17/02/2011

Quelques petites astuces pour obtenir le climat que vous désirez. Je voudrais qu'il pleuve moins en Belgique, est-ce possible?

En Chine, le «Bureau de modification du climat» lutte contre la sécheresse

Les métérologues provoquent des chutes de neige sur Pékin
Des lasers pour fabriquer des nuages
La Chine au bord du désastre écologique

Pékin veut déclencher des précipitations pour mettre fin à la sécheresse persistante de ce début d'année 2011. Pour ce faire, le ministère des Finances a alloué plus d'un million de dollars (740.000 euros) au Bureau de modification du climat.

Et ce n'est pas spécialement une surprise. Depuis 1995, le gouvernement chinois s'est doté d'un organisme capable de créer de la pluie. A la tête de ce programme, des scientifiques spécialistes de l'atmosphère et de météorologie ont accès à une technique qui permet de «dynamiter les nuages» et provoquer des précipitations.

Le principe consiste à imprégner les cumulus de bâtonnets d'iodure d'argent pour condenser et déclencher une pluie artificielle. Il faut attendre une baisse significative de la température pour que les bâtonnets parviennent à percer les nuages.

En février, des lance-roquettes et l'aviation chinoise ont ainsi été envoyés pour résoudre la crise qui frappe notamment la «ceinture de blé» chinoise. La céréale est au centre des préoccupations depuis les inondations en Australie et une sécheresse équivalente en Russie. La perspective de voir la Chine —plus grand producteur mondial— importer du blé étranger à cause de mauvaises récoltes laisse présager une inquiétante hausse des prix.

Sollicité pendant les Jeux olympiques de Pékin en 2008, le Bureau de modification météorologique avait été commissionné par le gouvernement pour «nettoyer le ciel» de la pollution et de la poussière —phénomène climatique naturel qui voit le sable du désert porté par le vent envahir la capitale à l'automne—  tout en préservant l'événement sportif des fortes pluies.

Cette méthode est aussi utilisée en cas d'extrême aridité des sols, au risque parfois de paralyser les villes, comme ce fut le cas de Pékin recouverte de neige en novembre 2009 après que la technique des bâtonnets de iodure a mobilisé plus de 28 bases de lancement situées autour de la ville.

Mais la Chine, au bord d'un «désastre écologique», est peu préoccupée par les conséquences environnementales de ces modifications. Entre 1995 et 2003, l'action du Bureau a occasionné 210 kilomètres cubes de pluie supplémentaires sur l'ensemble de la Chine.

Photo: Rain Study 4 / amandabhslater via Flickr CC License by

11:26 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.slate.fr

06/02/2011

Avis aux candidats au crime! Méfiez-vous des empreintes laissées partout! Dotez-vous d'une paire de gants ignifuges!

La lecture des empreintes sur du tissu rendue possible

Info rédaction, publiée le 05 février 2011
http://www.maxisciences.com
La lecture des empreintes sur du tissu rendue possible
La lecture des empreintes sur du tissu rendue possible

Des chercheurs britanniques, en association avec les services de police écossais, viennent de trouver un moyen de lire des empreintes digitales laissées sur du tissu, chose jusqu’ici impossible.

Les matières textiles étaient jusqu’à présent difficilement exploitables par les enquêteurs ou la police scientifique car il était très difficile d'y prélever d’éventuelles empreintes digitales. Cela s’avère pourtant extrêmement important dans certaines affaires où des empreintes auraient permis de savoir si une victime avait été précipitée dans des escaliers ou s’il ne s’agissait que d’un accident par exemple.

Des scientifiques ont tenté des expériences consistant à reproduire la technique de métallisation sous vide qui permet de retrouver des empreintes digitales sur des surfaces plastiques, indique Sciences et Avenir. Le tissu, disposé dans une chambre sous vide a été recouvert de fines couches d’or et de zinc. L’or, qui recouvre toute la pièce de tissu, ne se mélange au zinc qu’aux endroits où aucune empreinte ne se trouve.

Ainsi, l’ensemble de l’empreinte apparaît, en négatif. Le principe fonctionnant parfaitement, il reste aux chercheurs à continuer leur étude pour confirmer ces résultats et les rendre parfaitement valides.

22/01/2011

Ca bouge dans le nucléaire. Après la présentation de la CNF (Centrale Nucléaire Flottante) russe en juin 2010, voici la FlexBlue française.

Brèves /
FlexBlue : la France lance les centrales nucléaires sous-marines !
21 janvier 2011 - 14:16
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20 janvier 2011 (Nouvelle Solidarité) — Le 19 janvier, lors d’une conférence de presse, Patrick Boissier, PDG de DCNS, l’entreprise de construction navale française fondée il y a 350 ans par Richelieu, crée la surprise en dévoilant FlexBlue, un concept très innovant de mini-centrale nucléaire sous-marine à usage civil. « Avant de présenter ce concept, nous avons vérifié avec les experts de l’Autorité de sûreté nucléaire qu’on n’était pas en train d’imaginer quelque chose d’aberrant », précise M. Boissier.

En réalité, dans le plus grand secret, le groupe naval, qui a intégré en 40 ans 18 chaufferies nucléaires sur les bâtiments de la Marine nationale et cherche à se diversifier sur le nucléaire civil, travaille depuis deux ans et demi sur cette innovation majeure.

Jules Verne aurait pu l’imaginer. Installer au fond des océans des centrales nucléaires afin d’alimenter en électricité les villes côtières, voilà une idée simple. Rappelons que 80% de la population mondiale vit à moins de 60 km des côtes. « C’est un projet qui peut paraître assez fou mais qui, lorsqu’on l’analyse attentivement, est parfaitement rationnel », affirme Bruno Tertrais, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique.

FlexBlue se présente comme un module cylindrique de 100 mètres de long et 15 de large abritant un réacteur d’une puissance de 50 à 250 MW, capable d’alimenter en électricité cent mille à un million d’habitants via un câble électrique sous-marin, soit « une ville de la taille de Tanger ou une île comme Malte », précise M. Boissier.

Jusqu’ici la France s’obstinait à vendre des grosses centrales de type EPR. Cependant, cette imposante machine, d’une puissance de 1650 mégawatts (MW) a essuyé un camouflet majeur lors d’un appel d’offres de 20 milliards de dollars à Abou Dhabi en décembre 2009. Coûteux, ce réacteur ne convient pas à tous les pays, notamment ceux dont les réseaux électriques sont peu développés. Pour répondre à la demande, les Etats-Unis, la Russie et le Japon, travaillent arrache-pied sur des réacteurs de faible puissance. Les entreprises, comme celle de Bill Gates, s’intéressent elles aussi à la miniaturisation de l’atome, y compris aux centrales « transportables », véritables « piles nucléaires » capables de venir au plus près des besoins énergétiques des populations.

Pour sa part, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vient d’initier un programme de soutien au développement de ce type de structures. Et plusieurs idées ont germé et certains sont passés à l’action, notamment la Russie qui a lancé le 1er juillet 2010 sa première centrale nucléaire sur barge, capable, non seulement de produire 150 MW d’électricité, mais de dessaler l’eau de mer.

Du côté français, DCNS a cherché à valoriser son savoir-faire dans le domaine des sous-marins à propulsion nucléaire en imaginant une solution immergée, qui présente un certain nombre d’avantages.

D’abord, par rapport à une centrale fixes, le réacteur disposera, grâce à la mer, d’une source de refroidissement naturelle abondante. Ensuite, on estime que la solution immergée permet de mettre la centrale à l’abri d’aléas climatiques ou de catastrophes naturelles, comme une tempête, un tsunami, une sécheresse (dont le principal inconvénient est de tarir les cours d’eau servant au système de refroidissement) et même un tremblement de terre. En effet, le module FlexBlue est simplement posé et ancré sur le fond, ce qui devrait limiter considérablement l’impact d’un éventuel séisme par rapport à une structure terrestre, directement en prise avec le sol.

D’un point de vue économique, le concept est intéressant car il permet de se dispenser des coûts très importants liés au génie civil (travaux de terrassement, béton armé, etc.). De plus, grâce à sa capacité à être positionné au plus près des zones de consommation, il évite d’avoir à installer sur de longues distances des lignes à haute tension.

Et enfin, FlexBlue présente une empreinte très réduite sur le milieu naturel, étant notamment invisible depuis la côte et, selon ses promoteurs, sans impact sur la faune et la flore marine.

Côté technique, FlexBlue n’intègre que des technologies bien connues et éprouvées, ce qui faciliterait grandement sa réalisation et permet d’espérer une mise en service rapide. A l’intérieur du module, un réacteur produirait la vapeur faisant tourner un groupe turbo-alternateur, ainsi qu’une usine électrique. Doté de ballasts pour se déplacer verticalement, le module, dont l’intérieur est bien évidemment au sec, serait accessible pour toute intervention humaine via un mini-sous-marin de transport. Communiquant avec le module par un sas étanche, il permettrait, en cas de besoin, d’acheminer à bord du personnel. Flexblue dispose d’un poste de commandes mais l’objectif n’est pas de concevoir une centrale sous-marine habitée. Il s’agit, véritablement, d’aboutir à une unité télé-opérée depuis une installation de contrôle à terre.

Immergé entre 60 et 100 mètres au dessous de la surface de la mer, le module serait positionné entre 5 et 15 kilomètres du littoral. Quant à l’énergie produite, elle serait tout simplement acheminée vers la côte par câbles sous-marins. On notera que ce concept est également évolutif et peut monter en puissance en fonction, par exemple, de l’augmentation des besoins énergétiques. Ainsi, il est possible de mettre côte à côte plusieurs modules indépendants, offrant par ajouts successifs de la puissance supplémentaire. Cette configuration en forme de ferme sous-marine permet, aussi, de maintenir une production lors des périodes de maintenance de l’un des réacteurs.

Pour la maintenance, le module sera remonté à la surface comme un sous-marin et ramené vers le chantier spécialisé de son port d’attache. Ainsi Flexblue ne laissera aucune empreinte sur le site où il aura été exploité durant de longues années.

DCNS estime que la durée de vie des éléments combustibles peut être allongée, de manière à réduire la fréquence de rechargement du cœur. Alors que cette durée de vie est actuellement de l’ordre de 18 mois maximum pour les centrales terrestres, l’objectif pour Flexblue est de passer à 2, 3 ou même 4 ans.

Chef de file de ce projet, DCNS s’est rapproché, il y a quelques semaines, d’EDF et d’Areva. Trouvant un socle commun à leurs ambitions et réunissant leurs compétences, DCNS, Areva et EDF ont conclu un partenariat avec le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) pour approfondir, ensemble, le projet. Après les études de préfaisabilité technique menées par DCNS, le concept va maintenant faire l’objet d’une validation des aspects techniques, industriels et économiques. Cette phase, prévue pour durer deux ans, mobilisera 100 à 150 ingénieurs chez les quatre partenaires et nécessitera plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissements. Chacun apportera ses compétences propres, comme la conception de chaufferies pour Areva, l’intégration sur sous-marins pour DCNS ou encore l’expérience d’architecte et d’exploitant de centrales pour EDF.

Côté sécurité, notons que la solution immergée constitue, par essence, une parade à certaines actions terroristes, comme les attaques par avion ou un tir de missile. La profondeur pressentie, soit au moins 60 mètres, réduit considérablement les risques, un simple plongeur ne pouvant pas atteindre le module sans un solide entraînement et du matériel « lourd ». Malgré tout, les centrales seront équipées d’une sorte de « cote de maille » de protection équivalante à celle utilisée par les sous-marins lorsqu’ils sont à l’arrêt. DCNS minimise l’impact des rejets dans l’eau de mer en assurant que la quantité d’eau plus chaude rejetée est faible et diluée rapidement.

Au début de l’année 2013, DCNS, Areva, EDF et le CEA devraient passer à la phase de commercialisation de FlexBlue et au lancement de la fabrication de la première unité. Le prototype étant toujours un peu plus long à réaliser il faut tabler sur une période de quatre ans. Réalisé à Cherbourg, le premier module pourrait donc être à l’eau en 2017. Si les commandes suivent, le site passera à la production en série.

Selon l’Agence internationale de l’énergie, 68 pays ont déclaré s’intéresser à l’énergie nucléaire. La centrale sous-marine française s’adresserait plus particulièrement aux pays primo-accédants et émergents. Selon une étude qui reste à affiner, le marché potentiel serait de 200 centrales sous-marines de moins de 300 MW dans les vingt ans à venir.