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06/06/2012

L'Algérie se trouve dans la ligne de mire de l'Arabaie Saoudite et du Qatar, aidés par les USA et les Frères musulmans égyptiens. Elle sera le prochain domino à tomber. Ensuite viendra le tour du Maroc.

L'Iran et l'Algérie, cibles de Washington et Ryad - Manoeuvres presque ouvertes de l'impérialisme américain et wahhabite

L'Iran et l'Algérie, cibles de Washington et Ryad


Manoeuvres presque ouvertes de l'impérialisme américain et wahhabite



Michel Lhomme
le 05/06/2012
Les pays du Golfe avouent ouvertement souhaiter la création d’une alliance géopolitique autonome incluant au départ deux ou trois pays, dont l’Arabie Saoudite et le Bahreïn. Pourquoi cette soudaine précipitation? Les dirigeants du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG), qui comprend l’Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis et le sultanat d’Oman, ne cachent pas leur inquiétude face aux ambitions régionales de l’Iran. Le Bahreïn, dirigé par la dynastie sunnite Al Khalifa, est, en particulier, le théâtre, depuis le début du « printemps arabe », d’une contestation de la majorité chiite, soutenue en sous-main par l’Iran, qui a des vues sur le territoire insulaire.
 
Un destin commun ?
 
Par ailleurs, le Qatar, l’Arabie saoudite mais aussi les Frères Musulmans d’Egypte, semblent déterminés à faire chuter l’Algérie. Anna Marie Lisa, présidente honoraire du Sénat belge, accuse ouvertement l'Arabie Saoudite «d’œuvrer à déstabiliser volontairement les frontières sud de l'Algérie », à travers notamment, le financement des salafistes et de groupes djihadistes. Pour l’Arabie saoudite, l'Algérie devra payer, tôt ou tard, pour avoir combattu le terrorisme durant les années 1990. Ceci se produit au moment où de l'argent, provenant de paiements de rançons d’otages européens et des spoliations en Libye arrivent, de la façon la plus illégale qui soit, aux terroristes sévissant dans la région, et plus particulièrement au Nord du Mali, devenu indépendant. En tout cas, cette déclaration confirme qu’il y a bien (ce que nous vous disons ici depuis plusieurs mois déjà: affaire libyenne etc) une déstabilisation en cours de l’Algérie, entretenue par des bailleurs de fonds saoudiens.
 
Eric Denussy, directeur du Centre français de recherches sur le terrorisme, et ancien officier des services secrets, a tiré récemment la sonnette d'alarme : «La situation est très grave. L'Algérie est considérée par le Qatar et l'Arabie Saoudite, et par l'alliance entre les USA et les Frères musulmans, comme le domino du « printemps arabe » qui n'est pas tombé et qui doit tomber, coûte que coûte». L'Otan et les Américains nul doute participent en secret à cette démarche de vouloir reconfigurer le Maghreb et le Machrek, ainsi que le Sahel, par terrorisme interposé et mercenaires richement payés. D’ailleurs, certains pays auraient largué des armes, profitant aux terroristes du GIA, devenu GSPC puis AQMI, après que les terroristes eurent été défaits en Algérie et qu’ils eussent fuient vers le Sud. Pour l’instant, après des législatives sans fraude véritable, l'Algérie, qui se sent menacée, tient bon et n'a pas chuté, malgré toutes ces tentatives de déstabilisation, y compris du côté marocain (le problème du Polisario évoqué au Conseil Européen).
 
Mais au Mali, la crise s’obscurcit et il est un peu difficile d’y voir vraiment clair. La moitié septentrionale de son territoire est toujours sous le contrôle de rebelles touareg, d’islamistes armés et de divers groupes criminels. Un nouveau groupe armé, dénommé Front de Libération Nationale de l’AZAWAD (FLNA), qui revendique 500 éléments, avait annoncé, le 8 avril, sa création dans le Nord-Est du pays. Il se proclame indépendant du groupe islamiste Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghali qui a participé aux accords d’Alger de 2006 entre Bamako, la rébellion touarègue et le Mouvement National de Libération de l’AZAWAD (MNLA).
 
 
Cette nouvelle formation se présente comme un mouvement laïc et explique sa création par l’abandon” de la région par l’Etat malien depuis des années. Il aurait pour objectif la libération de l’AZAWAD, l’instauration d’un climat de confiance entre ses communautés, la sécurisation des personnes et des biens et l’instauration d’un cadre de dialogue pour une paix durable” dans la région, dont le FLNA ne définit pas les limites géographiques et qui, par voie de conséquence, pourraient inclure des territoires algériens et nigériens !
 
Aux côtés de tous ces mouvements touaregs, religieux ou laïcs, du Nord Mali, on retrouve, bien entendu, des éléments du Polisario et ceux de l’AQMI, dont un des chefs, Mokhtar Belmokhtar, vient justement de refaire surface à Gao, avec ses partisans, à la faveur des enlèvements de sept diplomates algériens. Un autre groupe, et pas des moindres, a également signalé sa présence à Gao. Il s’agit du mouvement islamiste nigérian Boko Haram, mouvement violent et extrêmement puritain, très anti-chrétien et dont au moins une centaine d’éléments ont été signalés récemment au Nord du Mali. Par ailleurs, l’exécutif MNLA aurait proposé à l’Algérie son aide pour la libération des diplomates enlevés et son leader, Bilel Ag Cherif, aurait décidé d’enquêter sur les circonstances de ces enlèvements.
 
Face à cette nouvelle donne, les Algériens ont fermé leurs frontières avec le Mali. Mais une telle décision, aussi ferme soit-elle, reste toujours problématique dans cette région : parler de « fermeture des frontières » dans une zone de nomades, cela-t-il encore un sens ? Est-ce qu’elles ont jamais existé, d’ailleurs ? N’est-ce pas comme si on voulait arrêter le vent du sud de souffler ? C’est bien connu, les terroristes d’AQMI et les narcotrafiquants passent par les postes frontières et présentent leurs papiers aux douaniers, aux gardes frontières et aux militaires algériens qui grouillent dans le secteur sans pour cela être forcément inquiétés. Les dollars circulent.
 
L'Algérie prise au piège?
 
C’est pourquoi, à moins de construire un mur sur tout le parcours de cette frontière de plus de 1200 kms, il est réellement impossible de fermer cette passoire, où immigrants, terroristes et contrebandiers se faufilent comme bon leur semble. Le Sud algérien paraît donc bel et bien le ventre mou du pays dans lequel circulent des terroristes d’AQMI et des contrebandiers mais aussi des déstabilisateurs étrangers, payés par les Etats du Golfe.
 
Le ministère algérien de la Défense a annoncé avoir déployé des avions de transport militaires et des hélicoptères aux bases de l’extrême sud et a mis en état d’alerte maximum 3 000 hommes des forces spéciales de l’armée et des unités militaires de la sixième, troisième et quatrième région militaire, notamment dans les wilayas de Tamanrasset, Ghardaïa, Biskra, Bechar et Adrar. Certains se demandent, comme de faux naïfs : pourquoi l’Algérie n'avait pas, plus tôt, lutté contre AQMI et la criminalité transnationale ?
 
Pour l’AQMI, il était, sans doute pour elle plus judicieux de refiler le bébé au Mali (consolidation d’un glacis protecteur) et quant à la drogue venue de Guinée-Bissau, elle rapporte forcément beaucoup au passage. N’oublions pas que toutes les productions du pays (l’agriculture étant moribonde) se concentrent actuellement au Sud, au Sahara où se retrouvent toutes les richesses du pays (hydrocarbures, or, fer).
 
En conclusion, s’il est possible d’émettre l’hypothèse que l’enlèvement des diplomates algériens, la proclamation de l’indépendance de l’AZAWAD par un groupe proche d’Alger et la présence d’AQMI et autres groupes islamiques radicaux sont, directement ou indirectement, liés à l’Algérie, la grande puissance régionale du coin, il est indéniable que sur le terrain, l’opération malienne n’est pas seulement une opération montée de toutes pièces par les autorités militaro-civiles algériennes pour redorer leur blason à l’approche des élections législatives en Algérie.
 
Dans ce pullulement de groupes militarisés divers, la situation sur le terrain est bien trop confuse pour ne pas déceler aussi la rivalité de courants servant d’autres intérêts, comme ceux des monarchies du Golfe ou de l’OTAN, dans la perspective d’une déstabilisation cruciale de l’Algérie ou encore, discrètement, des intérêts chinois, dans la perspective d’un contrôle par Pékin du Niger tant convoité.
 
En tout cas, la seule chose assurée, c’est que, en dehors du coup d’Etat qui a ébranlé le pouvoir légitime au Mali, tous les événements qui secouent aujourd’hui le Nord de ce pays sahélien ne sont que la conséquence trouble d’un jeu de domino dangereux engagé par l’Otan, l’Occident et les pays du Golfe dans la région (Tunisie, Lybie, Egypte). En voulant déstabiliser demain l’Algérie, c’est le Maghreb, en tant que bloc institutionnel qui serait alors géopolitiquement menacé en tant que tel. La démarche algérienne pour contrer le terrorisme au Sahel aurait besoin, à la lumière du drame malien, d’une profonde mise à jour de ses tenants et aboutissants, voire même peut-être d’une petite aide de l'ex-mère patrie. Paris ne peut, sans conséquences directes, laisser tomber aujourd’hui Alger.

L'Iran, le Liban, la Syrie, le Soudan et les territoires palestiniens ont été attaqués par le virus FLAME. De par la destination de ce virus, le coupable se dénonce en tant qu'ennemi déclaré dans la guerre cybernétique qu'il entretient.

Le virus Flame attaque l’Internet

6.06.2012, 11:33

Le virus Flame attaque l’Internet

© Collage «Voix de la Russie»
     

Le virus Internet Flame peut être comparé par les dégâts qu’il cause avec le fameux virus Stuxnet. La semaine dernière, les experts russes du Laboratoire Kaspersky, l’un des plus importants développeurs de logiciels antivirus en Europe, ont repéré Flame. Ce virus a déjà contaminé les systèmes informatiques en Iran, au Liban, en Syrie, au Soudan et sur les Territoires palestiniens.

Selon les experts, le développement et le lancement d'un nouveau virus d’une telle force destructrice sur le réseau Internet pourrait être fait uniquement par une organisation qui bénéficierait du soutien du gouvernement. Il y a des spéculations dans les médias que le lancement de Flame serait en réalité une opération d’espionnage cybernétique, ou alors un début d’une guerre cybernétique à grande échelle. Le conseiller principal du siège de la société de recherche en défense informatique britannique Sophos en Amérique du Nord Chester Visnievski a partagé avec La Voix de la Russie son point de vue sur ce problème.

La Voix de la Russie : Que pense Sophos de ce virus ?

Chester Visnievski : Nous pensons, tout comme d’autres experts qu’il s’agit d’un logiciel complexe. Nous sommes en train de l’analyser. Ce virus est extrêmement complexe et de très grande taille, mais il est évident qu'il a été conçu pour détruire un petit nombre d'ordinateurs. Mais je pense que c'est plus intéressant pour les entreprises spécialisées dans les logiciels antivirus, comme nous, ou Kaspersky, que le grand public.

LVdlR : Avez-vous entendu parler de l’hypothèse de Kaspersky Lab que ce virus ferait partie des opérations d'Etat sur l’espionnage cybernétique?

C.V. : Oui, mais il n’y a évidemment aucune preuve de cet argument. Mais nos chercheurs sont d'accord avec le personnel du laboratoire de Kaspersky. Il suffit de jeter un coup d’œil sur le virus pour comprendre que ce programme aurait été financé par l'Eta, car il est trop vaste et trop complexe. Il a été conçu de manière différente, comparé aux logiciels malveillants typiques. Ces derniers volent généralement des informations bancaires. Et ils se ressemblent tous par leur méthode de fonctionnement : ces virus soit préservent l'ordre de frappe du clavier de l’ordinateur, soit prennent carrément en photo l’écran d’ordinateur de l’utilisateur. Cela n’a rien d’extraordinaire : nous nous retrouvons confrontés à ces virus tous les jours. Bien sûr, il y a beaucoup de virus différents, mais partant de la structure, la forme de gestion et de conception du virus, on peut supposer que Flame a été développé par un pays.

LVdlR : S’il s’agit d’un programme du gouvernement, y aurait-t-il un moyen de se protéger contre lui?

C.V. : C'est un problème difficile. Tous les grands Etats du monde sont impliqués d’une manière ou d’une autre dans ces activités. Il est beaucoup plus facile d'exécuter un programme malveillant dans les ordinateurs de votre ennemi que d’y introduire un espion. Donc, pour obtenir des matériaux compromettants potentiels, c’est un outil très efficace pour les gouvernements et les services de renseignement.

En ce qui concerne la protection contre de tels virus – c’est une question très intéressante. Il faut prendre en compte l’énorme quantité de ressources qui sont disponibles pour les États. Grâce aux systèmes les plus répandus et connus de la sécurité informatique, ils testent tout ce qu'ils veulent utiliser contre l'ennemi. Par conséquent, que cela soit nous, Kaspersky, McAfee, ou un autre développeur de logiciels antivirus, qui sont utilisés par les gouvernements et les entreprises comme moyen de défense antivirus, il va falloir dans tous les cas faire beaucoup de contrôles et de tests pour être sûr qu’aucun logiciel antivirus n’est efficace contre ce programme. Nous ne pouvons pas dire non plus que nous soyons impuissants face à de telles menaces, mais il est extrêmement difficile d’y faire face en raison de la nature particulière de ce virus informatique.

Le gouvernement syrien a autorisé plus d'ONG locales à travailler avec les agences des Nations Unies et l'accès à l'aide humanitaire sur 4 grands sites.

La Syrie autorise l'aide humanitaire sur 4 sites (ONU)

 
6.06.2012, 08:29

La Syrie autorise l'aide humanitaire sur 4 sites (ONU)

Photo: EPA
     

 

Les autorités syriennes ont accepté de donner accès à l'aide humanitaire sur 4 grands sites, rapporte l’Agence France Presse.

« Nous aurons une présence à Homs, Idlib, Daraa et Deir Ezzor pour commencer », a déclaré John Ging, directeur de la coordination à l'OCHA (Office des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires), après une réunion à Genève consacrée à l'intensification de l'aide humanitaire aux victimes de la violence dans le pays. Le gouvernement syrien a aussi autorisé « plus d'ONG locales à travailler avec les agences des Nations Unies ».