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20/02/2012

Une ère glaciaire menace notre planète et les premiers effets néfastes se feront sentir à partir de 2014 pour au moins un siècle.

Une nouvelle ère glaciaire débutera en 2014

 
19.02.2012, 22:27

© Flickr.com/Truthout.org/cc-by-nc-sa 3.0
     

Les scientifiques russes vont présenter leur version de la fin du monde. Selon eux, un refroidissement brusque viendra dans la Terre. Le nouvel Age de glace va durer au moins deux siècles et littéralement gèlera le monde.

Le chef de secteur des études spatiales de l’observatoire de Poulkovo de l'Académie des Sciences de Russie, doctorat Habiboullo Abdoussamatov a déclaré que la planète a déjà commencé à refroidir. En étudiant la fréquence des changements de l'activité solaire, on peut faire des conclusions sur le réchauffement et le refroidissement à l’avenir. « Selon les données que nous avons, les températures vont commencer à baisser de manière stable à partir de l’année 2014, et la pointe de refroidissement aura lieu en 2055, avec un possible décalage de 11 ans », a expliqué le scientifique.

« Ce refroidissement réduira considérablement les surfaces agricoles. En dehors des problèmes avec la nourriture, il sera beaucoup plus difficile d'organiser la production de pétrole et de gaz dans les latitudes septentrionales. Le problème de réchauffement des habitations va considérablement augmenter. Le refroidissement touchera de nombreux pays, la quasi-totalité, mais principalement les pays nordiques », prévient Habibullo Abdusamatov.

La longue vague de froid pourrait devenir la cinquième petite période d’âge de glace au cours des neuf derniers siècles. Ce phénomène climatique a été enregistré au XIII, XV, XVII et XIX siècles.

« Comme il arrive souvent, on dit d’abord que tout ça sont bêtises, et non pas la science, mais après, on dit que cela serait probable, avant d’affirmer dans un premier temps que nous y avons toujours pensé. La reconnaissance de la théorie du refroidissement se produit partout dans le monde », conclut le scientifique.

10:44 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.ruvr.ru

19/01/2012

Nonobstant le fait que plus de 3 milliards de terriens n'aient pas d'eau au robinet à domicile, les guerres de l'eau sont évitables.

"Eaux et conflictualités", F. Galland (dir.), Choiseul 2012

Par Romain de JARNIEU*, le 18 janvier 2012

 

Diplômé de l’ESSEC en 2009

Ce que nous apprend cet ouvrage, c’est que la géographie n’est pas une fatalité, et qu’il existe des solutions permettant de sortir des logiques sécuritaires en développant des approches régionales tenant compte des impératifs de chacun.

Romain de Jarnieu présente le livre Eaux et conflictualités, sous la direction de Franck Galland, éd. Choiseul 2012, 115 p.

CHERCHEURS, docteurs en géopolitique, militaires, juristes ou patrons d’entreprises directement liées à la gestion de l’eau…Dix experts reconnus dans ce domaine à qui Franck Galland [1], considéré comme l’un des meilleurs spécialistes actuels de l’eau, a donné la parole et qui viennent nous expliquer de façon claire, détaillée et pratique comment se déclinent dans le monde d’aujourd’hui les enjeux sécuritaires liés à l’utilisation de l’eau. « Eaux & Conflictualité » est le recueil de ces interventions qui se sont déroulées lors d’un séminaire à destination d’un public militaire organisé par le CSFRS (Conseil Supérieur de la formation et de la recherche Stratégique), en partenariat avec Veolia Environnement.

Nul ne conteste aujourd’hui l’imbrication de plus en plus étroite entre la géopolitique et les ressources naturelles. L’intensification des frictions liées à la répartition de l’eau, au Proche-Orient, en Asie, en Afrique, nous oblige à penser l’eau non plus comme une ressource librement offerte à chacun, mais comme une denrée qui se raréfie.

Dans le domaine de l’eau, les inégalités hydriques, qu’elles résultent de facteurs purement géographiques ou de situations géopolitiques, sont flagrantes : l’Éthiopie par exemple possède 70% des ressources du bassin du Nil, mais n’en consomme que 3%, faute d’investissements. Au Proche-Orient, l’invasion du plateau du Golan a privé la Syrie et la Palestine de leur accès à l’eau. En Asie du Sud-Est, les pays en aval du Mékong subissent à la fois la réduction du débit liée à l’installation de barrages par la Chine, et la pollution très forte qui découle de l’utilisation du fleuve en amont.

Ces inégalités sont en passe de s’accentuer sous la pression de dynamiques récentes : urbanisation des pays en développement et augmentation des populations entrainant une surexploitation de la ressource, réchauffement climatique, catastrophes naturelles, mauvaise gestion, pollution des rivières…Nombreux sont aujourd’hui les pays qui, hantés par la menace d’une rupture de leur approvisionnement, développent une réaction de plus en plus sécuritaire et de moins en moins collective : pour un pays comme la Syrie, situé en aval de la Turquie, dont les ressources en eaux proviennent à 80% de la Turquie ou du Liban et dont 60% des puits se sont taris sur les 25 dernières années, on peut comprendre que le projet turc du GAP de construction de barrages et de centrales hydroélectriques supplémentaires sur le Tigre et l’Euphrate puisse, en touchant à l’indépendance du pays, représenter une menace sécuritaire sérieuse.

Comment dissocier en effet la question de l’eau de la géographie des territoires ? C’est souvent elle qui est à l’origine de faits géopolitiques générateurs de conflictualités, de frictions : le tracé d’un cours d’eau, la position d’un pays en amont ou en aval d’un fleuve, la présence de nappes phréatiques, sont des éléments indispensables à la compréhension des rapports de force entre pays voisins. Outre la géographie à proprement parler, il y a aussi l’usage de l’eau, l’orientation de l’économie vers des productions plus ou moins consommatrices d’eau, la saisonnalité de l’utilisation de l’eau entre voisins ou dans le même pays, qui sont autant de facteurs déterminant dans la compréhension des enjeux de l’eau.

Pas de fatalité

Ce que nous apprend cet ouvrage, c’est que la géographie n’est pas une fatalité, et qu’il existe des solutions permettant de sortir des logiques sécuritaires en développant des approches régionales tenant compte des impératifs de chacun. L’Histoire nous dit qu’il existe des exemples de concertations satisfaisantes, comme ce fut le cas entre le Liban et la Syrie, qui ont obtenu en 2002 un accord équitable sur le partage des eaux du fleuve Nahr-El-Kébir, incluant la construction d’un barrage commun aux deux pays et la constitution d’un comité conjoint de l’eau. Même constat entre Israël et la Jordanie, qui s’échangent depuis l’accord de paix signé en 1994 entre les deux pays, 50 millions de m3 d’eau chaque année. En jouant un rôle diplomatique dans la résolution de conflits, l’eau peut aussi devenir un élément stabilisant dans une région.

Les concertations réussies sont souvent basées sur une ossature internationale minimale en matière de régulation de l’utilisation des eaux. La convention-cadre de 1992, qui propose une approche globale des bassins hydrographiques et consacre par exemple le principe du « pollueur-payeur », la convention de l’ONU de 1997 sur l’utilisation des cours d’eaux internationaux à d’autres fins que la navigation, ou encore la directive-cadre de l’Union européenne sur l’eau adoptée en 2000, représentent des références morales incontournables mais sont insuffisamment appliquées dans certaines régions du monde. Dans le bassin du Nil, ce sont des accords bilatéraux qui prédominent, souvent de façon déséquilibrée. Continuer à opposer des logiques nationalistes déséquilibrées, c’est pour certains pays comme l’Égypte, le Soudan, Israël, ou la Chine, s’exposer à prolonger les crispations et voir se constituer contre eux des « front du refus » comme c’est déjà le cas avec l’Éthiopie qui réclame la renégociation de l’accord égypto-soudanais de 1959 qui octroie 90% des ressources du Nil à l’Égypte et au Soudan.

La gestion de l’eau reste, comme toutes les ressources, soumise à la loi de l’offre et la demande. Le développement de la technique et des infrastructures peut nous aider : réduire les gaspillages des réseaux d’eau, développer les techniques de recyclage des eaux usées, développer des infrastructures de dessalement ou mettre en place des infrastructures de rétention d’eau plus respectueuses de l’environnement et des écosystèmes sont des solutions aujourd’hui financièrement et techniquement plus accessibles qu’autrefois et dont il faut généraliser la mise en place.

En donnant la parole à ces dix experts de référence engagés quotidiennement sur le sujet, l’ouvrage ne prétend pas être exhaustif. Mais ces dix voix, par des approches différentes, académiques, géopolitiques, pratiques ou techniques, parviennent à nous offrir un tour d’horizon complet et convaincant de l’étendue des enjeux liés à l’eau aujourd’hui. Il nous démontre de façon pédagogique que la gestion de l’eau n’est pas une fatalité, qu’une approche collective des situations hydriques est possible, et qu’une compréhension des intérêts respectifs des pays concernés est un préalable à une meilleure gestion des ressources en eau et des conflictualités qu’elles génèrent.

Copyright Janvier 2012-Jarnieu/Diploweb.com


Quelques chiffres communiqués par le CSFRS

. 900 millions d’habitants ne disposent pas d’accès à l’eau potable à proximité.

. Plus de 3 milliards d’habitants n’ont pas d’eau au robinet à domicile.

. 2,6 milliards de personnes n’ont pas accès à un assainissement de base.

. L’eau agricole représente 70% de l’utilisation des ressources mondiales en eau douce. 20% sont utilisés pour l’eau à vocation industrielle et 10% pour les consommations domestiques. Sur certaines zones évoquées dans le cadre de ce séminaire, dont le Proche-Orient, on est d’ailleurs plus près de 90% que de 70% pour l’eau agricole.

. Deux tiers des grands fleuves sont communs à plusieurs pays. Il existe 270 bassins fluviaux transfrontaliers. Le Nil, le plus long, traverse dix pays ; Le Mékong, six pays.

. Outre les questions posées par les relations entre pays se partageant les rives, cette situation donne l’avantage aux États situés en amont. 15% des pays dépendent à plus de 50% des ressources en eau situées en dehors de leur territoire.

. On dénombre 200 traités interétatiques relatifs à l’eau contre 37 conflits survenus ces cinquante dernières années, pour la plupart mineurs.


Eaux et conflictualités, sous la direction de Franck Galland, éd. Choiseul 2012, 115 p.

Voir sur le site des éditions Choiseul Voir

Voir le site du CSFRS à l’origine du colloque Voir

[1] Diplômé en affaires internationales, il dirige Environmental Emergency & Security Services, cabinet d’ingénieur conseil spécialisé dans la préparation des opérateurs d’eau et d’électricité à la gestion de crises majeures. Spécialiste des questions de sécurité liées aux ressources en eau, il a publié une quarantaine d’études sur ce sujet dans des revues de défense et de relations internationales.

11/01/2012

Ces terres rares qui sont si nécessaires et donc si chères selon les lois du marché. La Russie en est le second fournisseur mondial.

Des terres rares en Russie

Alexandre Latsa
09:08 11/01/2012
 
"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa
 

Pour les pays qui n’ont pas de ressources minières, l’approvisionnement en énergie est vital. Après le charbon au 19e siècle, le pétrole et le gaz sont devenus au 20e siècle les objectifs stratégiques les plus importants, pour les pays industriels qui doivent importer. Ce commerce international de l’énergie est si important qu’il peut être un prétexte à des opérations militaires.

Les récentes croisades énergétiques d’Irak ou de Libye en sont une parfaite démonstration. L’intensité de cette bataille pour l’énergie devrait s’accroitre car en dépit de la crise financière, il y a une croissance économique mondiale, et les besoins en énergie des pays émergents ou en voie de développement continuent à augmenter. Mais en dehors des matières énergétiques, (charbon, pétrole gaz et uranium) les industries consomment aussi un grand nombre de minerais indispensables. Parmi ces minerais, les « terres rares » sont devenues un enjeu stratégique vital, dont l’importance devrait considérablement s’accroitre dans les années à venir, surtout dans le domaine des nouvelles technologies et de la « croissance verte ».

Les terres rares sont un groupe de 17 éléments chimiques (entre autres Praseodymium, Rubidium, Lanthanum, Cerium, Neodynium, Europium) qui contrairement à ce que suggère leur nom, sont relativement répandus dans l'écorce terrestre. Mais le problème est de trouver des gisements avec une concentration suffisante pour être exploités. Les terres rares sont indispensables à la production de nombreux produits de haute technologie: tels que les ordinateurs, les téléphones portables, les écrans plats, les éoliennes, les ampoules à basse consommation ou encore les moteurs des voitures électriques. Les terres rares sont également utilisées dans le secteur de la défense, notamment pour la construction de missiles guidés et de radars. Leur utilisation s’est donc considérablement accrue depuis la fin du XXe siècle et elles ont donc une importance géostratégique de tout premier ordre, devenant un redoutable levier politique.

Jusqu’en 1950 la plupart des terres rares provenaient d’Inde et du Brésil. C’est ensuite l’Afrique du sud qui a assuré le gros de la production jusque dans les années 1980 ou l’Amérique a pris le relais et est devenu le principal fournisseur. Depuis le début des années 2000, la Chine a fait baisser les prix et elle assure maintenant l’essentiel de la production mondiale des terres rares: 95% en 2010. Conséquence de ce quasi monopole : En 2010, l’arrêt des livraisons chinoises au Japon alors que les deux pays étaient en pleine crise diplomatique (suite à un différend territorial en Mer de Chine) a provoqué un coup de tonnerre dans le ciel des industriels occidentaux et asiatiques.

En 2010 la Chine a produit 120.000 des 125.000 tonnes de terres rares produites dans le monde! 2.000 tonnes ont aussi été produites en Russie, 1.700 tonnes en Amérique, 650 tonnes au Brésil, 380 tonnes en Malaisie et 75 tonnes en Inde. Plus de la moitie de la production chinoise vient du site de Bayan Obo en Mongolie intérieure, et 35% de la province du Sichuan. Il est intéressant de savoir que plus de la moitié de la production chinoise est consommée par la Chine et que pour 2009, 50% de ses exportations sont allées Japon, 19% aux Etats-Unis, et 15% vers les pays industriels de l’Union Européenne (principalement France, Allemagne, Italie, Hollande).

Les réserves mondiales en terres rares étaient estimées à 110 millions de tonnes fin 2010, détenues à 50 % par la Chine, devant la Communauté des états indépendants (17 %), les États-Unis (12 %), l'Inde (2,8 %) et l’Australie (1,9%). Cette prépondérance chinoise inquiète beaucoup les pays importateurs car la Chine a instauré des quotas d’exportations et annoncé qu'elle réduira ses exportations et sa production de Terres rares de 10 % pour 2011 pour des questions environnementales. La Chine a été condamnée par l'Organisation Mondiale du Commerce en juillet 2011, suite à une plainte déposée par l'Union Européenne, les États-Unis et le Mexique, destinée à mettre un terme ces quotas qui ont fait exploser les prix. De plus, la demande mondiale augmente chaque année, et en 2015, la consommation totale devrait atteindre 185.000 tonnes, soit 50% de plus qu’en 2010, mettant ainsi le marché des terres rares sous pression.

L’enjeu est donc pour les pays consommateurs de sécuriser leur approvisionnement et de tenter de limiter l'impact de la raréfaction des terres rares au niveau mondial. Trois moyens existent: réduire leur utilisation, diversifier les sources d’approvisionnements (hors Chine) ou recycler ces minerais. La réduction de la consommation semble presque impossible et le recyclage ne permettra pas de faire face à la demande croissante de terres rares au moins à court et moyen terme. La seule solution est donc dans la réouverture de mines abandonnées et dans la recherche de terres rares hors de Chine. Le gisement américain de Mountain Pass, dont la production a été arrêtée en 2002 devrait redémarrer et atteindre 20.000 tonnes / an à compter de 2012. Le gisement de Mount Weld, en Australie, devrait voir sa production redémarrer fin 2011 et atteindre 22.000 tonnes / an fin 2012. Le gisement de Lofdal, en Namibie, est étudié par une société canadienne pendant que le gisement de Hoidas Lake, au Canada, est lui aussi exploré. Enfin les Japonais ont créé des coentreprises dans différents pays afin d'exploiter divers gisements: Sumitomo avec Kazatomprom, au Kazakhstan, Toyota au Vietnam et Mitsubishi à Pitinga au Brésil.

Mais récemment de nombreux gisement ont été découverts qui devraient bousculer l’équilibre géostratégique planétaire sur cette ressource et entrainer l’affaiblissement de la position chinoise de quasi-monopole. Le Brésil vient d’annoncer en effet que d’immenses réserves de terres rares avaient été découvertes et allaient être exploitées. Les Brésiliens ne sont pas les seuls à avoir fait de telles découvertes. D'après une équipe de géologues japonais, les fonds de l'océan Pacifique regorgeraient de terres rares. Selon une estimation de l'Université de Tokyo les gisements se trouveraient à des profondeurs variant de 3.500 à 6.000 mètres et s'étaleraient sur des milliers de km2.

Pour le moment, la Russie est le second fournisseur mondial de terres rares et détient officiellement 20% des réserves mondiales connues. Mais cette estimation pourrait être revue assez fortement à la hausse après les dernières découvertes dans la région de Mourmansk ou la péninsule de Kola. La chasse aux substances stratégiques ne se limite pas aux terres rares. Dans les îles Kouriles un gisement de rhénium vient d’être découvert. Ce métal rarissime est utilisé dans divers domaines de la chimie. Le gisement des Kouriles pourrait produire plus de 26 tonnes par an alors que la demande mondiale du rhénium s’élève à seulement 30 tonnes par an. Les îles Kouriles sont également riches en d’autres éléments rares: germanium, indium, hafnium. Mais pour l’instant personne ne parle de leur prospection car selon la loi, en Russie, ces gisements sont déclarés stratégiques, c’est-à-dire que leur prospection est limitée et encadrée. Pour autant, c’est de bon augure pour renforcer la place de la Russie comme fournisseur de terres rares ou de métaux rares à destination des pays industrialisés importateurs.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

 

* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie". Il collabore également avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l'institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.