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06/06/2012

Le Parlement russe adopte la loi sur les meetings. La Russie se modernise en instaurant le système des travaux forcés de 4 heures (existant déjà en Belgique sous l'appellation de travaux d'intérêt général pour désengorger les prisons).

La Douma adopte la loi sur les meetings 

 
6.06.2012, 09:19

La Douma adopte la loi sur les meetings

Photo: RIA Novosti
     

La Douma a adopté en troisième lecture le projet de loi durcissant les amendes pour les infractions pendant les meetings.

Au début il a été proposé que l’amende pour les personnes physiques constitue 1 million de roubles et 1,5 million pour les fonctionnaires. En fin de compte, le montant a été réduit à 300 000 roubles et 600 000 roubles respectivement. Les fonctionnaires seront en plus sanctionnés pour « avoir créé des obstacles à l’organisation ou à la tenue d’une manifestation, ainsi qu’à la participation à un meeting ». Un type de punition nouveau a été introduit : les « travaux forcés » dont la durée ne doit être supérieure à 4 heures par jour.

Le document doit être entériné par le Conseil de Fédération, chambre haute du parlement, qui l’examinera dès aujourd’hui.

11:12 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.ruvr.ru

05/06/2012

L'Organisation de Coopération de Shangaï est assez forte pour contrecarrer les diverses activités subversives dirigées par l'étranger (USA-UE-ISRAEL-OTAN). Mais elle aura du mal à s'adapter aux perfidies des malfrats qui dominent les divers trafics.

OCS: Poutine met en garde contre une intervention de pays tiers

OCS: Poutine met en garde contre une intervention de pays tiers
11:02 05/06/2012
 
MOSCOU, 5 juin - RIA Novosti

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié de contreproductive toute action unilatérale de pays tiers dans la région relevant de la responsabilité de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

"L'OCS a été créée comme structure destinée à assurer la stabilité et la sécurité du vaste espace eurasiatique. Et nous qualifions de contreproductive toute tentative de pays tiers d'entreprendre des démarches unilatérales dans la région de responsabilité de l'Organisation", a écrit le chef de l'Etat russe dans son article pour le journal chinois "Quotidien du peuple", publié en prévision du sommet de l'OCS de Pékin.

Le président russe a en outre salué les contributions des membres de l'Organisation.

"C'est grâce à l'Organisation de coopération de Shanghai, aux efforts de ses membres et à leur coopération avec un large cercle de partenaires étrangers que le taux d'activité terroriste dans la région a diminué. Mais les défis auxquels nous faisons aujourd'hui face deviennent de plus en plus multiformes. (…) Les adeptes du terrorisme, du séparatisme et de l'extrémisme perfectionnent leurs techniques subversives et recrutent dans leurs rangs de nouveaux combattants", a-t-il indiqué.

Selon Vladimir Poutine, le sillage du terrorisme, du trafic et de la vente illicite de drogue est l'un des défis les plus dangereux pour la région.

L'OSC regroupe la Russie, la Chine, la Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, et son sommet aura lieu les 6 et 7 juin à Pékin, en Chine.

La Turquie négocie un virage diplomatique dans la crise syrienne. Elle y est bien forcée par une contestation interne grandissante de cette prise de position alignée sur celle des USA. Mais quel voisin la croira dorénavant? L'Empire ottoman avorté?

Volte-face de la Turquie sur la Syrie ?

04/06/2012

Des indications de plus en plus précises montrent que la Turquie serait en train de réviser radicalement sa stratégie et sa politique dans la crise syrienne, vieilles de 14 mois, mises sur la même ligne que le bloc BAO. Déjà, au début mai 2012, le 7 mai 2012, M K Bhadrakumar jugeait qu’il y avait des signes convaincants de l’évolution de la Turquie…

«What gives cautious optimism is also that Turkey has been “retreating”. Notably, FM Ahmet Davitoglu has retracted from his rhetoric. He probably sensed that he crossed a red line and there has been adverse reaction in the Arab world, which is historically very sensitive about the Ottoman legacy. Besides, within Turkey itself, the government’s Syria policy has come under heavy fire. A Turkish intervention in Syria can be safely ruled out in the absence of a national consensus within Turkey.»

Le 3 juin 2012, une analyse de DEBKAFiles tend à confirmer cette évolution turque. Elle confirme par ailleurs, plus précisément, une sensation ressentie durant la semaine qui a suivi le massacre de Houla, où la Turquie s’est montrée extrêmement discrète, voire dispensatrice d’un silence assourdissant. Dans le concert humanitariste général des “Amis de la Syrie”, dont elle était un des membres les plus actifs (jusqu’à accueillir le club en mars à Istanboul), la discrétion de la Turquie a constitué un évènement remarquable… DEBKAFiles écrit :

«…In an astonishing about face, Turkey has just turned away from its 14-month support for the anti-Assad revolt alongside the West and made common cause with Russia, i.e. Bashar Assad. […]

»Washington, London and Paris began rushing forward contingency plans for this eventuality upon discovering that Ankara had secretly notified leaders of the rebel Free Syrian Army Thursday, May 31 that it had withdrawn permission for them to launch operations against the Assad regime from Turkish soil. It was then realized that Turkish Prime Minister Tayyip Erdogan and his Foreign Minister Ahmet Davutoglu had stabbed Western-Arab Syrian policy in the back and moved over to help prop Assad up at the very moment his regime was on the point of buckling under international after-shocks from the systematic massacres of his own people.

»That day, Erdogan’s betrayal was confirmed when Davutoglu announced over Turkish NTV: “We have never advised either the Syrian National Council or the Syrian administration to conduct an armed fight, and we will never do so.” He added: “The Syrian people will be the driving force that eventually topples the Syrian regime. Assad will leave as a result of the people’s will.” This was precisely the view voiced this week by Russian President Vladimir Putin, when he spoke out against violent rebellion, military intervention and sanctions to topple the Syrian ruler.

»For the time being, the pro-Assad Moscow-Tehran front, bolstered now by Ankara, has got the better of Western and Arab policies for Syria…»

Avant le texte cité plus haut, le 30 avril 2012, le même M K Bhadrakumar, lors d’un séjour en Turquie, appréciait sévèrement la position turque dans la crise syrienne, jugeant catastrophique pour ce pays de “suivre la voie des USA”, et s’interrogeant sur les choix d’Erdogan («Isn’t Turkey following the footsteps of the US — getting bogged down in quagmires some place else where angels fear to tread, and somewhere along the line losing the plot? I feel sorry for this country and its gifted people. When things have been going so brilliantly well, Erdogan has lost his way.»). La surprenante et assez incompréhensible politique syrienne de la Turquie depuis le printemps 2011 (expliquée par certains, et à notre sens d’une façon très acceptable, par des traits de caractère et d’humeur des deux principaux dirigeants turcs, Erdogan et Davutoglu , – voir le 29 février 2012) serait ainsi en train de changer et l’on pourrait à nouveau applaudir à la politique de ce pays, – parce qu’Erdogan aurait “retrouvé sa voie” un instant égaré.

DEBKAFiles parle de “la trahison d’Erdogan”, ce qui est un bon signe d’une certaine assurance qu’on pourrait avoir de la réalité de ce tournant. Il y a eu, ces derniers jours, un regain de déclarations officielles turques fortement en faveur de l’Iran (voir PressTV.com, le 31 mai 2012), et ceci va évidemment avec cela.

Dans tous les cas, on observera le caractère de volatilité extrême de la crise syrienne, avec l’apparente affirmation de “lignes” très affirmées (pro ou anti Assad), mais plutôt comme éléments de communication. Du point de vue de la politique suivie, il existe une réelle fluctuation pour la plupart des pays dont la politique n’est pas fondée sur des choix politiques clairs et explicitées par des arguments convaincants, cela montrant qu’il n’y a pas non plus de leadership politique impératif (notamment, rien de ce point de vue, pour le parti anti-Assad de la part des USA) mais des décisions suivant les perceptions générales, les intérêts, les humeurs et les influences temporaires, et les réactions des uns et des autres vis-à-vis de la pression constante et très puissante du Système. Cela rend compte de la manufacture particulière de la crise syrienne, où les facteurs d’idéologies de communication (humanitarisme, libéralisme interventionniste) et d’artificialité de certains groupes (nombre de groupes “rebelles” formés de toutes pièces, sans racines intérieures) tiennent une place très spécifique, où le caractère politique principal est la création du désordre et l’opposition aux principes structurants. Au reste, il s’agit bien d’une situation très caractéristique, d’une époque évidemment “crisique”, faite quasi exclusivement de crises diverses, où domine la dynamique d’autodestruction du Système.

 

Mis en ligne le 4 juin 2012 à 16H31