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<title>MBM</title>
<description>Echanges continentaux</description>
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<lastBuildDate>Thu, 13 Jun 2013 07:47:48 +0200</lastBuildDate>
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<title>Un livre qui dénonce le passe-temps meurtrier d'un Président Nobel de la Paix. Vous vous ennuyez? Des frissons garantis, surtout le mardi, lorsque Barack tire les cartes (photos) de la victime qu'il décidera officiellement le mardi de liquider.</title>
<link>http://mbm.hautetfort.com/archive/2012/06/13/un-livre-qui-denonce-le-passe-temps-meurtrier-d-un-president.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (MBM)</author>
<category>Livre</category>
<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 11:48:49 +0200</pubDate>
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&lt;div id=&quot;photo_article_details&quot;&gt;&lt;img class=&quot;photos_arrondies&quot; title=&quot;Barak Obama, démocrate et assassin? - Quand la morale des droits de l'hommes fait office de paillasson&quot; src=&quot;http://metamag.fr/photos/drones.jpg&quot; alt=&quot;Barak Obama, démocrate et assassin? - Quand la morale des droits de l'hommes fait office de paillasson&quot; width=&quot;170&quot; height=&quot;222&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;titre_article_details&quot;&gt;&lt;h1&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Barak Obama, démocrate et assassin?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;br /&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff99;&quot;&gt;Quand la morale des droits de l'hommes fait office de paillasson&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Jean Bonnevey &lt;br /&gt;le 12/06/2012 &lt;br /&gt;modifié le 12/06/2012 à 09:18h&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;description_article_details&quot;&gt;&lt;div&gt;On ne versera pas une larme sur les présumés, confirmés ou apprentis terroristes, prématurément ravis à l’affection d’obscurantistes islamistes, par les frappes américaines dans le monde. Cela fait toujours quelques nuisibles en moins. Mais, peut-on approuver l’assassinat politique, quand on se prétend le représentant sur terre des valeurs indépassables de la démocratie et des droits de l'homme? Ce que l’on apprend sur le comportement du président Obama prouve que l’hypocrisie est le moteur des sociétés démocratiques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img src=&quot;http://www.metamag.fr/photos/drones_on.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;none&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La lecture d'un récent article du &lt;em&gt;New York Times&lt;/em&gt; portant sur la &quot;&lt;em&gt;petite activité hebdomadaire&lt;/em&gt;&quot; du président a de quoi surprendre les admirateurs de l'occupant de la Maison Blanche. On y apprend que, tous les mardis, Barak Obama étale, devant lui, des cartes d'un genre très particulier, où figurent les photos et les notices biographiques de terroristes présumés, pour choisir lequel sera la prochaine victime d'une attaque de drone. Et c'est à lui seul qu'il revient de trancher : la probabilité de tuer un proche de la cible ou des civils se trouvant à proximité mérite-t-elle ou non d'interrompre la procédure ? On y apprend, avec force détails, comment Barak Obama gère personnellement la campagne d'assassinats téléguidés.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il ne faut pas être naïf. Ces révélations ne proviennent pas de fuites, mais relèvent d’une opération de communication bien préparée, d’une opération de propagande a but électoraliste. Il s'agit de montrer aux électeurs, à quelques mois de la présidentielle, que le président est un dur et qu'il est efficace. C’était devenu nécessaire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Parce que, ces derniers temps, le locataire de la Maison-Blanche apparaît singulièrement affaibli : il semble impuissant alors que des milliers de personnes se font massacrer en Syrie ; il se fait rouler dans la farine par l'Iran comme en témoigne l'échec des dernières négociations sur le nucléaire à Bagdad. Vladimir Poutine le traite avec mépris en bloquant toute intervention dans ces deux pays et lui a même infligé un camouflet public, en décidant de se faire remplacer, par son Premier ministre Medvedev, lors des derniers sommets du G8 et de l'OTAN.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img src=&quot;http://www.metamag.fr/photos/drone%20charles-krauthammer-wants-to-kill-the-house-and-senate-healthcare-reform-bills1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;none&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Charles Krauthammer&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le chroniqueur conservateur, Charles Krauthammer, condamne vigoureusement la stratégie de lutte contre le terrorisme adoptée par Obama. L'usage massif des drones est en totale contradiction avec l'image de droiture morale que le président affiche, estime-t-il. « &lt;em&gt;Qu'est donc devenu cet artisan de paix, récompensé par un prix Nobel, ce président favorable au désarmement nucléaire, cet homme qui s'était excusé aux yeux du monde des agissements honteux de ces Etats-Unis qui infligeaient des interrogatoires musclés à ces mêmes personnes qu'il n'hésite pas aujourd'hui à liquider? L'homme de paix a été remplacé –juste à temps pour la campagne électorale de 2012– par une sorte de dieu vengeur, toujours prêt à déchaîner son courroux.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;Quel sens de l'éthique étrange. Comment peut-on se pavaner en affirmant que les Etats-Unis ont choisi la droiture morale en portant au pouvoir un président profondément offensé par le bellicisme et la barbarie de George W. Bush et ensuite révéler publiquement que votre activité préférée consiste à être à la fois juge et bourreau de combattants que vous n'avez jamais vus et que peu vous importe si des innocents se trouvent en leur compagnie.&lt;/em&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Voila ce qu'on peut lire dans le livre qui révèle la face cachée d'Obama, &quot;&lt;em&gt;Kill or capture&lt;/em&gt;&quot; de Daniel Klaidman. « &lt;em&gt;C’était un changement peu probable pour l'un des avocats des droits de l'homme les plus respectés de sa génération. A l'Université de Yale, il avait mémorisé les noms et les visages de ses élèves, idéalistes aux yeux brillants qui voulaient utiliser la loi pour améliorer le monde. Maintenant, il étudie les listes soumises par le gouvernement, mémorise des profils de jeunes militants sans regard, et aider à déterminer ceux qui peuvent être mis à mort.&lt;/em&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;img src=&quot;http://www.metamag.fr/photos/drone%20kill.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;none&quot; /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.metamag.fr/photos/drone%20klaidman_daniel.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;none&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Même Marianne en a des frissons. « &lt;em&gt;300 pages d'un récit qui se lit comme un véritable thriller et une pluie de révélations livrées par deux cent témoins privilégiés de l'exercice du pouvoir par le 44ème président des Etats-Unis. Daniel Klaidman, correspondant spécial de Newsweek au Moyen-Orient, est un journaliste d'investigation réputé, couronné par la profession pour sa couverture du 11 septembre 2001 et de ses conséquences. Surtout, c'est l'un des meilleurs spécialistes américains du terrorisme et des questions de sécurité nationale. Et c'est bien pourquoi ce livre commence à produire une onde de choc à travers les médias américains&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;D'emblée, Daniel Klaidman pose la question qui demeure la plus taboue de toutes depuis l'arrivée du successeur de George W. Bush à la Maison Blanche en 2008, à la fois aux Etats-Unis, mais également parmi les puissances occidentales alliées de ce pays: « &lt;em&gt;Barack Obama est-il un idéaliste ou un pragmatique impitoyable? » L'auteur assène sèchement: «Il a promis de fermer Guantanamo, de mettre fin aux interrogatoires coercitifs et aux tribunaux militaires, et de restaurer les principes américains de la justice; pourtant, au cours de son premier mandat, il a fait marche arrière sur chacune de ces promesses, fait monter en puissance la guerre secrète des attaques de drones et les opérations clandestines.&lt;/em&gt; »&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Obama est-il le Poutine de l'Amérique s'interroge le journal? Poutine utiliserait-il des drones contres ses opposants ? On pourrait poser la question différemment: qui du président autoritaire ou du président démocrate a tué le plus d’ennemis par des assassinats ? Il n’y a pas de pouvoir, ni de guerre propre même pour un démocrate, même pour un président &quot;normal&quot;. La preuve par Obama, le saigneur des drones tueurs.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Le désordre généralisé est en route. La guerre s'annonce d'elle-même car le système devient incontrôlable. Les Russes ne sauront plus recourir à la diplomatie. On ne leur laisse plus le choix. Poutine doit appeler à la &quot;mobilisation générale&quot; en Russie.</title>
<link>http://mbm.hautetfort.com/archive/2012/06/13/le-desordre-generalise-est-en-route-la-guerre-s-annonce-d-el.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (MBM)</author>
<category>Echanges continentaux</category>
<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 11:29:29 +0200</pubDate>
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&lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Russie, de la méditation au choix&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;13/06/2012&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;core&quot;&gt;&lt;p&gt;La Russie continue à détenir les cartes maîtresses en Syrie, mais l’on approche du point où ce jeu d’atout risque de n’être plus suffisant, voire de se retourner contre celui qui l’a en mains, parce que l’un des joueurs (le bloc BAO) n’a toujours pas l’intention, et de moins en moins l’intention, et d’ailleurs pas plus la possibilité dans l’&lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-la_raison_devenue_idiote_utile_de_l_affectivit__11_06_2012.html&quot;&gt;état psychologique&lt;/a&gt; où il se trouve, de se conformer aux règles du jeu. D’une façon inéluctablement logique dans ce cas, la situation ne cesse de s’aggraver en Syrie, au point où l’on atteint l'étape où l’ONU peut déclarer que l’état de “guerre civile” caractérise désormais les évènements en cours (&lt;em&gt;Russia Today&lt;/em&gt;, le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.rt.com/news/syria-civil-war-un-669/&quot;&gt;13 juin 2012&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est la situation que nous décrivions dans notre &lt;em&gt;F&amp;amp;C&lt;/em&gt; du &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-m_ditations_de_poutine_04_06_2012.html&quot;&gt;4 juin 2012&lt;/a&gt;. (Le “cas hypothétique sérieux” envisagé comme référence étant la volonté de résistance d’Assad amenant un renforcement constant des pressions du bloc BAO de diverses façons, – l’une des dernières hypothèses en vogue étant un coup d’État contre Assad, – et conduisant effectivement à un état de “guerre civile” que nous semblons avoir atteint. )&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt;Dans ce cas hypothétique sérieux, les efforts des Russes pour tenter de stabiliser la situation sont non seulement voués à l’échec, mais ils vont finir par constituer un handicap de plus en plus grand pour la Russie. Certes, la Russie bénéficie de la position reconnue par tous de “maîtresse du jeu”, ce qui est diplomatiquement avantageux, mais c’est aussi une position qui est peu ou prou d’emprisonnement d’une politique littéralement pathologique du bloc BAO qui exige de la Russie d’être à la fois “maîtresse du jeu” et complètement exécutante du “jeu” du bloc BAO. Des deux aspects de la politique actuelle de la Russie en Syrie, on a vu et l’on comprend que c’est le second aspect qui prend de plus en plus d’importance. La “position avantageuse” risque donc de se transformer en une position extrêmement dommageable pour la Russie…&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si la Russie poursuit ses efforts diplomatiques, ceux-ci sont de plus en plus marqués par un engagement anti BAO (proposition d’une conférence internationale sur la Syrie à laquelle &lt;strong&gt;doit&lt;/strong&gt; participer l’Iran, cela avec l’appui de Kofi Annan et contre le bloc BAO d’une façon générale et robotisée, éventuelles livraisons d’armements utilisables dans la “guerre civile” aux cris d’horreur de &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.guardian.co.uk/world/2012/jun/12/syria-russia-helicopters-civil-war&quot;&gt;Hillary&lt;/a&gt; et des USA dont on connaît la neutralité en la matière). Il s’agit d’une évolution montrant que les Russes envisageraient éventuellement de freiner leur engagement en faveur d’une stabilisation impossible, qui deviendrait un piège. Il y aussi eu la nouvelle selon laquelle ils auraient &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-aggravation_syrienne_et_tribulations_de_la_narrative_11_06_2012.html&quot;&gt;rejeté&lt;/a&gt; sèchement la proposition d’Obama de déployer plusieurs milliers d’hommes en Syrie comme “force d’interposition”, avec comme mission discrète essentielle de surveiller les armes chimiques syriennes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Désormais, une autre situation se fait jour, qui implique la transformation de la crise en une “guerre civile totale”, avec l’extension du conflit hors des frontières syriennes et avec la possibilité d’une intervention du bloc BAO, directe ou indirecte, comme on l'a vu hier (voir le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-sc_narios_d_attaques_et_armes_chimiques_12_06_2012.html&quot;&gt;12 juin 2012&lt;/a&gt;). Cette dernière possibilité (pourtant &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://french.news.cn/monde/2012-06/12/c_131647713.htm&quot;&gt;écartée&lt;/a&gt; officiellement pour l’instant par le département d’État), dans le contexte de l’aggravation du désordre vers la “guerre civile totale” qui semble prendre tout le monde de vitesse, devrait chaque jour perdre de son crédit comme élément décisif, et de plus en plus apparaître comme un facteur de désordre de plus impliquant encore plus le bloc BAO.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quoi qu’il en soit, l’implication du bloc BAO est un fait, et un fait également l’extension en cours de la crise syrienne hors des frontières du pays. C’est un autre facteur que les Russes doivent considérer, et qu’ils doivent considérer comme contribuant à les faire envisager une stratégie différente qui est celle envisagée dans le &lt;em&gt;F&amp;amp;C&lt;/em&gt; du &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-m_ditations_de_poutine_04_06_2012.html&quot;&gt;4 juin 2012&lt;/a&gt; déjà cité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La situation évolue en effet assez vite pour que les Russes se trouvent devant une très sérieuse possibilité d’une situation hors de tout contrôle, face à un bloc BAO dont ils mesurent chaque jour davantage l’absence totale de rationalité dans leur approche de la crise. (Comme nous l’avons largement noté, les seuls experts qui gardent leur raison à Washington, notamment Brzezinski et Kissinger, ne cessent de confirmer cet état des choses. Le vieux Kissinger en est à &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://french.news.cn/chine/2012-06/12/c_131648469.htm&quot;&gt;visiter Pékin&lt;/a&gt;, où il ne manque pas d’informer les Chinois de la triste situation de la politique étrangère de son pays.)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’un autre côté fort bien identifié, les Russes ont reçu des échos de &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-d_construction_de_bilderberg_02_06_2012.html&quot;&gt;la conférence&lt;/a&gt; du Bilderberg de la fin du mois dernier, à Chantilly, en Virginie. Ces échos concernent l’attention qui a été notamment portée à la situation en Russie et, dans ce cadre, à la possibilité d’actions de déstabilisation de ce pays conformément aux méthodes désormais classique d’“&lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-l_trange_rencontre_poutine-donilon_11_05_2012.html&quot;&gt;agression douce&lt;/a&gt;”, dont l’ambassadeur US à Moscou &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-l_opposition_russe_chez_elle_l_ambassade_us_09_05_2012.html&quot;&gt;McFault&lt;/a&gt; est l’un des grands organisateurs. La présence de trois personnalités russes de l’opposition à la conférence, la connaissance que l’on a de leurs liens directs et constants avec McFault, conduisent à faire penser que l’idée générale d’une attaque du type “agression douce” est plus que jamais dans les projets du bloc BAO, dans les parties de l’administration et de la bureaucratie US engagées dans ce sens. Sur &lt;em&gt;Strategic Culture.org&lt;/em&gt; (le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.strategic-culture.org/news/2012/06/09/bilderberg-conference-plots-more-turmoil-in-russia.html&quot;&gt;10 juin 2012&lt;/a&gt;), Wayne Madsen, journaliste en général bien informé et qui suit le Bilderberg pour ses retombées politiques plus que pour ses aspects structurels et opérationnels fondamentaux, consacre une part importante de son rapport sur la conférence à cette présence…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt;This year’s Bilderberg conference featured three guests from Russia. However, unlike the “establishment” figures from Western nations, including the United States, Britain, Germany, France, and Canada, two of the three Russians represented the anti-Valdimir Putin opposition. Present at Bilderberg 2012 were Anatoly Chubais and Garry Kasparov, leading anti-Putin Russian politicians.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;Chubais is reviled among a majority of Russians for shepherding the wholesale privatization of Soviet and Russian Federation state enterprises under the administration of President Boris Yeltsin and Prime Minister Viktor Chernomyrdin. The chief benefactors of the privatization were a handful of Russian entrepreneurs who soon became billionaire oligarchs. Many of these oligarchs soon found themselves in prison in Russia or in exile in Britain and Israel to avoid prosecution in Russia. Today, Chubais is the head of Rusnano, a leading Russian nanotechnology firm.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;At the Chantilly conclave, Chubais rubbed shoulders with the robber barons of Wall Street, including former Goldman Sachs and Citigroup senior executive and Bill Clinton Treasury Secretary Robert E. Rubin, Goldman Sachs International Chairman Peter Sutherland, Kohlberg Kravis Roberts &amp;amp; Company co-chairman Henry Kravis and former Obama Office of Management and Budget director and current Citigroup vice chairman Peter Orszag.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;Chubais has also held meetings with the U.S. ambassador to Russia Michael McFaul. McFaul has, like a number of new breed activist U.S. ambassadors, grossly interfered in the domestic affairs of the country to which he is posted. After one recent meeting with Chubais, McFaul publicly complained that Russian Russian NTV journalists were waiting for him as he departed the from the meeting. Displaying all the signs of a paranoid conspiracy theorist, McFaul bellyached that his email and phone calls were being eavesdropped upon by the Russian press thus giving the media a heads up as to his daily itinerary.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;Kasparov, the leader of the United Civil Front of Russia, and his colleague Boris Nemtsov are leading members of the Russian opposition to Putin. McFaul has openly championed the opposition cause. Moreover, Nemtsov is an old political ally of Chubais. Chubais, Kasparov, and Nemtsov represent the “neo-liberal” political ideology that is supported by the likes of international stock and currency speculator and multi-billionaire George Soros. Neo-liberals, if they were to come to power in Russia, would transform Russia into a nation totally dependent on the dictates and whims of the financial elites of New York, London, and Frankfurt. It is apparent that given the representation of bankrupted European nations at Bilderberg 2012, Chubais and Kasparov would relish a Russia forced to impose strict austerity measures on its citizens on the orders of the global banking elites, turning Russia into another Greece, Spain, and Ireland.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout cela se place à l’heure d’une manifestation de l’opposition en Russie, hier, dont le &lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt; rend compte ce &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.guardian.co.uk/world/2012/jun/12/russia-protests-against-vladimir-putin&quot;&gt;13 juin 2012&lt;/a&gt;, d’une façon évidemment élogieuse en dissimulant mal sa jubilation libérale et démocratique, et en plaçant son article, – “acte manqué” ou pas, mais révélateur sans aucun doute, – dans la même rubrique que les évènements de Syrie. Cette manifestation rappelle à tous, et à Poutine en premier, que la continuité de l’“agression douce” n’est pas une construction de l’esprit. Ainsi le rapprochement que fait le &lt;em&gt;Guardian&lt;/em&gt; dans sa mise en page est évidemment dans l’esprit des dirigeants russes : l’“agression douce” contre la Russie est, d’ailleurs selon la logique de la “”, dans la même séquence d’évènements que la “guerre civile totale” en Syrie, et relève de la même volonté d’entropisation du monde dispensée par le dynamique du Système, dont le bloc BAO est le relais. Il serait totalement irresponsable de n’y pas voir une poussée fondamentale, dissolvante, dans une dynamique de surpuissance et d’autodestruction qui semble parvenir au stade ultime de son accomplissement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;…C’est un facteur déterminant pour le jugement russe des évènements en Syrie. La bataille pour la déstabilisation semble, non pas perdue, mais d’une façon différente, tout simplement dépassée, &lt;em&gt;irrelevent&lt;/em&gt; comme disent les Anglo-Saxons. Le facteur le plus stupéfiant dans ces constats, c’est la vitesse des évènements, l’&lt;strong&gt;accélération&lt;/strong&gt; du temps historique, ou désormais métahistorique, qui fait des crises en cours des brandons enflammés répandant partout, et également dans les psychologies, le feu de la déstabilisation. En ce sens, le temps de la méditation, pour les Russes et Poutine, est sur le point d’être dépassé, et annonçant le temps du choix… D’ailleurs, il n’y a pas de choix.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Désormais, les Russes sont conduits à abandonner de plus en plus leur rôle sans espoir de “stabilisateurs” de la crise syrienne et d’envisager d’y participer en cherchant la façon la plus habile et la moins risquée pour eux. De ce point de vue, l’intérêt des Russes devient de laisser faire, sinon de favoriser l’extension de la crise syrienne hors de la Syrie, au reste de la région, pour impliquer principalement le bloc BAO dans le désordre, – ce qui serait le cas, lorsque les incendiaires type Qatar et Arabie seraient eux-mêmes touchés (les dirigeants saoudiens vivent dans &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.presstv.ir/detail/2012/06/12/245823/saudi-family-concerned-about-revolution/&quot;&gt;cette hantise&lt;/a&gt;). C’est une façon d’affaiblir le Système, ou plutôt d’accélérer son processus d’autodestruction, qui permet également d’affaiblir ou de contrecarrer ses tentatives d’“agression douce” en Russie même.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais il y a tout de même un choix, qui est le choix suprême, pour Poutine, s’il a bien pris la mesure de la réalité générale de cette situation de dissolution en marche et d’autodestruction du Système. Ce choix, c’est celui de rendre public ce constat. Il s’agit alors d’un appel à la mobilisation générale de la population russe, fondé sur le patriotisme et la résistance structurelle, – résistance des structures, fondée sur les principes qui les soutiennent, – face à la subversion du Système. Nous avons cette idée depuis un certain temps pour la Russie (voir le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-la_voix_de_gorbatchev_et_la_situation_russe_08_12_2011.html&quot;&gt;8 décembre 2011&lt;/a&gt;), et nous nous y tenons. C’est la seule voie assurée de résistance efficace à l’“agression douce” qui est déjà en cours, et même la voie d’une participation active au processus d’autodestruction du Système.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mis en ligne le 13 juin 2012 à 10H54&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Chronique économique et financière hebdomadaire de Pierre Jovanovic. Lancement d'un nouveau Swift par la Chine. Nouvelle tentative de liquider froidement Chavez.</title>
<link>http://mbm.hautetfort.com/archive/2012/06/12/chronique-economique-et-financiere-hebdomadaire-de-pierre-jo.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (MBM)</author>
<category>Echanges continentaux</category>
<category>Economie/Finances</category>
<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 11:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ce4631;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ce4631;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;LA CIA EN ACTION... SUR CHAVEZ&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ce4631;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #e19117;&quot;&gt;&lt;strong&gt;du 11 au 15 juin 2012 &lt;/strong&gt;:&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt; La CIA a pour ordre de dégager Hugo Chavez de son poste. Eh bien, le PDG de la Banque Mondiale, Robert Zoellick a carrément annoncé que &quot;&lt;em&gt;les jours du gouvernement Chavez sont comptés et que sans son soutien, les gouvernements de Cuba et du Nicaragua auraient du mal à se maintenir&lt;/em&gt;&quot;. Et qu'est-ce qui lui permet d'être aussi sûr, hormis une note de la CIA sur son bureau??? lui demandant de se préparer à intervenir? La CIA n'en est plus à son coup d'essai. Au 248e elle va finir par y arriver. &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://french.irib.ir/info/international/item/193360-zoellick-bm-pr%C3%A9dit-que-les-jours-du-gouvernement-chavez-sont-compt%C3%A9s&quot; target=&quot;nex&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;Lire ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;. &lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Revue de Presse par Pierre Jovanovic © &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jovanovic.com/blog.htm&quot; target=&quot;new&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;www.jovanovic.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; 2008-2012&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Le livre &quot;Blythe Masters&quot; &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;javascript:call_hermes('');&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;via le site éditeur.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; &lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Envoyez ce lien &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;mailto:---@-----?subject= www.jovanovic.com/blog.htm &amp;amp;Body= Le Blog de Pierre Jovanovic :  http://www.jovanovic.com/blog.htm&quot; target=&quot;www.jovanovic.com&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;à votre banquier et à tous vos amis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Vous soutenez cette revue de presse en précommandant &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/fjeva.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;mon prochain livre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Le livre qui a tout lancé: &quot;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/ws777.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;777, la chute de Wall Street et du Vatican&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&quot;! Vos &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/index.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;critiques sont ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;, la &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/DATA/777couve.jpg&quot; target=&quot;new&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;4e de couve ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Lire absolument &quot;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lejardindeslivres.fr/dollar.htm&quot; target=&quot;new&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;L'Effondrement du Dollar et de l'Euro, et comment en profiter&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&quot; le livre best-seller de James Turk. 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ZH nous dit aussi que &quot;&lt;em&gt;huge demand in China came yesterday with data showing that Hong Kong shipped 101.768 kilograms of gold to mainland China in April, up 62% on the month... - marking the second-highest monthly exports ever. While demand from India continues it has fallen from the record levels recently but demand from other Asian countries is robust with reports of demand in Thailand, Vietnam, Malaysia and Indonesia&lt;/em&gt;&quot;. Ceci vous montre au passage que le cours de l'or est faussé. Remerciez Blythe grâce à qui vous pouvez encore acheter à des prix raisonnables... On peut la voir sous un bon côté finalement. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jovanovic.com/blog.htm&quot; target=&quot;new&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3; font-family: Tahoma; font-size: medium;&quot;&gt;www.jovanovic.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: medium;&quot;&gt; 2008-2012&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Le livre &quot;Blythe Masters&quot; &lt;a href=&quot;javascript:call_hermes('');&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;via le site éditeur.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Envoyez ce lien &lt;a href=&quot;mailto:---@-----?subject= www.jovanovic.com/blog.htm &amp;amp;Body= Le Blog de Pierre Jovanovic :  http://www.jovanovic.com/blog.htm&quot; target=&quot;www.jovanovic.com&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;à votre banquier et à tous vos amis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Vous soutenez cette revue de presse en précommandant &lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/fjeva.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;mon prochain livre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Le livre qui a tout lancé: &quot;&lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/ws777.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;777, la chute de Wall Street et du Vatican&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&quot;! Vos &lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/index.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;critiques sont ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, la &lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/DATA/777couve.jpg&quot; target=&quot;new&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;4e de couve ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Lire absolument &quot;&lt;a href=&quot;http://www.lejardindeslivres.fr/dollar.htm&quot; target=&quot;new&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;L'Effondrement du Dollar et de l'Euro, et comment en profiter&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&quot; le livre best-seller de James Turk. 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Résultat, ne voulant pas se retrouver dans la même situation, la Chine a décidé de lancer son propre système, merci à notre lecteur Mr Bastide: &quot;&lt;em&gt;La Chine prévoit de lancer son propre système swift en juillet 2012 comme vous pouvez &lt;a href=&quot;http://canadanewslibre.com/2012/04/26/soon-near-you-gold-as-money-and-a-new-swift-system/&quot; target=&quot;New&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;le voir ici sur Canada News Libre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Il semble bien que tout ce que les Américains essayent de faire à l'Iran se retourne contre eux car: 1) le blocus financier aura duré peu de temps (si cette info est exacte); 2) ils se retrouvent avec un concurrent qui de plus ne les laissera pas accéder aux informations comme c'est le cas actuellement pour l'UE car nos dirigeants nous ont vendu aux USA&lt;/em&gt;&quot;. Eh bien, voilà une bonne nouvelle, se libérer du diktat télécom-bancaire des US. Revue de Presse par Pierre Jovanovic © &lt;a href=&quot;http://www.jovanovic.com/blog.htm&quot; target=&quot;new&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;www.jovanovic.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; 2008-2012&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Le livre &quot;Blythe Masters&quot; &lt;a href=&quot;javascript:call_hermes('');&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;via le site éditeur.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Envoyez ce lien &lt;a href=&quot;mailto:---@-----?subject= www.jovanovic.com/blog.htm &amp;amp;Body= Le Blog de Pierre Jovanovic :  http://www.jovanovic.com/blog.htm&quot; target=&quot;www.jovanovic.com&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;à votre banquier et à tous vos amis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Vous soutenez cette revue de presse en précommandant &lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/fjeva.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;mon prochain livre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;—&lt;/strong&gt; Le livre qui a tout lancé: &quot;&lt;a href=&quot;http://jovanovic.com/ws777.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #117ae3;&quot;&gt;777, la chute de Wall Street et du Vatican&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&quot;! 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<title>La diplomatie stratégique des USA n'a toujours pas rangé ses sabots dans la remise de Camp David. Ainsi, l'éléphant de Washington, sous les traits de Panetta, a une nouvelle fois renversé et brisé quelques porcelaines en Inde. Pour rien... ridiculisé.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MBM)</author>
<category>Echanges continentaux</category>
<pubDate>Tue, 12 Jun 2012 10:34:29 +0200</pubDate>
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&lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notes sur le sommet de l’OCS, de Pékin à Delhi&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;11/06/2012&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;core&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3624157&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://mbm.hautetfort.com/media/02/01/2883753407.jpg&quot; alt=&quot;dedefensa.org&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nos “cousins d’Amérique” ont le sens du &lt;em&gt;timing&lt;/em&gt;, en général en &lt;em&gt;rangers&lt;/em&gt; de forces spéciales plutôt qu’avec leurs gros sabots, pour situer l’esprit. Pour le tintamarre, c’est au moins la même chose.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi n’est-ce pas un hasard si la visite de Leon Panetta, le secrétaire à la défense US, à La Nouvelle Delhi, les 5-7 juin, a bruyamment coïncidé, 1) avec le sommet Hu-Poutine à Pékin, les 5-6 juin, et 2) avec le sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS, ou SCO), les 7-8 juin à Pékin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans tous les cas, ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd, dans le chef de notre ami M K Bhadrakumar, le diplomate indien devenu chroniqueur. Il consacre un article à la visite de Panetta, le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://indrus.in/articles/2012/06/07/panettas_visit_works_to_indias_advantage_15929.html&quot;&gt;7 juin 2012&lt;/a&gt; dans &lt;em&gt;Russia &amp;amp; India Report&lt;/em&gt;. Ce pourrait aussi bien être un article sur le sommet de l’OCS à Pékin.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Washington fait du &lt;em&gt;shopping&lt;/em&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;M K Bhadrakumar n’aime pas les USA et leur politique. Il a une vision résolument multipolaire du monde, il croit au poids stratégique de son pays, à la persistance des liens fermes et résolus entre l’Inde et la Russie, à l’amélioration des liens stratégiques entre l’Inde et la Chine. Il abhorre l’“&lt;em&gt;industry of regime change&lt;/em&gt;”, comme les spécialistes des relations publiques idéologisées de Washington nomme cette bouillie pour les chats semeuse de désordre qui va de la fomentation des “révolutions de couleur” aux assauts aveugles contre la Libye et la Syrie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’habitude, quand quelque chose se passe entre Washington et Delhi, M K Bhadrakumar fulmine parce qu’il voit la direction politique indienne s’incliner devant les pressions US. Cette fois, avec la visite de Panetta, il contient difficilement son exultation, au travers d’une ironie permanente aux dépens de la partie US, tout au long de son texte. M K Bhadrakumar est content du travail de la direction indienne.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Des questions de sécurité&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Mais d’abord, que s’est-il passé à Pékin ? On a resserré les rangs et ouvert les perspectives de l’OCS, en parlant notablement des questions de sécurité même si l’on nie en parler beaucoup.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;• L’OCS s’est regroupé dans des dispositions politiques et de sécurité qui vont dans une ligne connue, antiaméricaniste et, par conséquent, antiSystème : préoccupation du développement du système antimissile US ; opposition à toute idée d’intervention militaire étrangère en Syrie; condamnation de toute tentative d’attaque de l’Iran.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;• Un statut d’observateur a été donné à l’Afghanistan, et un statut de “partenaire de dialogue” a été donné à la Turquie. Ces statuts sont plus que des formules de &lt;em&gt;décorum&lt;/em&gt; sans conséquence. Ils constituent éventuellement les pas préliminaires vers une participation complète, et le statut d’observateur (qui est d’ores et déjà accordé notamment à l’Inde, au Pakistan et à l’Iran) implique des interventions (discours) des représentants des pays observateurs au Sommet annuel. Les textes du sommet ne manquent pas de préciser que la Turquie est membre de l’OTAN, et le premier membre de l’OTAN à avoir des liens formels avec l’OCS. D’autre part, l’Afghanistan et la Turquie dans le cadre de l’OCS, cela signifie un élargissement de l’organisation vers le Sud-Ouest, vers le Moyen-Orient, aux périphéries instables du Système (bloc BAO) et en établissant un lien avec l’Iran, qui n’apparaît plus comme un partenaire de dehors, hors de l’orbite naturel de l’OCS.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;La “forteresse de sécurité”&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Le président chinois Hu a affirmé que l’OCS était devenue «&lt;em&gt;une forteresse de sécurité régionale et et de stabilité, et une force de développement économique régional&lt;/em&gt;». Le mot “forteresse” va bien avec “sécurité”, et, sans doute, cette convergence illustre bien ce qui pourrait être la principale décision du Sommet de Pékin. Il s’agit d’une décision donnant plus de souplesse et de disponibilité à l’OCS en prévoyant des réunions d’urgence selon les situations de l’un ou l’autre de ses membres, autant que selon la situation générale. Il s’agit d’une adaptation à la &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_la_dissolution_du_pouvoir_politique_ddecrisis_14_06_2010.html&quot;&gt;structure crisique&lt;/a&gt; des relations internationales, montrant que l’OCS est conduit par les circonstances à chercher à mieux s’adapter aux grands évènements déstabilisateurs du monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;…Pour autant, l’OCS, dans tous les cas ses principaux membres, prennent garde à ne pas laisser penser que cette organisation devient pour autant une alliance politico-militaire. On sens là la réticence, surtout chinoise, à trop s’engager dans un processus pouvant entacher en quoi que ce soit la souveraineté nationale. D’où la déclaration de l’ambassadeur permanent de Russie à l’OCS, le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.itar-tass.com/en/c32/443417.html&quot;&gt;9 juin 2012&lt;/a&gt; (Tass) : «&lt;em&gt;The Shanghai Cooperation Organization (SCO) has no plans to become a military-political alliance.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour autant, l’on détaille les circonstances et les dispositions des nouvelles décisions de fonctionnement qui ont été prises…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt;The envoy marked that at the SCO summit in Beijing corrections were made in the provision on political-diplomatic measures of reaction in connection with the changing situation in the world. Focusing on possible kinds of reaction he mentioned, in particular, the convocation of special sessions, the dispatch of missions to look into the reason behind the developments, humanitarian and economic aid to the injured state, evacuation of people. So, a new version of the provision was drawn up “so that these measures could be used within a very short period of time,” the diplomat explained. “But these measures can be applied only with the consent of the injured state,” Barsky summed up…&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Critiques iraniennes&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Parmi les amis, tout le monde n’est pourtant pas satisfait du rythme d’évolution de l’OCS. Il se pourrait bien que ce soit le cas de l’Iran, si l’on considère, comme nous nous y risquons, que la longue analyse de l’expert iranien Hassan Beheshtipour (sur &lt;em&gt;PressTV.com&lt;/em&gt;, le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.presstv.ir/detail/2012/06/09/245382/sco-in-need-of-a-new-identity/&quot;&gt;9 juin 2012&lt;/a&gt;) représente une appréciation correspondante effectivement au sentiment iranien. La critique porte sur le fait que l’OCS ne va pas assez vite, ne s’affirme pas dans une “identité forte”, en tant que telle (sous-entendu, comme contrepoids de l’OTAN).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette critique n’est pas vraiment justifiée, ne serait-ce que parce que l’exemple &lt;em&gt;a contrario&lt;/em&gt; donné n’est pas convaincant. L’OTAN n’a pas d’identité propre, c’est un instrument des USA, forgée durant plus de soixante années d’influence, de corruption, de pénétration, etc. L’OTAN manque de souplesse, n’a aucune capacité d’adaptation, n’est capable d’aucune initiative. Ce qui est en jeu, en réalité, c’est la domination des USA sur les autres, de la part d’une puissance qui est maîtresse dans l’influence et dans la corruption. Rien de semblable dans l’OCS, où les plus puissants sont de statut égaux, où les souverainetés sont respectées… Ce dont a besoin l’OCS, c’est effectivement d’une plus grande capacité de réaction, et d’affirmation hors de l’axes Est-Ouest/Chine-Russie, trop régional. Les mesures décidées ci-dessus vont dans ce sens.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Adhésion iranienne&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Mais l’on comprend la logique de l’analyse de Hassan Beheshtipour. Il s’agit d’abord de plaider pour une dynamique qui impliquerait &lt;strong&gt;nécessairement&lt;/strong&gt; l’acceptation d’une adhésion complète de l’Iran dans l’OCS. C’est évidemment ce que Hassan Beheshtipour nomme “une nouvelle identité” de l’OCS, – ce qui est d’ailleurs expressément écrit dans les dernières lignes de conclusion… «&lt;em&gt;It seems though that the SCO can assume a new identity by agreeing to the membership of countries like India, Iran, Pakistan, Afghanistan and Mongolia.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voici la conclusion de Hassan Beheshtipour : «&lt;em&gt;Iran expressed readiness to become a member state of the SCO a few years ago but the organization is yet to agree to the request…&lt;/em&gt; […] &lt;em&gt;…Iran's membership in the SCO has opponents and proponents within the organization as well. For instance, Russia announced in its latest reaction that Iran cannot join the SCO as long as its nuclear issue has not been resolved. In other words, resolutions against Iran bar its membership. It seems, however, that such policy is only an excuse since there is no article in the resolutions that would bar Iran's membership in the SCO.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;Furthermore, both China and Uzbekistan had earlier opposed Iran's membership in the SCO, a fact which indicates that there are two views with respect to the issue. The first view belongs to those countries that support Iran's membership like Tajikistan, Kyrgyzstan and Kazakhstan and, on the other side, there are those like Uzbekistan, Russia and China that under different pretexts oppose Iran's membership. It seems though that the SCO can assume a new identity by agreeing to the membership of countries like India, Iran, Pakistan, Afghanistan and Mongolia.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Les exigeantes “propositions” US&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Ainsi revenons-nous au cas indien, tel que le présente M K Bhadrakumar à la lumière de la visite du secrétaire à la défense US. Panetta est venu présenter aux Indiens le grand projet de l’administration Obama, qui est de modifier fondamentalement la stratégie des USA, de l’Atlantique vers le Pacifique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt;America is at a turning point. After a decade of war, we are developing a new defense strategy – a central feature of which is a ‘rebalancing’ toward the Asia-Pacific region. In particular, we will expand our military partnerships and our presence in the arc of extending from the Western Pacific and East Asia into the Indian Ocean region and South Asia.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;M K Bhadrakumar note que Panetta n’a pas pris de gants. Peu lui importe que l’Inde soit une “puissance émergente” qui a sa propre vision du monde, qu’elle entend aménager ses rapports avec ses voisins, etc. ; tout doit s’effacer devant la grande vision stratégique des USA, qui n’est après tout, pour l’Inde elle-même, qu’une resucée de ce qui fut dit, de façon assez grotesque, &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-voulez-vous_devenir_une_grande_puissance_au_xxie_siecle_26_03_2005.html&quot;&gt;en 2005&lt;/a&gt; : l’Inde sera une grande puissance, sous la supervision des USA, et entièrement tournée contre le danger chinois, à l’image de la nouvelle stratégie US.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La réaction directe, du point de vue stratégique, des Indiens, notamment par le biais du ministère de la défense, a été assez réservée pour parler d'une façon diplomatique, c'est-à-ditre clairement hostile. Les Chinois n’ont pas manqué de le noter, ce qui conduit à citer l’agence &lt;em&gt;Xinhua&lt;/em&gt;, le &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://french.news.cn/monde/2012-06/07/c_131638230.htm&quot;&gt;7 juin 2012&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt;L'Inde a appelé les Etats-Unis à “réajuster” leur nouvelle stratégie dans la région Asie-Pacifique… &lt;/em&gt; […] [Lors de discussions avec Leon Panetta, le ministre de la défense indien A.K. Antony] &lt;em&gt;“a mis l'accent sur la nécessité qu'il y a de renforcer l'architecture multilatérale en matière de sécurité dans la région Asie-Pacifique et d'avancer à un rythme qui soit confortable pour tous les pays concernés”.&lt;/em&gt; […],&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;La raison pour laquelle New Delhi s'inquiète de la nouvelle stratégie de défense américaine axée sur l'Asie-Pacifique est qu'elle “pourrait conduire à une militarisation accrue de son voisinage”, peut-on lire par ailleurs dans le journal indien The Tribune.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Le choix de l’Inde&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Dans son analyse, M K Bhadrakumar Met tout son soin à mettre en parallèle chaque initiative ou offre de Washington avec des évènements assez similaires, entre l’Inde et la Chine, ce qui présente ainsi une curieuse situation de parallélisme. Les Indiens accueillent avec intérêt certaines propositions US, tout en concluant qu’ils laisseront voir venir car c’est ainsi qu’il faut traiter les promesses US (surtout lorsqu’elles portent sur la question des transferts de technologies, qui en sont restées au stade théorique alors que les Indiens attendaient des choses concrètes). D’autre part, ils se réjouissent fortement de certaines initiatives et perspectives sino-indiennes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt;Significantly, New Delhi also received a tantalizing overture from China on Wednesday&lt;/em&gt; [&lt;em&gt;6 June&lt;/em&gt;]&lt;em&gt;. According to the Indian briefings, the Chinese vice-premier Le Keqiang pledged to the visiting Indian external affairs minister S. M. Krishna in Beijing to “work together with India to maintain strategic communication, improve political mutual trust, and appropriately address disputes and safeguard the peace and tranquility in border areas to advance the bilateral relationship to a new phase.” In response, Krishna vowed that the Sino-Indian relationship is one of the most important bilateral relationships in the world. These are indeed big statements – coming from Li, who is widely regarded as the likely nominee to replace Wen Jiabao, and from Krishna who would have known that Panetta met with the Indian prime minister Manmohan Singh just the previous day.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;India faces a choice: be a cog in the wheel of the US’ Asia-Pacific strategy or be a wheel by itself with a dynamics of its own. The choice is going to be rather easy for the Indian policymakers to make.&lt;/em&gt; […] &lt;em&gt;It might seem a battle for India’s soul has begun, but actually that isn’t the case. The Indian policymakers do not need America’s South Asia hands to educate them in Sinology. On the contrary, they have a mind of their own and are clear about India’s priorities. They are also skilled enough in international diplomacy to leverage advantages for India in a fluid international situation…&lt;/em&gt; […]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;Clearly, Washington chose an awkward moment to announce its “rebalancing” to Asia. India is going to be cautious about the US enterprise to rally the Asian nations and with the hope of arresting the decline in its influence and to counter the cascading influence of China. India will be chary of identifying with such a plank with overt or covert “anti-China” orientation. Apart from the centrality that India traditionally attaches to strategic autonomy in the core areas of its foreign and security policies, one compelling factor in the near term is going to be the imperatives of India’s economic development. India cannot and will not offend China at a juncture when China could help it with its economic development.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;De Delhi à Pékin…&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Ainsi vient la conclusion de M K Bhadrakumar qui, par le changement de décor et de circonstances qu’elle nous propose, dit tout de son sens. Pendant que les délégués de l’américanisme triomphant poursuivaient leur conquête de l’Inde acquise d’avance, l’essentiel se passait, pour l’Inde, à Pékin, au Sommet de l’OCS…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&lt;em&gt;…In geopolitical terms, what stands out in the final reckoning as Panetta left Delhi today is the alacrity with which India has transferred the “synergy” from this latest US-India discourse to Krishna who attended the Shanghai Cooperation Organization’s [SCO] summit in Beijing.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;»&lt;em&gt;Addressing the SCO summit meeting on Thursday, Krishna said, “The most important security challenge we face today relates to Afghanistan, which lies in the heart of Asia and is a bridge, connecting not just Central and South Asia but also Eurasia and the Middle East. The SCO provides a promising alternative regional platform to discuss the rapidly changing Afghan situation.” Things have never been spelt out so directly and with such clarity by India in regard of the SCO’s role in Afghanistan. And it comes at a juncture when the SCO’s new motto is that the initiative for finding solution to the problems of the region should invariably lie with the countries of the region.&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Involontairement, les USA haussent le débat&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Peut-être l’affaire Panetta-Inde est-elle une réponse aux préoccupations de l’Iran, indirectement si l’on veut. Le refus indien du fondement des propositions US qui sont d’intégrer l’Inde dans la nouvelle stratégie américaniste en Asie, tend, par effet contraire naturel, à rapprocher décisivement l’Inde de la Chine. Si l’on se place en effet de ce point de vue de la grande stratégie que l’initiative US met évidemment à l’ordre du jour, l’entente entre l’Inde et la Chine dans ce contexte, dans la forme des relations, peut se faire beaucoup plus aisément. A côté de leurs éventuels différends régionaux, leur position régionale proche autant que la façon dont ils envisagent les relations de puissance à puissance, les poussent naturellement à l’arrangement commun lorsqu'il s'agit de grande stratégie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si l’on se place alors dans le cadre plus large de l’OCS, on peut considérer que l’évolution décrite ci-dessus conduit à réduire, sinon à supprimer à terme assez court le principal obstacle à l’adhésion complète de l’Inde à l’OCS. Jusqu’ici, parmi les deux grandes puissances de l’OCS, la Russie s’est montrée très favorable à l’adhésion complète que sollicite l’Inde, tandis que la Chine se montrait plutôt réticente ; à cet égard, les Russes avaient une vision stratégique plus large, au niveau de celle des USA avec leur nouvelle initiative, tandis que la Chine en restait à une appréciation plus régionale. Les derniers développements de Delhi, avec la visite en très sérieuse demi-teinte de Panetta, doivent changer la perception de la Chine, à la fois vis-à-vis de l’Inde comme on l’a vu, à la fois vis-à-vis de la forme et du statut de l’OCS (et, à ce moment, vis-à-vis de l’adhésion de l’Inde).&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Le truc de l’éléphant au milieu de la porcelaine&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;On peut dire, de ce point de vue, que la coordination du voyage de Panetta à Delhi et du Sommet de l’OCS à Pékin a eu un effet contre-productif. Cela n’a rien pour surprendre lorsque les USA prennent ce genre d’initiative. Ils abordent le problème considéré en le haussant au niveau le plus haut, là où se trouvent leurs prétentions stratégiques habituelles. L’on découvre aussitôt que ces prétentions impliquent nécessairement l’abaissement, l’alignement et la subjugation des puissances dont ils veulent faire leurs “partenaires”, – et ce fut le cas pour l’Inde. Dans cette sorte d’occurrence, les USA ont un art de la manœuvre qui fait penser à l’éléphant au milieu de la porcelaine.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans aborder directement le problème, le Sommet de l’OCS ne pouvait pas ne pas être touché par cette atmosphère traînée avec eux par les USA. Au contraire de contrecarrer le Sommet de l’OCS, l’intervention US en Inde a éclairé la nécessité que l’OCS s’oriente vers une dimension de grande stratégie, vers un statut d’alliance plus affirmée. Cela ne fut pas dit complètement en ces termes bien que certaines initiatives y font penser, mais l’on y pensera de plus en plus, et vite.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Un axe naturel pour une orientation stratégique&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Dans ce cas, l’OCS doit évoluer pour trouver son axe naturel d’orientation stratégique. La proximité plus grande avec l’Inde, chose qui va s’imposer naturellement, commence à faire pivoter cet axe. Ce mouvement est évidemment dans le sens de ce que l’Iran réclame.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De même, les pressions US sur l’Iran, par l’intermédiaire de la crise syrienne, la décision russe, autant que chinoise, que l’Iran est un acteur essentiel de la résolution de la crise syrienne, tendent à faire sortir l’Iran du ghetto de la question nucléaire où se pays se trouve depuis plusieurs années… Avec la crise syrienne et l’“équipe” de facto formée entre l’Iran et la Russie (avec la Chine en arrière-plan), mais aussi avec &lt;a class=&quot;gen&quot; href=&quot;http://www.dedefensa.org/article-volte-face_de_la_turquie_sur_la_syrie__04_06_2012.html&quot;&gt;le changement&lt;/a&gt; de position de la Turquie sur la question syrienne et le rapprochement turc de l’Iran, c’est tout le dossier de l’adhésion complète de l’Iran à l’OCS qui devrait être perçu comme étant sur la voie de changements importants.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les évènements imposent leurs priorités. Ils poussent, non pas à une “identité” de l’OCS comme le réclame Hassan Beheshtipour, mais plus simplement à une nouvelle géométrie, une géométrie de crise avec une extension nécessaire vers le sous-continent asiatique et le Moyen-Orient. Il tend également à susciter des regroupements de crise, à regrouper les pays qui se trouvent plus ou moins bousculés ou mal à l’aise avec les prétentions des USA et du bloc BAO.&lt;/p&gt;&lt;h3&gt;Rythme d’expansion et temps crisique&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;Mais la véritable question touchant à l’avenir de l’OCS, du rassemblement qui tend à s’étendre autour de lui, de sa géométrie qui tend à se modifier, concerne plutôt la chronologie, disons le &lt;strong&gt;temps crisique&lt;/strong&gt; lui-même. Il s’agit du constat que les crises multiples qui forment aujourd’hui la substance même des relations internationales, ne cessent d’accélérer le temps historiques, jusqu’à lui faire prendre des dimensions métahistoriques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’interrogation se résume alors à un constat fort simple, que les évènements chaque jour poussent à considérer de façon de plus en plus appuyée : la vitesse des évènements, l’extension et la tension des crises, risquent de prendre de vitesse le rythme d’expansion de l’OCS. Cela ne signifie pas le contrecarrer, le briser, etc., mais confronter ce rythme à des conditions générales en accélération radicale. Par ailleurs, cela n’est pas propre à l’OCS, bien entendu, puisqu’il s’agit d’une règle générale de la situation du monde, à laquelle très logiquement tout le monde est confronté.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>La production de cocaïne en Colombie, qui n'en bénéficie que pour 2,6%, profite essentiellement aux financiers américains et européens à hauteur de 97,4%. Merci les banquiers de vous sucrer sur la mort de nos enfants! Quelle contre-civilisation!</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MBM)</author>
<category>Echanges continentaux</category>
<pubDate>Sun, 10 Jun 2012 14:43:54 +0200</pubDate>
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&lt;h4 class=&quot;tag surtitre&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En Colombie, le trafic de drogues profite surtout...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;aux banques occidentales&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p class=&quot;chapo size-11&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bah bravo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;chapo size-11&quot;&gt;&lt;strong&gt;Seulement 2,6% des profits restent en Colombie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;grid g3 fr&quot;&gt;&lt;div id=&quot;content-body&quot;&gt;&lt;p class=&quot;size-10&quot;&gt;Publié le 9 juin 2012&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;size-10&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;size-10&quot;&gt;Selon une étude de&lt;a href=&quot;http://www.uniandes.edu.co/&quot;&gt; l’Université des Andes à Bogota&lt;/a&gt; qui date de 2011,&lt;strong&gt; le trafic de la cocaïne colombienne enrichit principalement les banques occidentales.&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/world/2012/jun/02/western-banks-colombian-cocaine-trade?newsfeed=true&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The Guardian&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; s'est récemment fait l’écho de cette étude, qui vient seulement d'être publiée en anglais. Le journal britannique souligne qu'il s'agit de &quot;&lt;em&gt;la recherche la plus détaillée jamais réalisée sur l’économie de la drogue&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;size-10&quot;&gt;&lt;strong&gt;Seulement 2,6% de tout l’argent généré par la production et le trafic de cocaïne reste en Colombie. Les 97,4% restant sont partagés entre les narcotrafiquants et les banques des États-Unis et d’Europe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;size-10&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Si la Colombie pouvait bénéficier économiquement du commerce de la drogue, il y aurait un certain sens dans tout cela&lt;/em&gt;, estime Alejandro Gaviria, un des économistes en charge de l'étude. &lt;em&gt;Au lieu de cela, nous payons le prix fort pour le profit de quelqu’un d’autre.&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;size-10&quot;&gt;&lt;strong&gt;Selon les chercheurs la faute à l’hypocrisie des &quot;&lt;em&gt;pays consommateurs&lt;/em&gt;&quot;&lt;/strong&gt; (Etats-Unis, Royaume-Uni et l’Espagne en tête) : &quot;&lt;em&gt;Ils se limitent à chasser les petits poissons, ou les maillons faibles de la chaîne, mais ils ne s’en prennent jamais aux systèmes financiers&lt;/em&gt;&quot;, affirme Daniel Mejía, un autre économiste qui a travaillé sur cette étude.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;size-10&quot;&gt;La faute aussi au système bancaire colombien : &quot;&lt;em&gt;pour déposer 2 000 dollars à la banque, il faut une énorme quantité de paperasse, alors que dans les banques américaines, il y a la loi sur la confidentialité&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<title>La Russie va développer un nouveau bombardier pour concurrencer le projet NGB (New Generation Bomber) américain. Nous connaissions déjà le chasseur Pak-Fa qui l'assistera, dans quelques années apparaîtra le bombardier Tu-160 avec une autonomie de 7000 km.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MBM)</author>
<category>Armement</category>
<pubDate>Sun, 10 Jun 2012 10:42:21 +0200</pubDate>
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&lt;div class=&quot;document_title&quot;&gt;&lt;h1&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un nouvel avion de bombardement pour l’Armée de l’air russe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;/div&gt;&lt;table style=&quot;width: 100%; margin-top: 5px;&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;div class=&quot;authors&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://french.ruvr.ru/by_author/63205379/&quot;&gt;Ilia Kramnik&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td align=&quot;right&quot; valign=&quot;top&quot;&gt;&lt;div class=&quot;document_date&quot; style=&quot;white-space: nowrap;&quot;&gt;9.06.2012, 19:55&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://m.ruvr.ru/data/2012/06/09/1295448665/4RIA-392453-Preview.jpg&quot; alt=&quot;Un nouvel avion de bombardement pour l’Armée de l’air russe &quot; width=&quot;460&quot; height=&quot;268&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;table style=&quot;width: 100%;&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign=&quot;bottom&quot;&gt;&lt;div class=&quot;image_comments&quot;&gt;Photo: RIA Novosti&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td align=&quot;right&quot; valign=&quot;bottom&quot;&gt;&lt;table border=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;2&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class=&quot;doc_annotation&quot;&gt;&lt;h2&gt;La Russie va développer un nouveau bombardier stratégique très prometteur, a annoncé le premier ministre Dmitri Medvedev lors d'une réunion à Kazan sur le développement de l'aviation stratégique. Ce nouveau projet sera élaboré ensemble avec le chasseur de la 5e génération. Selon Medvedev, les avions de bombardement stratégiques réparés et modernisés qui font actuellement partie de l’armée, ne suffisent pas.&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;doc_text&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;Au cours de la prochaine décennie, la force aérienne de Russie devrait obtenir un nouveau bombardier de longue portée. Toutefois la nécessité d’avoir dans l’armée un appareil de nouvelle génération n’est pas vraiment justifiée. Alors que les experts estiment que les systèmes de lutte antiaérienne et de défense antimissile pourraient rendre l’exploitation d’un tel avion impossible, la machine possède cependant « une place dans les rangs ».&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;Actuellement, l’aviation de longue portée de l’Armée de l’air de Russie exploite trois types de bombardiers : des supersoniques Tu-22M3, des gros avions de bombardement Tu-95 et des gros supersoniques Tu-160. La portée du Tu-22M3 peut varier entre 1500 à 3500 kilomètres. Ses homologues les plus lourds peuvent s’éloigner des bases sans ravitaillement jusqu’à une distance de 6000-7000 kilomètres. Compte tenu de la portée de leurs armes principales – des missiles de croisière – ils peuvent frapper des cibles en Amérique du Nord.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;En moyenne, la flotte stratégique russe est plus jeune que celle des États-Unis. Le principal bombardier américain B-52 est monté en l’air pour la première fois en 1952, comme le Tu-95. Les appareils B-52H, qui restent toujours au service de la Force aérienne des Etats-Unis, ont été construits dans les années 1960-1962. Quant aux appareils américains B-1B, construits dans les années 1984-1988, ils ont le même âge que les machines russes. On peut dire la même chose des avions B-2, construits en 1989-1997.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;Les avions de bombardement B-52, dont le plus jeune a déjà un demi-siècle, voleront jusqu'en 2040. Entre 2025 et 2040, ces machines doivent être remplacées par une nouvelle génération d'avions, mis au point dans le cadre du programme NGB (Next Generation Bomber).&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;Un nouvel avion devrait également remplacer les B-1B, qui vont commencer à être supprimés du parc à partir de 2030. Les nouveaux appareils seront utilisés en parallèle avec le B-2, qui pourra servir jusqu'à la fin des années 2040, ou peut-être plus longtemps.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;A en juger par ce qu’on connaît des caractéristiques techniques du NGB, cet appareil sera différent de B-2 grâce à une masse au décollage moins importante (autour de 100 tonnes contre 170), une bombe de charge (13 tonnes contre 23) et le rayon de portée (jusqu'à 3800 km contre 5000). Une diminution relative des caractéristiques techniques devrait permettre de réduire le prix d'un nouvel avion à 500-560 millions de dollars par unité contre plus d’un milliard pour le B-2.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;La Russie suit de très près le développement du projet NGB. Selon les informations qu’elle possède déjà, il s’agit du concept de la machine « mi-lourde », qui possède une portée plus grande que le Tu-22M, mais un peu moins grande que celle du Tu-160. C’est un projet qui semble tout à fait attrayant.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;Mais pour répondre à la question sur l'aspect extérieur du nouvel avion, fabriqué dans le cadre du programme russe PAK DA (complexe aérien prospectif pour l’aviation de longue portée), il faut avant tout définir ses objectifs.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;Le bombardier russe à long rayon d’action doit avoir la possibilité de frapper les cibles sur le territoire de l’Eurasie et dans les eaux adjacentes lors du décollage et sans le ravitaillement en l’air. Et avec le ravitaillement, il devrait être capable d’effectuer des missions à portée intercontinentale. Cela signifie que l’appareil doit posséder un rayon d’action aux alentours de 3500 kilomètres s’il est entièrement chargé et 5500 kilomètres s’il n’est pas entièrement chargé.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;Il est possible de réduire le coût de la machine grâce à l’unification de l’équipement selon le programme PAK DA avec le chasseur T-50. Notamment, la possibilité de construire une machine de 100-120 tonnes avec quatre moteurs AL-41 (T-50 possède deux moteurs de cette catégorie) est actuellement discutée. Un autre projet envisagé – c’est la création de l’équipement avionique sur le nouveau bombardier, qui serait basé sur le matériel développé pour le T-50.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;En guise d’alternative au programme PAK DA, les constructeurs russes proposent souvent d’utiliser les chasseurs d'appui tactique des familles Su-27/Su-30 et T-50, des chasseurs Su-34, ainsi qu’une possibilité d’améliorer les long-courriers déjà existants.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;La première solution, bien que séduisante en termes de financement, ne fournit pas toujours les capacités nécessaires en cas de guerre. Les capacités des avions de l’aviation tactique, permettant de frapper des cibles en dehors du rayon d’action normal (2.000 kilomètres) se réduisent radicalement. Il est impossible de viser des cibles à une grande distance de l’aérodrome de base « en un seul vol ». Dans ce cas, il faut déployer une base intermédiaire avec l’équipement nécessaire, soit faire appel à des ravitailleurs, ce qui augmente les coûts financiers et le temps dépensé pour tirer sur une cible donnée.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text&quot;&gt;La deuxième solution est préférable, mais elle possède des limites temporelles. Même si ces avions peuvent servir longtemps, ils ne sont pas éternels. Quant à leur conception et la production – c’est un processus long. Si, aujourd'hui, la Russie arrête les travaux sur un nouveau bombardier, d'ici aux années 2040-2050, elle risque de se retrouver sans l’aviation de longue portée. Si toutefois pendant le processus de sa création, de nouveaux moyens, permettant de se passer d’un lance-missile lourd apparaîtront, les travaux pourront être suspendus. Mais cela ne sera possible qu’après l’apparition d’une alternative fonctionnelle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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<title>La banque centrale russe est dirigée actuellement par deux membres du célèbre groupe d'économistes au service de Londres sous Gaïdar et Choubaïs dans les années 90. Ils nuisent, par étouffement, à l'économie russe. Glazyev souhaite leur destitution.</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (MBM)</author>
<category>Echanges continentaux</category>
<category>Economie/Finances</category>
<pubDate>Sat, 09 Jun 2012 12:28:00 +0200</pubDate>
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&lt;div class=&quot;crayon article-surtitre-8843 texte1&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Crédit productif : Sergueï Glazyev s’attaque à la Banque centrale russe&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;stats&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;crayon article-texte-8843 texte_article bloctexte&quot; style=&quot;clear: both;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;p&gt;8 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – L’académicien &lt;strong&gt;Sergueï Glazyev&lt;/strong&gt; a accordé une série d’entrevues à l’agence de presse économique &lt;em&gt;RBC&lt;/em&gt;, à la chaîne de télévision &lt;em&gt;Channel One Russia&lt;/em&gt; et au journal &lt;em&gt;Zavtra&lt;/em&gt;, dénonçant la politique suivie par la Banque de Russie (banque centrale &quot;indépendante&quot;) depuis le début de la crise en 2007. Il l’a accusée de fonctionner comme simple filiale de la Réserve fédérale américaine et d’étouffer l’économie russe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;« Notre banque centrale n’imprime des roubles que pour acheter des devises étrangères, avec une absence effective de régulation en ce qui concerne notre monnaie »&lt;/em&gt;, a-t-il lancé. &lt;em&gt;« Nous faisons de facto partie du système financier américain. Par conséquent l’instabilité qui se manifeste là bas se reflète automatiquement ici, d’une manière amplifiée. »&lt;/em&gt; Il ajouté que la politique monétaire de la Banque de Russie signifie que le secteur réel de l’économie russe manque de sources de crédit à long terme pour le développement du pays : &lt;em&gt;« Sans ceci nous ne pouvons nous tenir debout, car nous dépendons toujours de flux d’argent en provenance de l’extérieur. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Glazyev avait été nommé très jeune comme ministre des Relations économiques extérieures dans le gouvernement Gaïdar en 1993, lorsque le président de l’époque &lt;strong&gt;Boris Eltsine&lt;/strong&gt; avait démembré le parlement en raison de son refus de voter des lois de privatisation et de dérégulation de l’économie. Il avait alors démissionné de son poste pour protester contre la conduite du Président russe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En 2001, alors qu’il était le président du Comité de politique économique de la Douma, Glaziev avait invité l’économiste américain &lt;strong&gt;Lyndon LaRouche&lt;/strong&gt; à prononcer le discours principal lors d’auditions sur les moyens permettant aux économies nationales de survivre à la crise financière mondiale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au cours des dernières années, il a dirigé le projet pour former une union douanière eurasiatique, dans le cadre de la future Communauté économique eurasiatique et d’une possible Union eurasienne. Il a été cette année l’un des représentants autorisés de la campagne de &lt;em&gt;Vladimir Poutine&lt;/em&gt; à la présidence. Dans une déclaration intitulée « Pourquoi je soutiens Poutine », il a fait part de son espoir de voir Poutine changer la politique économique du pays une fois ré-élu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La banque centrale russe a fait les manchettes après que le Premier ministre &lt;em&gt;Dimitri Medvedev&lt;/em&gt; lui ait ordonné d’accroître ses interventions sur le marché des devises (vendre des dollars pour acheter des roubles) suite à une importante chute de la monnaie nationale la semaine dernière. La banque centrale est dirigée depuis 2002 par &lt;strong&gt;Sergueï Ignatiev&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Alexei Ulyoukaïev&lt;/strong&gt;, deux membres proéminents du célèbre groupe d’économistes au service de Londres dans les gouvernements Gaïdar et Choubaïs au cours des années 90.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Glazyev et son équipe ont également préparé un rapport sur la réorganisation du système monétaire mondial en vue du sommet du G20 des 18 et 19 juin au Mexique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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