-supporting demonstrators.

»Wasting no time to shoot their mouths off, one Bilderberg member expressed his desire to, “Get Ron Paul and all of his supporters on an airplane with a Muslim suicide pilot and take ‘em down,” according to Tucker’s source, which has been proven routinely accurate with Bilderberg information in the past. “That was the harshest comment made but there were a lot of mean-spirited comments made as the Bilderberg boys gathered in the lobby of the hotel,” added Tucker.

»Tucker explained that the Bilderbergers are becoming increasingly irate at the resistance amongst patriotic Americans to their program, with protest figures rising at each annual confab. “The program planned by Bilderberg has been set back for years and every year it gets worse and every year they get more depressed and every year they get more outraged – we’re winning, they’re losing,” said Tucker…»

Prenons pour probablement assez proches de la réalité ces précisions données par Tucker, qui a la réputation qu’on a vue, qui a évidemment ses sources à l’intérieur du Bilderberg (y compris dans le personnel des établissements accueillant habituellement ces réunions, et le Marriott de Chantilly en est un puisque le Bilderberg s’y est réuni déjà en 2008), Tucker qui doit donc tenir à une information sérieuse accordée à son statut et à sa réputation. On a ainsi une appréciation intéressante du trouble que cause la chevauchée électorale et fort peu conventionnelle de Ron Paul, et de l’importance que les Bilderberg lui accordent. On a aussi la confirmation indirecte des effets sur le Système du phénomène Ron Paul, et de l’analyse que le Système en fait ; on a la confirmation indirecte que la blackout que la presse-Système pratique contre Ron Paul, et dont les puissances représentées par les participants du Bilderberg sont évidemment partie prenante, représente moins une mesure préventive (tenter d’empêcher que Paul se fasse connaître) qu’une mesure défensive contre les effets d’une notoriété et d’une popularité d’ores et déjà reconnues comme très puissantes.

Par ailleurs, les bribes de conversation recueillies par Tucker ne signifient rien d’autre que ce qu’elles sont, et doivent être prises, à notre sens, bien plus sûrement comme l’effet d’une colère et d’une fureur impuissantes contre l’évolution du phénomène Ron Paul, que contre l’amorce d’un complot effectif contre sa vie. Cela ne signifie pas que rien ne se trame ni ne se tramera contre Ron Paul. Mais il est bon que la chose ait été écrite, comme dans ce texte, et dite par Tucker, comme dans son interview… Fondée ou pas, comme toute publicité, cette publicité est un excellent moyen de prendre date d’une façon générale. Cela permet aussi de renforcer la sécurité de Ron Paul en rendant plus improbable une tentative contre lui dans des conditions où les origines de cette tentative seraient immédiatement mises au compte au moins indirect, sinon inspirateur, du Bilderberg, et du Système en général par conséquent. (C’en est au point où même un décès naturel de Ron Paul serait instantanément entaché du soupçon d’être l’effet d’un attentat contre sa vie.) Cela permet enfin de confirmer et de renforcer la stature de Ron Paul comme facteur antiSystme essentiel, pour donner ainsi, par l’évocation de son élimination, un sujet de conversation central dans les salons du confortable hôtel Marriott de Chantilly.

…Dans tous les cas, le vétéran Tucker comprend bien à quoi sert son travail, sa pression de communication sur le groupe Bilderberg, avec son attaque constante contre leur goût du secret : “chaque année, ils sont plus déprimés, et chaque année ils sont plus furieux…” Voilà un homme (Tucker) qui a saisi la substance de l’arme qu’est le système de la communication, non pas tant par l’information qu’il diffuse que par la pression que la publicité de la chose qu’il développe fait peser sur la chose qui en est l’objet. Ainsi comprend-on l’essence de la lutte contre ces entreprises semi-secrètes, dont on n’a jamais tant parlé qu’aujourd’hui, et le moyen qu’on a ainsi de mesurer la véritable position qu’elles occupent dans la bataille en cours : au plus on en parle, au plus elles semblent omniprésentes et agissantes, au plus elles sont en déroute, – «The program planned by Bilderberg has been set back for years… [...] we’re winning, they’re losing»…

 

Mis en ligne le 2 juin 2012 à 09H17

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