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05/06/2012

L'Organisation de Coopération de Shangaï est assez forte pour contrecarrer les diverses activités subversives dirigées par l'étranger (USA-UE-ISRAEL-OTAN). Mais elle aura du mal à s'adapter aux perfidies des malfrats qui dominent les divers trafics.

OCS: Poutine met en garde contre une intervention de pays tiers

OCS: Poutine met en garde contre une intervention de pays tiers
11:02 05/06/2012
 
MOSCOU, 5 juin - RIA Novosti

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié de contreproductive toute action unilatérale de pays tiers dans la région relevant de la responsabilité de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

"L'OCS a été créée comme structure destinée à assurer la stabilité et la sécurité du vaste espace eurasiatique. Et nous qualifions de contreproductive toute tentative de pays tiers d'entreprendre des démarches unilatérales dans la région de responsabilité de l'Organisation", a écrit le chef de l'Etat russe dans son article pour le journal chinois "Quotidien du peuple", publié en prévision du sommet de l'OCS de Pékin.

Le président russe a en outre salué les contributions des membres de l'Organisation.

"C'est grâce à l'Organisation de coopération de Shanghai, aux efforts de ses membres et à leur coopération avec un large cercle de partenaires étrangers que le taux d'activité terroriste dans la région a diminué. Mais les défis auxquels nous faisons aujourd'hui face deviennent de plus en plus multiformes. (…) Les adeptes du terrorisme, du séparatisme et de l'extrémisme perfectionnent leurs techniques subversives et recrutent dans leurs rangs de nouveaux combattants", a-t-il indiqué.

Selon Vladimir Poutine, le sillage du terrorisme, du trafic et de la vente illicite de drogue est l'un des défis les plus dangereux pour la région.

L'OSC regroupe la Russie, la Chine, la Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, et son sommet aura lieu les 6 et 7 juin à Pékin, en Chine.

25/05/2012

L'affaire de l'assassinat d'Alexandre Litvinenko, en 2006 à Londres, serait truffée de manipulations grotesques pour lesquelles les médias occidentaux se montrèrent bien complaisants si pas étrangement peu curieux.

Medias mensonges? L’affaire Litvinenko

Alexandre Latsa
10:29 23/05/2012
 
"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa
 

Le 23 novembre 2006, un "ancien agent des services secrets russes" décède à Londres. Ce décès a agité le monde médiatique pendant des années.

Alexandre Litvinenko, ex-lieutenant colonel du FSB (le service de contre-espionnage de Russie) était né le 4 décembre 1962. Il fut un temps chargé de la lutte contre la mafia en Russie, puis il a quitté la Russie après avoir affirmé en 1998 lors d’une conférence de presse qu’il aurait reçu l’ordre d’assassiner le milliardaire russe Boris Berezovksi. Boris Berezovsky n’est pas un inconnu en Russie. Cet homme d'affaires et politique russe est l'un des oligarques les plus célèbres, puisque via ses entrées dans le cercle de l’ancien président russe Boris Eltsine, BAB (Boris Abramovitch Berezovsky) était devenu l’un des premiers milliardaires de la Russie post communiste. C’est lui qui avait contribué politiquement au lancement de la carrière politique de Vladimir Poutine. Pourtant le nouveau président russe ne tarde pas à faire enquêter sur les affaires de Boris Berezovskyen Russie, notamment sa participation à la privatisation de la compagnie aérienne russe Aeroflot. Poursuivi pour fraude et évasion fiscale par le Parquet russe, il s’exile à Londres en octobre 2001.

Presque au même moment (octobre 2001) Alexandre Litvinenko s’envole lui aussi pour la Grande Bretagne (via la Turquie) ou il obtient également l’asile politique, grâce à l’aide logistique d’un homme d’affaire russe du nom d’Alex Goldfrap, proche de Berezovsky. Litvinenko se met à écrire notamment pour le site séparatiste ChechenPress mais soutient également Boris Berezovsky dans ses offensives médiatiques contre le nouveau régime russe de Vladimir Poutine. En 2006, Alexandre Litvinenko devient citoyen Britannique. Son hospitalisation, puis sa mort fin 2006, fera grand bruit. Non seulement l’homme a été empoisonné au Polonium 210 (une substance radioactive), mais cet empoisonnement survient après qu’il ait accusé le FSB d’être a l’origine des attentats de 1999 pour justifier l’intervention en Tchétchénie.

La mort de Litvinenko a entrainé une campagne médiatique sans précédent contre le régime de Vladimir Poutine. Une image est restée : cette photo d’Alexandre Litvinenko sur son lit d’hôpital a fait le tour du monde et elle a choqué les opinions occidentales. L’offensive médiatique a également mis en valeur le fait que cet assassinat d’un ex-agent des services secrets russes avait des relents de guerre froide, ce qui démontrait l’offensive de la dangereuse et nouvelle Russie de Vladimir Poutine. Tout aussi rapidement, un accusé est désigné: Alexandre Lougovoi. Celui-ci a rapidement réfuté les accusations qui le visaient, mais pourtant, quand il a été candidat à la députation en 2007 pour le parti nationaliste LDPR, la presse occidentale a crié à la provocation. Enfin cette affaire a aussi permis à nombre de personnalités russes en exil de mettre en valeur médiatiquement leur statut de "réfugiés résistants" face au nouveau pouvoir russe.

Voila pour la version officielle médiatisée.

Mais curieusement, le mainstream médiatique, surtout en Angleterre, a manqué d’enthousiasme pour révéler et analyser certains développements (notamment récents) de cette affaire. Il y a de nouveaux témoignages, de nouveaux faits qui font douter de la version officielle. Par exemple, le fait que Litvinenko était depuis 1994 un proche de Berezovski, pour lequel il travaillait de façon officieuse, bien que cela soit illégal et incompatible avec ses fonctions officielles à cette époque.

Ou encore sur les liens d’Alex Goldfarb, spécialiste en physique nucléaire, ancien employé de Georges Soros, puis depuis 2001 directeur d’une ONG, basée a New-York, financée par Boris Berezovsi et qui s’est fortement impliqué dans le soutien aux ONGs dans les pays Baltes ou encore aux révolutions de couleur, notamment en Ukraine en 2004. Cette association a en outre également financé l’obtention de l’asile politique du leader indépendantiste Tchétchène Akhmed Zakayev.

Au-delà de la version médiatisée de cette affaire, en Russie et en Angleterre, les investigations continuent, pour découvrir la vérité. Récemment (24 avril 2012) le député Alexandre Lougovoi a passé des tests au détecteur de mensonges via une société anglaise qui en a tiré comme conclusion sa non culpabilité dans l’affaire de l’empoisonnement d’Alexandre Litvinenko (voir ici). Celui-ci suspecte désormais ouvertement l’ONG suscitée de permettre moyennant finances l’obtention du statut de refugié politique en Angleterre. Curieusement l’annonce de cette non culpabilité évidente d’Alexandre Lougovoi a été totalement exclue du Main-Stream britannique.

Récemment un nouveau témoin est apparu dans l’histoire avec d’intéressantes révélations. Nikita Chekulin, l’ancien directeur dans les années 2000 de l’institut de recherche pour l’utilisation et la conversion des matériaux explosifs (Росконверсвзрывцентр). Mis à l’écart car son institut fut suspecté de vente illicite d’explosifs, Nikita Chekulin fut providentiellement contacté à cette époque par Boris Berezovski qui lui permit d’obtenir le statut de refugié politique en Angleterre. En échange de quoi il lui fut demandé de parler à une conférence organisée à Londres devant divers médias, conférence durant laquelle fut notamment annoncé, via l’aide du spécialiste russe en explosifs Nikita Chekulin, que les attentats de 1999 avaient été organisés par le FSB. Celui-ci accepta, pour affirmer plus tard que le texte de sa déclaration avait été rédigé par … Alex Goldfrap.

La veuve d’Alexandre Litvinenko a fait une prestation très surprenante dans le Talk-Show de Charlie Rose, affirmant que son mari n’avait non seulement jamais été un espion russe mais qu’il travaillait pour les services secrets britanniques. Cela car Boris Berezovski aurait à une époque cessé de le financer et qu’Alexandre Litvinenko se serait retrouvé sans revenus, trahi par celui en qui il croyait le plus. Pourquoi les medias occidentaux n’ont jamais cessé de définir Alexandre Litvinenko comme un espion russe?

Le père d’Alexandre Litvinenko lui aussi est revenu sur ses premières déclarations. Apprenant que son fils avait travaillé pour les services secrets anglais, il affirme désormais que celui-ci était un traitre et que s’il l’avait su, il n’aurait jamais accusé Vladimir Poutine. Veillant son fils le jour de sa mort, il affirme également qu’aucune lettre posthume n’était dans sa chambre d’hôpital et que la fameuse lettre "J’accuse Poutine" de son fils était un faux, probablement écrit par Boris Berezovski ou Alex Goldfrap.

Nikita Chekulin tout comme le père d’Alexandre Litvinenko semblent du reste sérieusement suspecter les opposants russes en exil d’être liés a la mort d’Alexandre Litvinenko. Pourquoi? Peut être parce que celui-ci avait organisé la visite d’un mystérieux Kazakh qui aurait soit disant menacé la vie de Berezovski en Angleterre, lui permettant ainsi d’obtenir son statut de refugié politique. Lorsque Boris Berezovski cessa de le financer, Alexandre Litvinenko s’apprêtait à rentrer a Moscou, pouvant à tout moment révéler tous ces secrets.

Enfin on à beaucoup parlé récemment de manipulations d’images et de créations d’émotions. Cette photo d’Alexandre Litvinenko sur son lit de mort et sans cheveux avait fait le tour du monde et marqué pour longtemps les opinions occidentales. Pourtant d’après le père d’Alexandre Litvinenko, l’entourage de son fils lui a volontairement rasé les cheveux sur son lit de mort pour que la photo soit plus choquante. Qui croire ? Une chose est certaine, l’affaire Litvinenko n’a sans doute pas fini de livrer de nouvelles révélations…L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction.

* Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie". Il collabore également avec l'Institut de Relations Internationales et Stratégique (IRIS), l'institut Eurasia-Riviesta, et participe à diverses autres publications.

22/05/2012

Les missiles RS-24 sont en phase de déploiement sur tous les sites prévus. On sait que des Iskanders sont déjà opérationnels à Kaliningrad (enclave russe entre Pologne et Lituanie) et qu'un nouveau radar est installé depuis mars 2012 dans le Sud Ouest.

Russie: les nouveaux missiles Iars en passe d'être déployés

Missiles Iars
13:25 21/05/2012
 
MOSCOU, 21 mai - RIA Novosti

Les Troupes de missiles stratégiques russes (RVSN) ont commencé à préparer le déploiement des nouveaux missiles Iars dans les unités de missiles d'Irkoutsk, de Novossibirsk (Sibérie) et de Kozelsk (ouest), a déclaré lundi le commandant en chef des RVSN, le général Sergueï Karakaïev.

"Les travaux préparatifs en vue de fournir des missiles Iars aux unités de missiles d'Irkoutsk, de Novossibirsk et de Kozelsk, ont débuté", a déclaré le général avant d'ajouter que plusieurs autres unités de missiles recevront prochainement les nouveaux armements.

Selon M.Karakaïev, les missiles fournis à l'unité de missiles de Kozelsk seront installés dans des silos.

Le missile balistique intercontinental RS-24 Iars est une version modernisée du missile RS-12M2 Topol-M. Il est doté d'ogives multiples de 150 à 300 kt à guidage individuel. A l'avenir, le RS-24 constituera, avec le Topol-M monobloc (RS-12M2), le noyau des forces nucléaires russes.

 

Wikipedia :

Caractéristiques

Le moteur à carburant solide du Topol-M lui permet d'atteindre des vitesses supérieures aux précédentes classes de missiles balistiques fabriquées en Russie et en Union Soviétique. Cette caractéristique le rend moins vulnérable aux interceptions par les systèmes anti-missiles dans les premières phases de vol.

La charge de combat est manœuvrée dans la phase de descente par quelques dizaines de petits moteurs qui permettent de suivre des trajectoires évasives rendant une interception difficile en phase balistique. La tête contient également des éléments capables de brouiller les systèmes anti-missiles, elle est annoncée comme étant résistante aux explosions nucléaires, chocs EMP et impulsions laser qui pourraient être déployées contre elle.

D'après les propos de Sergueï Ivanov, le RS-24 Iars (code OTAN SS-X-29)(désignation du missile mirvé issu du système Topol-M) et le système Iskander (missile de théâtre), « sont en mesure de franchir tous les dispositifs anti-missile balistique existants et futurs. »

10:21 Publié dans Armement | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : www.rian.ru