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29/05/2012

Les Anglo-Saxons passent à l'offensive contre l'Europe, qu'ils veulent détruire avant sa formation réelle et sans qu'elle le sache ou qu'elle ne veuille en prendre une claire conscience, et pour ce funeste dessein ils utilisent Hollande comme Idiot Utile.

La France est-elle en train de s'allier à Wall Street et à la City pour isoler l'Allemagne ?

Au XIXème siècle, l'Allemagne avait pris la tête de la Triplice, dont l'objectif était d'isoler la France. Deux siècles plus tard, la France semble vouloir se venger en menant les opposants à l'Allemagne. Et si les socialistes étaient les "idiots utiles" pour faire progresser l’agenda des Anglo-saxons ?

 Publié le 27 mai 2012
Le communiqué final du G8 signé par la France est un modèle de reniement de ce pourquoi les électeurs de gauche ont voté.

Le communiqué final du G8 signé par la France est un modèle de reniement de ce pourquoi les électeurs de gauche ont voté. Crédit Flickr / howzey - PS (montage)

Au XIXème siècle, la Triplice, c'était une triple alliance conduite par les Allemands pour isoler la France. La Triplice à l’envers dont nous faisons notre titre, réunit au sein d’une alliance insolite Wall Street, la City de Londres et la France nouvellement socialiste de Francois Hollande contre l’Allemagne.

Pour remplir un agenda électoral, la France rejoint le camp des opposants à son alliée, l’Allemagne, et signe un texte étonnant qui prône la productivité à tous crins, c’est à dire les licenciements, les réformes structurelles c’est à dire la flexibilité et la précarité, les changements des lois sur le travail.

Lesparagraphes 7 et 8 du communiqué publié à l'issue du G8 sont un modèle de reniement de ce pourquoi les électeurs de gauche ont voté : on met l’accent sur la productivité, les réformes structurelles, la poursuite de l’intégration du marché international, l’ouverture des marchés, le refus du protectionnisme, l’insistance sur le rôle de l’OMC, les dérégulations etc etc; Jean-Luc Mélenchon s’il n’était pas pressé par son calendrier électoral personnel devrait déjà ètre en train, avec ses amis de l’ex LCR d’organiser les premières grèves de masse.

Il est temps, grand temps de se remettre au travail. Les semaines qui viennent vont être agitées. Nous sommes un peu comme des funambules sur un fil, c’est-à-dire en équilibre dans un environnement instable. C’est le moment d’abandonner les œillères électorales, d’être rigoureux, de juger du réel en fonction non pas des opinions et de la propagande mais en fonction des éléments concrets mis à notre disposition. Plus que jamais il faut décoder, déconstruire, revenir aux faits et aux fondamentales.

Pourquoi ? Parce que :

  • La crise grecque est à un tournant
  • L’Espagne a rejoint l’enfer
  • L’offensive, la pression anglo-saxonne est à son comble
  • La France est à nouveau en période électorale
  • Merkel est aux abois.
  • La droite française est dans les cordes
  • La situation iranienne est instable
  • Les marchés sont fragiles, au bord du précipice.
 

Commençons par les marchés...

L’indice phare mondial, le S&P 500 a chuté de 4,3%. Les cycliques de 7%, les banques de 7,03%. Même la technologie a subi des dégagements importants avec un rétro de 5,03%.
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Le coût, pour échanger des revenus en euros et emprunter des dollars, a monté fortement et la hausse est la plus vive depuis 5 mois. Cela veut dire que les capitaux cherchent le refuge du dollar, pas seulement les capitaux européens, mais aussi les capitaux de pays comme la Corée, l’Afrique du Sud, le Brésil. On fuit également la Russie. Le monde est à la courette de dollars. C’est le signe que la tension monte, que la peur gagne.
 
 

Fait significatif : le pétrole a dégringolé de 4.84%, on est revenu à 91 dollars le baril. L’or a retrouvé un courant d’achat de protection, il gagne 0.88%, grâce à un boom des achats chinois. On se précipite sur les céréales, en très forte hausse. Les devises du risk-on chutent avec plus de 2% de déchets sur le dollar canadien, sur l’australien, avec 3% sur le réal brésilien, 3,5% sur dollar néo-zélandais. Les devises du risk-off, dans le sillage du dollar US, sont recherchées, ainsi le yen progresse de 1,3%. Les spreads corporate se dilatent et ceux des junks s’envolent. Les bons du trésor américain sont bien sûr achetés et sur-achetés, le rendement du 10 ans US perd 11 pbs à 1,72 et le rendement du 30 ans perd 31 pbs à 2,8%.

En Europe, c’est la débandade. Aussi bien sur les actions que sur les dettes souveraines.

Le Dax abandonne près de 5%, l’Ibex espagnol fait un plongeon de 6,2%, le MIB fait encore plus mal avec un déchet de 7,1%. Pas besoin d’augmenter l’impôt sur la fortune pour réduire les inégalités, la répression financière fait son travail toute seule. Et pas seulement sur les placements à risque, mais aussi sur le soi-disant sans risque ! Chute de la dette espagnole, le rendement monte de 26 points à 6,25 %. Chute de la dette italienne avec un rendement qui fait un bond de 30 pbs à 5,80%. Le rendement du 10 ans grec monte à 28,54% soit un saut de 438 pbs.

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Un mot sur la France, alors que le rendement des bunds allemands est en chute de 9 pbs à 1,42%, refuge oblige, le rendement des emprunts français monte comme celui des pestiférés à 2,84%, plus 5 pbs, ce qui met le spread franco-allemand à 1,48, record depuis novembre 2011.

Merci messieurs, on voit les effets de votre compétence, de votre capacité à gérer et à traiter les problèmes qu’ils soient grecs, espagnols, italiens et français, La France, pour ceux qui en doutaient encore, a bien rejoint le camp des pestiférés et décroché de l’Allemagne. Et ce n’est qu’un début, bien sûr. Heureusement, les grands de ce monde, ce sont des grands n’est-ce pas, se sont réunis le week-end dernier à Camp David. Ils sont allés présenter leurs doléances à leur suzerain, lequel suzerain a daigné distribuer quelques bons points aux plus mauvais élèves, soucieux qu’il est de favoriser leur affaiblissement et quelques mauvais points aux Allemands qui ont le malheur de déplaire et de s’obstiner, plus pour longtemps, à refuser l’infamie de l’avilissement concerté.

En résumé, la bonne gestion des souverains a permis une nouvelle étape d’appauvrissement généralisé, ce qui est le but de leur gestion et accéléré le deleveraging, le désendettement mondial, la fuite devant le risque, ce que, bizarrement et contradictoirement, ils ne souhaitent pas. À moins que leur objectif ne soit que l’on prenne plus de risque pour s’appauvrir plus.
 
Avant d’en venir à nos grands garçons réunis en week-end à Camp David, nous voulons être sûrs que vous comprenez bien ce qui se passe, c’est essentiel; si vous ne comprenez pas, eux, et leurs journaux, vont pouvoir continuer à raconter n’importe quoi.


La situation globale s’aggrave. L’embellie artificielle électorale US provoquée par l’injection de crédit d’Etat, de crédit étudiant, de crédit automobile, etc. prépare la réélection de Obama, mais c’est temporaire.

Crédits des ménages américains (en milliers de milliards)

Cours du marché S&P 500 et chances de victoire d'Obama selon intrade.com



Partout ailleurs, le fond se détériore; partout, on est, soit à la peine, soit en crise. Cette situation provoque des mouvements contrastés, mais dont le sens est la fuite devant le risque, le désendettement, la réduction du bilan des banques privées, la liquidation de positions fragiles. On vend, on liquide et on s’en va, comme sur les marchés et on va se mettre à l’abri, au parking.

Performance des marchés (monnaies, bourses, matières premières) depuis les élections législatives grecques du 4 mai 2012


C’est la débandade du risk-on, le retour en force du risk-off. Cette débandade agit comme un révélateur, comme un décapant. À deux niveaux :


- Au niveau micro :

C’est la perte de JP Morgan que l’on connait et surtout celle de tous les autres que l’on ne connait pas.
 

Prix des CDS des grandes banques européennes et américaines

 

Toutes les grandes banques US et les autres géants mondiaux avec elles sont placés en risk-on car ils vendent tous des protections, des hedges, des assurances, soit des CDS, soit des autres. Ce sont des opérations complexes, mais dont la logique est d’être de fausses assurances au sens où il n’ y a pas de réserves, pas de garanties pour faire face aux sinistres.

Cette fausse assurance fonctionne de façon dynamique, c’est-à-dire que le pseudo assureur couvre son risque sur le marché au fur et à mesure que la situation évolue. Ces pseudo-assureurs gagnent beaucoup d’argent à vendre des assurances contre les inondations… quand il ne pleut pas, c’est-à-dire en période de grande sécheresse. Mais, quand les inondations arrivent, ces pseudo assureurs/réels spéculateurs sont forts dépourvus, comme la bien connue cigale, ils n’ont pas de réserve pour faire face aux accidents, donc ils viennent eux-mêmes sur les marchés pour chercher à se couvrir; et ils le font dans des opérations complexes, abracadabrantes, fondées sur des analyses mathématiques, des corrélations etc.

Et quelquefois, compte tenu de l’étroitesse des marchés, de l’absence de liquidités, ils font des opérations tellement complexes qu’elles deviennent impossibles à dénouer, en tout cas à dénouer discrètement. C’est ce qui est arrivé à JP Morgan et c’est ce qui est arrivé à au moins six autres grands établissements du même genre.

Donc, il faut surtout bien comprendre que cet accident, ces accidents ne sont pas exogènes, ils sont intrinsèques au système et les Banquiers Centraux et la BRI les connaissent.

Le passage brutal du risk-on au risk-off ces dernières semaines alors que la grande communauté spéculative mondiale est unanimement dans le même sens et joue le risk-on crée un risque systémique. Nous disons bien systémique. Ils sont tous du même côté du bateau. Inutile de dire que des grands hedge funds bien gérés et sans scrupules profitent de cette situation pour jouer contre ces banques géantes, les requins sont attirés par l’odeur du sang des grosse baleines.

- Au niveau macro :

Il faut savoir que les prises de position risk-on des grands établissements de la communauté spéculative mondiale sont fondées sur une croyance : la croyance que, toujours en cas de grippage du système, les complices des Banques Centrales les sauveront.
 

Réaction des marchés aux injections de liquidités et aux plans de refinancement des banques (LTRO)

Ben Bernanke (le président de la Réserve fédérale des États-Unis) n’arrête pas de rappeler ses promesses, on fera ce qu’il faut, ne vous en faites pas, sous-entendu on arrosera de liquidités pour rétablir le risk-on. Donc, allez-y, refaites des profits, refaites du capital en vendant des assurances bidons, nous joueront le rôle de ré-assureur, gratis bien sûr. Et puis, Draghi /Goldman, pas de problème, on sait qu’il connait la musique et il sera là quand on aura besoin de lui.

Le problème est que tout ne fonctionne pas comme sur des roulettes, les comparses des Banques centrales sont un peu gênés aux entournures, ils n’ont pas les mains libres en ce moment. Ils aimeraient pouvoir re-pratiquer une politique agressive de reflation, création monétaire, printing, mais il y a des empêcheurs d’inflater en rond.

Aux USA, les Gouverneurs de la Fed sont loin d’être unanimes sur un nouveau Quantitative Easing et montrer, étaler les dissensions serait une catastrophe. Et puis, il y a les conservateurs, c’est-à-dire les 15% de personnes, généralement de très haut niveau, qui sont proches des idées de Ron Paul, le candidat à la présidentielle anti-Fed, lequel a une audience, une tribune, malgré la censure. Ses idées se propagent, les prises de conscience se font. Ce serait un risque politique considérable pour la Fed que de passer outre, tant que la campagne bat son plein et que les conservateurs ne sont pas neutralisés. La Fed ne peut sauver en ce moment ses complices.

Draghi/Goldman est dans la même situation, il ne peut refaire un LTRO si proche du dernier, il n’a pas les mains libres à cause des Allemands, ces monstres responsables de tous les maux européens qui prétendent imposer au monde rigueur, honnêteté, bon sens,vision du long terme.

Le système bancaire anglo-saxon, américain et britannique, est en position périlleuse; c’est lui le plus exposé à ces produits toxiques d’un nouveau genre, ces hedges, fausses assurances, réelle spéculation sur la possibilité infinie de printer.

Si vous nous avez suivi jusque-là, et vous y avez intérêt, si vous ne voulez pas être le gogo perpétuel que l’on gruge, si vous nous avez suivi jusque là vous comprenez:

- Pourquoi les Anglo-saxons sont à fond pour la croissance à tout prix, c’est vital, leur système financier périclite si le risk-off dure un tant soit peu.

- Vous comprenez pourquoi ils font semblant de mettre en avant leur soi-disant priorité sur l’emploi et le chômage, c’est le masque de la kleptocratie, son alibi pour être sauvée. Car qui dit politique noble, en faveur de l’emploi, dit alibi pour refaire un tour de mesures monétaires non conventionnelles, alibi puisqu’on sait bien qu’il n’y a plus d’autres ressources disponibles pour financer la croissance, les dettes étant au maximum. Peu importe le cynisme qui consiste à utiliser l’alibi de l’emploi pour spolier les travailleurs, peu importe qu’il soit prouvé que toutes ces mesures sont inefficaces et se réduisent à de la poudre aux yeux

- Vous comprenez l’alliance anti-Merkel, les accouplements contre nature Obama-Cameron-Hollande; François Hollande sert de cheval de Troyes, de bélier, pour fissurer l’édifice européen dominé par les Allemands.

- Vous comprenez pourquoi nous avons écrit, il y a quelques jours, que les socialistes sont les idiots utiles pour faire progresser l’agenda des Anglo-saxons, des kleptocrates, et vive l’eurobond qui permettra à la kleptocratie de faire son plein et à l’Europe de revenir au statut qu’elle n’aurait jamais dû quitter, celui de vassal obéissant, content, fier de sa place de second rang.

-Vous comprenez pourquoi nous n’avons pas besoin de vous commenter le G8 puisque ce G8 donne à voir, maintenant que vous y êtes préparés, les manigances, les alliances malsaines qui tentent de se nouer entre les contraires, entre ceux que tout oppose, alliances Obama-Cameron-Hollande, contre notre véritable allié et partenaire, l’Allemagne.

Chronique hebdomadaire de Pierre Jovanovic. Ca chauffe pour les banques. Les faillites et les bankruns sont annoncées. Dernière blague belge: "Les Belges ne pourront plus donner d'argent à leurs enfants sans déclarer la transaction; c'est d'un grotesque."

MEGA-ALERTE SYSTEMIQUE ET COMPTE A REBOURS AVANT IMPACT
du 29 mai au 1 juin 2012 :

Nous allons droit dans le mur à la façon argentine. Carglass ne pourra rien faire pour vous. Il n'y a pas de freinage possible. Les politiques, UMP, PS, MODEM nous ont trahis une fois de plus. Ils n'ont pas parlé de la crise ou si peu et voilà que trois semaines après les élections, tout part en vrille... François Hollande a raté son entrée grâce à ses conseillers économiques, aussi bêtes que ceux de Sarkozy. Conséquence, la France va être dégradée à nouveau, lire Bloomberg et Stern qui explique qu'Angela Merkel n'a pas apprécié sa manière de faire et a décidé de lui faire la peau. "The chancellor stared silently at the man who was responsible for this change of mood: France's new president, François Hollande, who noted with satisfaction that there was an outlook for euro bonds in Europe", lire ici Stern. Personne ne fait chanter l'Allemagne, et ce n'est pas Bisounours-Hollande qui va commencer, d'autant que c'est Merkel qui donne le "la". En effet, regardez bien le fil des événements de ces derniers jours. Ils vous montrent qu'il vous reste que très peu de temps pour retirer votre argent. Je vous préviens depuis 5 ans, mais maintenant on y est. Pour beaucoup ce sera "trop tard"...

      - Mini-crash à Madrid hier... continuera dans les jours prochains

 

- Le FT vous met en garde: "Crédit Agricole and Société Générale in danger"

- Lundi, les quatre plus grandes banques grecques étaient INSOLVABLES. La BCE leur a lancé une bouée de 18 milliards d'euros dans la soirée pris sur... l'EFSF et cela APRES avoir expliqué jeudi qu'elle cessait de les alimenter... Lire CNBC pour le croire.

- Le plan de sauvetage des banques espagnoles nécéssite environ 100 milliards d'euros. Personne ne les a.

- Une filiale de la Bankia rectifie son résultat de 2011 et annonce des pertes de 3 milliards au lieu de 41 millions de bénéfices. Escroquerie aux comptes pourtant validés par des commissaires aux comptes et des experts comptables... Les Espagnols bidonnent autant que les Grecs.lire ici Reuters

- Il faut trouver 23 milliards, illico presto, pour sauver la Bankia. L'Espagne ne les a pas. Lire ici le grand papier de AEP dans le Telegraph. Mais le plus drôle, c'est Reuters qui l'a donné: "Bankia bailout costs rise again now at 19 billion, 4 billion increase overnight". Depuis ça a pris 4 milliards de plus, soit 8 milliards en 4 jours... Ha ha ha... Qui a dit que les comptes étaient certifiés???

- Le BdT espagnol est à 6,5% + frais, soit presque 7%. No return possible at all.

- Lundi, Charles Guerre (CC Opera à Paris) a été dévalisé de toutes ses pièces Hercules 10 et 50 FF.

- Dexia demande une garantie publique totale de 45 milliards d'euros. Lire ici Le Soir.

- Newedge a quitté la bourse d'Athènes et a laisse les clés à un broker local qui ne pourra qu'éxécuter les ordres de vente..

- Le PDG de Pimco Bill Gross a déclaré que le problème maintenant est de sortir son argent des comptes et pas d'en gagner. Avis aux téméraires. "This is a capital preservation market. Return of, not on, your money becoming critical". Bonne chance pour vos assurances-vie...

- Dégradations à venir cette semaine par Moodys et SP des banques portugaises, italiennes, espagnoles, françaises et de leur pays, lire ici Bloomberg pour la France.

- Les Grecs ne peuvent plus soigner, pénurie de TOUS les médicaments, comme au Bengladesh

- La police grecque force les Grecs à... laisser leur argent dans la banque! Arrivés là, c'est du totalitarisme par définition. Lire ici le Guardian: "Police are urging Greeks to keep their money in bank accounts rather than putting it at risk of theft, amid further uncertainty about whether the austerity-struck country will remain in the eurozone". Ca ne s'invente pas.

- Mais le pire du pire (du point de vue de votre crétin de banquier) est ici: Moodys a dégradé vendredi des banques norvégiennes (!!!) du jamais vu, la Nordea, la Handelsbank, la LandHipotek et la DNB Bank en raison de leurs expositions aux BdT européens!

- Mes amitiés à Madame qui ne vous a pas cru quand vous lui avez expliqué que le système était en faillite parce que vous lisiez ce blog.

Techniquement, il ne vous reste plus qu'à sortir vos sous et à observer l'enchaînement infernal des événements. LA SITUATION N'EST PAS RECUPERABLE. Je répète: nos politiques et la presse financière et autres pseudo-experts vous ont totalement trahis, grassement payés par le système, Nicolas Sarkozy en tête avec sa clique de parvenus. Mais les autres politiques ne sont pas mieux. Je vous invite aussi à très sérieusement discuter avec votre Ange gardien si vous avez un peu la foi. Il y aura du sport... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012
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LE GOUVERNEMENT BELGE EST DEVENU FOU...
du 29 mai au 1 juin 2012 : Vous avez été très nombreux à me signaler cette décision folle du gouvernement belge d'interdire aux parents de donner de l'argent aux enfants, lire ici la presse belge. "A partir du 1er juin prochain, les donations de parents à leurs enfants, via un don manuel, sans payer de droits de donation, pourront être considérées comme des délits, indique samedi le journal L'Echo". LE FASCISME FINANCIER VIENT DE MONTRER SON VRAI VISAGE... Notre lecteur Angel nous dit par exemple "le gouvernement Belge veut récupérer de l'argent auprès des contribuables d'une part et protéger les plus nantis d'autre part... Non ce n'est pas un canular, c'est véritablement un appel à la révolution. Là on a atteint les sommets de l'inacceptable; je tente désespérément d'ouvrir les yeux à mon entourage mais beaucoup préfèrent se voiler la face et se dire que tout va bien que tout va rentrer dans l'ordre". En effet, le gouvernement de clowns veut donner la possibilité de racheter un procès, regardez ici: "Les criminels lourds pourront racheter leur procès". Il n'y a pas de petits profits. Cela me rappelle un système, le système américain. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.jovanovic.com 2008-2012
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27/05/2012

Ces groupes qui dominent notre alimentation et créent la fausse concurrence malgré les tentatives de régulation.

L'illusion de la concurrence ? Dix groupes contrôlent l'essentiel de ce que vous achetez

Kraft, Nestlé, Pepsico, Kellogg's, Mars, Coca-Cola, Procter & Gamble, Unilever, Johnson & Johnson, General Mills : ces dix groupes possèdent la plupart des produits de consommation courante. Les autorités de régulation sont-elles encore capables de faire respecter la concurrence ?

Publié le 26 mai 2012

 
Dix groupes possèdent la plupart des produits de consommation courante.

Dix groupes possèdent la plupart des produits de consommation courante. Crédit DR

"L'illusion du choix", "ces dix compagnies contrôlent tout ce que vous achetez" : le schéma publié par Business Insider fait réfléchir. La concurrence ne serait qu'apparence : sous la multiplicité des marques, on retrouve toujours les dix mêmes compagnies. Or la concurrence donne sa légitimité à l'économie de marché : sans elle, la seule limite à la recherche de profits, c'est l'épuisement du budget des consommateurs.

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Si c'est vrai, il s'agit, de nouveau serait-on tenté de dire après tant de doutes sur la régulation financière, d'un échec grave de la régulation des marchés. On le sait, la concurrence n'y règne pas de façon naturelle, c'est en tout cas l'idée aujourd'hui dominante ; des autorités (au premier chef, en Europe, la Commission européenne) sont donc chargées de la protéger, en contrôlant les concentrations. Alors, ces régulateurs-là auraient-ils aussi échoué ?

Avant d'aller plus loin, il faut distinguer, dans le schéma, ce qui est vrai de ce qui est une simple construction.

Les grands fabricants de produits de consommation contrôlent de nombreuses marques, c'est vrai ; des produits apparemment concurrents entre eux peuvent être fabriqués par un même groupe, c'est encore vrai ; et il n'est pas faux (mais c'est une idée différente) que ces géants contrôlent des marques qui relèvent de lignes de produits diverses.

Mais, de ces constatations, l'on ne peut tirer de conclusions sans se poser d'autres questions. Par exemple, pour un type de produit donné, existe-t-il un ou plusieurs fabricants ? Et s'il y en a plusieurs, s'agit-il d'un petit nombre ou d'un nombre significatif ? En présentant les produits compagnie par compagnie, et pas ligne de produit par ligne de produit, le schéma ne met pas en évidence la concurrence entre les lignes d'Unilever et celles de Procter & Gamble, par exemple, ou entre Coca Cola et Pepsi Cola. Quant aux "10 compagnies qui contrôlent tout", le schéma se limite artificiellement à ce nombre. Or, pour chaque ligne de produit de ces "10", il serait facile de trouver des sociétés très importantes qui n'ont pas été citées : Danone, Sara Lee, Henkel, Reckitt Benckiser, Suntory et bien d'autres, sans parler des PME. Par ailleurs, la grande distribution organise sa politique d'achats de façon à maximiser la concurrence ; elle va même jusqu'à la susciter en mettant sur le marché des "marques de distributeur".

Tout va-t-il donc pour le mieux dans un univers parfaitement régulé ? En réalité, ce que le schéma ne dit pas, mais qu'il révèle indirectement, c'est que la régulation de la concurrence est de plus en plus technique, et donc de plus en plus coûteuse et incertaine.

La multiplicité des marques et des produits, la présence enchevêtrée des fabricants sur ces différentes lignes demandent un travail acharné chaque fois qu'une fusion est soumise au contrôle des autorités, afin de savoir lesquels, parmi les produits des deux entreprises, sont vraiment concurrents les uns des autres (ce qui peut obliger l'acquéreur à revendre des marques à un tiers) et lesquels le sont marginalement ou pas du tout. Par exemple, lors d'une opération récente, la Commission européenne a mené des études techniques multiples et approfondies pour savoir si les consommateurs étaient prêts à remplacer des déodorants pour homme par des déodorants "autres que pour homme", des déodorants à bille par des sticks ou des sprays, des déodorants à propriétés dermatologiques par d'autres qui n'en ont pas, tout en croisant ces différentes catégories.

Autre problème : un groupe qui contrôle plusieurs marques non directement concurrentes entre elles peut poser des problèmes tenant à sa capacité à s'appuyer sur une marque pour en promouvoir une autre. Les lecteurs les plus âgés se souviendront que l'achat d'Orangina par Coca Cola avait été bloqué parce que les autorités craignaient qu'en France, Coca Cola soit la seule société à pouvoir proposer aux distributeurs un assortiment complet de soft drinks : c'est la peur de ce que l'on appelle l'effet de portefeuille. Il faut alors se demander si les différentes marques possédées, éventuellement disparates, ont des liens qui peuvent produire un tel effet, ce qui n'est pas simple.

Cette complexité de la régulation a un coût : fonctionnaires des autorités, études de plus en plus lourdes avant et pendant les opérations de fusion, discussions sans fin avec les autorités dans la mesure où la sophistication des analyses multiplie les occasions de désaccords. La complexité présente aussi un risque : les régulateurs peuvent commettre des erreurs, dans les deux sens (interdire ce qui est sain et autoriser ce qui est dangereux).

Mais a-t-on le choix ? L'alternative à la sophistication, c'est l'élaboration de règles simples. Un exemple de règle simple est souvent discuté en matière de régulation bancaire : la séparation des activités risquées et moins risquées. Peut-on trouver des règles de même nature ailleurs ? Interdire au fabricant d'une boisson au citron de vendre aussi une boisson à l'orange ? Au lecteur (à l'électeur ?) de décider si la concurrence est à ce point malade qu'il faille aller jusque là et en accepter la conséquence : déléguer à des fonctionnaires le soin de fixer des règles, chacune très simple, certes, mais qui par leur prolifération pourraient tourner au cauchemar (poulets + canards, oui ; poulets + dindes, non ?).