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09/10/2011

G. Minassian confirme le rôle des zones grises qui se substituent à l'Etat central lui ôtant subrepticement tout contrôle. P. Hillard a donc raison.

Zone grise : quand les Etats perdent le contrôle

Par Gaïdz MINASSIAN , le 7 octobre 2011

 

Vidéo IRIS. Gaïdz Minassian, chercheur associé à la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS), auteur de "Zones grises - Quand les Etats perdent le contrôle", Ed. Autrement, 2011. (7 minutes)

QUESTIONS

. Qu’est-ce qu’une zone grise ? Vous parlez de trois principes qui permettent de définir cette zone : quels sont-ils ?

. Vous distinguez deux ensembles de zones grises, l’un stato-centré, l’autre socio-économique, eux-mêmes divisés en sous-ensembles. Quels sont les différents types de zones grises et à quel cas concrets correspondent-ils ?

. Ces zones grises révèlent-elles les limites de l’ordre interétatique ? L’alternative pourrait-elle reposer, comme vous le suggérez, dans une substitution du prisme international par un prisme intersocial ?

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Zone grise : quand les Etats perdent le contrôle par IRIS-FRANCE

 

 

 

12/09/2011

"Opinions publiques et politique européenne de sécurité et de défense commune." Lorsque démocratie ne rime pas avec défense à Londres.

L’Europe de la Défense et les opinions publiques. Le cas du Royaume-Uni

(BRUXELLES2) Cet ouvrage va bien au-delà de son titre qui peut penser que cet ouvrage est limité à une seule analyse. C’est en fait un inventaire de ceux qui font (ou ne font pas) la politique européenne de sécurité et de défense commune — les institutions européennes, les parlements (européen, national), les partis politiques, les thinks tanks — et de l’impact dans les diverses opinions publiques ou dans la presse en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni, en France… sans oublier les valeurs, les outils de communication ou les « grands enjeux de la PesSDC » (dernier chapitre que votre serviteur a livré en propos introductif). Parmi les différents aspects, je ne saurai que conseille à ceux intéressés par la politique du Royaume-Uni de lire le chapitre rédigé par Arthur Minsat, doctorant à la London School of Economics, consacré à l’opinion publique britannique.

Une opinion eurosceptique par nature

Les Britanniques « font partie des trois seuls peuples qui, en automne 2007, ne souhaitent pas partager leurs compétences en matière de défense nationale avec l‘UE ». Ils ne sont que 40%, le second niveau le plus bas derrière… les Finlandais (à 26%). Mais ce serait un raccourci de croire que c’est une hostilité dirigée contre un corpus particulier. Il faut la situer dans le « contexte d’une culture sécuritaire propre au Royaume-Uni. Traditionnellement les Britanniques privilégient leur indépendance militaire et diplomatique envers d’autres puissances et organisations internationales, cristallisée par le terme de « Self-reliance ». »

Un « Souci de soi » qui explique que le Royaume-Uni fait partie d’organisations et d’alliances « qui sont parfois en concurrence l’une avec l’autre ». Et un scepticisme qui ne se manifeste pas qu’à l’égard de l’UE. Ainsi en 1983, 70% du public britannique avait peu ou pas confiance envers les Etats-Unis. Ce scepticisme n’a pas empêché certains gouvernements de passer outre son opinion publique, comme le relate l’auteur, avec la décision de Tony Blair d’intervenir en Irak (contre son opinion publique, 70% des citoyens britanniques étaient contre) ou en faveur de l’européanisation de la politique de défense, consacrée à Saint-Malo en 1998. (Et on pourrait en dire autant de la décision de D. Cameron de passer un accord de coopération avec la France).

A la chambre, le débat continue de se « focaliser sur la question de la réelle complémentarité entre PESD et OTAN », avec des opinions tranchées. D’un coté, le parti travailliste qui soutient (de plus en plus discrètement en ces temps de crise) « l’idée que la PESD n’est pas concurrente » et des tories. Pour certains d’entre eux « l’idée même d’une PESD demeure iconoclaste ». Pour « une partie des conservateurs », c’est même l’ensemble des « réformes en politique étrangère prévues par le Traité de Lisbonne (qui) sont inacceptables ».

En revanche, les thinks tanks – dont on connait l’importance outre-manche – sont « en général favorables à un développement de la PESD, afin de moderniser les marchés de défense et les armées européennes. » Un essor qui « permettrait aussi d’exporter le savoir-faire britannique tant technique et opérationnel qu’une vision particulière de la PESD aux autres pays membres ». Ils militent notamment en faveur d’un « noyau dur » et d’une « PESD à plusieurs vitesses qui s’appuierait sur des partenariats avec des acteurs considérés sérieux en matière de défense ».

NB : C’est un peu à quoi on assiste aujourd’hui … même si le noyau dur aujourd’hui patine un peu, et ressemble un peu à un moteur de solex sur une grosse carcasse de tank T72.

• André Dumoulin & Philippe Manigart, (dir.), Opinions publiques et politique européenne de sécurité et de défense commune: acteurs, positions, évolutions (Ed. Bruylant, 2010).

27/08/2011

Une analyse d'Aymeric Chauprade à découvrir dans cet essai pour les amoureux de géopolitique, à l'instar d'"Eurasie" de Gaïd Minassian.

Chronique du choc des civilisations, d’Aymeric Chauprade : nouvelle édition, en librairie le 26 août 2011

Publié par le 26 août 2011 dans Géopolitique en livres - 2 commentaires
 
Chronique du choc des civilisations, d'Aymeric Chauprade : nouvelle édition, en librairie le 26 août 2011

Aymeric Chauprade revient sur le devant de la scène géopolitique avec la nouvelle version de son atlas de géopolitique, « Chronique du choc des civilisations, du 11 septembre au Printemps arabe ». Un décryptage du monde sans concession. Découvrez la présentation ! Le 26 août 2011 dans toutes les bonnes librairies.

Chronique du choc des civilisations, d'Aymeric Chauprade : nouvelle édition, en librairie le 26 août 2011

 

À propos de l'auteur

Aymeric ChaupradeAymeric Chauprade Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

12:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.realpolitik.tv