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09/06/2012

La banque centrale russe est dirigée actuellement par deux membres du célèbre groupe d'économistes au service de Londres sous Gaïdar et Choubaïs dans les années 90. Ils nuisent, par étouffement, à l'économie russe. Glazyev souhaite leur destitution.

Crédit productif : Sergueï Glazyev s’attaque à la Banque centrale russe                      
                               

8 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – L’académicien Sergueï Glazyev a accordé une série d’entrevues à l’agence de presse économique RBC, à la chaîne de télévision Channel One Russia et au journal Zavtra, dénonçant la politique suivie par la Banque de Russie (banque centrale "indépendante") depuis le début de la crise en 2007. Il l’a accusée de fonctionner comme simple filiale de la Réserve fédérale américaine et d’étouffer l’économie russe.

« Notre banque centrale n’imprime des roubles que pour acheter des devises étrangères, avec une absence effective de régulation en ce qui concerne notre monnaie », a-t-il lancé. « Nous faisons de facto partie du système financier américain. Par conséquent l’instabilité qui se manifeste là bas se reflète automatiquement ici, d’une manière amplifiée. » Il ajouté que la politique monétaire de la Banque de Russie signifie que le secteur réel de l’économie russe manque de sources de crédit à long terme pour le développement du pays : « Sans ceci nous ne pouvons nous tenir debout, car nous dépendons toujours de flux d’argent en provenance de l’extérieur. »

Glazyev avait été nommé très jeune comme ministre des Relations économiques extérieures dans le gouvernement Gaïdar en 1993, lorsque le président de l’époque Boris Eltsine avait démembré le parlement en raison de son refus de voter des lois de privatisation et de dérégulation de l’économie. Il avait alors démissionné de son poste pour protester contre la conduite du Président russe.

En 2001, alors qu’il était le président du Comité de politique économique de la Douma, Glaziev avait invité l’économiste américain Lyndon LaRouche à prononcer le discours principal lors d’auditions sur les moyens permettant aux économies nationales de survivre à la crise financière mondiale.

Au cours des dernières années, il a dirigé le projet pour former une union douanière eurasiatique, dans le cadre de la future Communauté économique eurasiatique et d’une possible Union eurasienne. Il a été cette année l’un des représentants autorisés de la campagne de Vladimir Poutine à la présidence. Dans une déclaration intitulée « Pourquoi je soutiens Poutine », il a fait part de son espoir de voir Poutine changer la politique économique du pays une fois ré-élu.

La banque centrale russe a fait les manchettes après que le Premier ministre Dimitri Medvedev lui ait ordonné d’accroître ses interventions sur le marché des devises (vendre des dollars pour acheter des roubles) suite à une importante chute de la monnaie nationale la semaine dernière. La banque centrale est dirigée depuis 2002 par Sergueï Ignatiev et Alexei Ulyoukaïev, deux membres proéminents du célèbre groupe d’économistes au service de Londres dans les gouvernements Gaïdar et Choubaïs au cours des années 90.

Glazyev et son équipe ont également préparé un rapport sur la réorganisation du système monétaire mondial en vue du sommet du G20 des 18 et 19 juin au Mexique.

29/05/2012

Autant Poutine défend le respect du Traité de Westphalie, autant la doctrine Blair qui oriente la politique d'Obama veut le rendre caduc par des réformes à l'ONU portant justement sur la souveraineté. Dans quel but? L'avènement du nouvel empire mondial.

Compte-à-rebours vers la guerre : la doctrine Blair contre la doctrine Poutine
28 mai 2012 - 18:56
                               

28 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Les discussions qui ont suivi les sommets du G-8 et de l’OTAN ont été dominées la semaine dernière par le retour sur le devant de la scène de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair en tant que conseiller pour la réélection de Barack Obama à la Présidence des Etats-Unis.

Ce dévouement de sa part, of course, n’est pas gratuit. Blair et son équipe de spin-doctors, qui avaient été la véritable cheville ouvrière de la guerre en Irak (il avait fourni à Georges W. Bush le fameux mémorandum « prouvant » l’existence sur les armes nucléaires irakiennes, qui se sont révélées par la suite être inexistantes), entendent profiter d’une victoire d’Obama en novembre prochain pour reprendre les rênes du pouvoir en Angleterre.

Comme l’avait rapporté le Guardian de Londres en février 2009, Obama avait présenté Blair comme son « premier ami officiel » lors d’un petit déjeuner de prière à la Maison-Blanche, un mois à peine après son inauguration.

Le nouveau binôme espère diriger le monde (ou ce qui en restera), en s’appuyant sur la doctrine qu’avait annoncée Blair lors d’une conférence à Chicago en 1999 : sous prétexte d’« établir et de répandre des valeurs qui nous sont chères », inaugurer une nouvelle forme de « coopération internationale » en liquidant le Traité de Westphalie de 1648 (et bien sûr en réformant la Charte de l’ONU), c’est-à-dire en sacrifiant l’Etat-nation souverain pour faire place à un nouvel empire.

Comme nous l’avons rapporté sur ce site, avec la création de l’Atrocities Prevention Board (APB — Conseil de prévention des atrocités) Barack Obama a décrété le 23 mars 2012 que les violations des droits de l’homme, où que ce soit dans le monde et tels que son Administration les conçoit, portent directement atteinte… à la sécurité nationale des Etats-Unis !

Un nouvel ajout à la doctrine Blair (la version 2.0) est que l’OTAN doit être capable d’aller en guerre sans consulter les législatures nationales, car il « faudrait trop de temps » pour obtenir leur permission. C’est en effet ce que vient de demander le général Sir David Richards, le chef d’état-major britannique lors d’un discours au Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS) le 23 mai à Washington, une proposition qu’il a qualifiée de défense intelligente.

Ceci correspond également à ce que le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait déclaré au comité responsable du Sénat plus tôt cette année, au nom de l’administration Obama : pour aller en Libye, nous n’avions besoin que de la permission de l’OTAN. Le respect de la Constitution, qui exige que nous obtenions l’autorisation préalable du Congrès n’est pas très pratique. Nous vous tiendrons informés à notre retour.

Or, comme le résumait l’économiste américain Lyndon LaRouche récemment, la doctrine Blair est l’exacte antithèse de la doctrine défendue par Vladimir Poutine comme base de la politique étrangère russe, qui consiste à défendre le système de droit international hérité du Traité de Westphalie, en réelle coopération avec la Chine, l’Inde, et plus récemment le Pakistan.

Dans son article du 27 février 2012 dans Moskovskiye Novosti, Poutine a réitéré sa position selon laquelle « les principes majeurs nécessaires à toute civilisation incluent la sécurité pour tous les Etats, le rejet de tout usage excessif de la force, et le respect inconditionnel des fondements du droit international. » Il est clair qu’à chaque fois que ces principes ont été négligés, explique-t-il, « les relations internationales ont été déstabilisées ».

Le 17 mai, à la veille du sommet du G-8 et du sommet de l’OTAN à Chicago, le Premier ministre russe Dimitri Medvedev, lors de son discours au 2e Forum juridique international de St.Petersbourg, discours posté par la suite sur le site du gouvernement de la Fédération russe, a lui aussi, tenu à rappeler la doctrine russe :

« Il est souvent dit que le système de droit international est obsolète. Je l’ai moi-même entendu à maintes reprises dans la pratique politique. Ses règles ne permettent pas toujours de lutter efficacement contre de nouvelles menaces. C’est vrai en partie, parce que tout devient obsolète un jour ou l’autre — y compris le droit. Mais le besoin vraiment nécessaire et urgent de moderniser le droit international ne veut pas dire abandonner ses fondements, ce qui me semble absolument évident.

Particulièrement dangereux, à mon avis, sont les actions unilatérales qui vont à l’encontre des principes fondamentaux de la Charte des Nations unies, qui est la principale plate-forme de la communauté internationale pour résoudre ses problèmes. Nous n’avons pas d’autre plate-forme, même si cela déplaît à quelqu’un. Il n’y en a simplement pas d’autre ! Et nous comprenons que la Charte des Nations Unies demande surtout le respect de la prééminence du droit et de la souveraineté des Etats.

Une autre remarque, qui me semble importante au regard de mon expérience et de ma pratique politiques — le principe de la souveraineté de l’Etat. Il ne doit pas être affaibli, même si ce serait commode pour la réalisation de certains objectifs politiques immédiats, y compris le but de gagner une élection. Se donner cela comme objectif revient simplement à mettre l’ordre mondial en danger.

Et les exemples d’attaques sur le principe de la souveraineté ont été nombreux au cours des dernières années. Parmi elles, les opérations militaires contre des gouvernements étrangers contournant le cadre des Nations Unies, les déclarations sur la perte de légitimité de tel ou tel régime politique par des gouvernements étrangers et non pas par le peuple du pays, l’introduction de toutes sortes de sanctions collectives contournant les institutions internationales.

Tout cela n’améliore pas la situation dans le monde ; les opérations militaires précipitées dans d’autres pays finissent généralement par provoquer l’arrivée de radicaux au pouvoir. De telles actions, qui portent atteinte à la souveraineté des États, peuvent entraîner facilement de véritables guerres régionales, et même, sans vouloir faire peur à quiconque, à l’utilisation des armes nucléaires. Chacun devrait garder cela en mémoire, surtout lors de réflexions sur la question de la souveraineté de l’Etat »

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Alors que le monde transatlantique vacille au bord d’une désintégration spectaculaire de son système financier, il faut bien rappeler ici que les nuées de l’orage financier portent avec elles le risque immédiat d’une guerre globale.

La tentation permanente des élites géopolitiques (fr)anglo-américaines de renoncer à l’outil de la diplomatie pour solutionner nos problèmes avec l’Iran et la Syrie avec des sanctions, des frappes et des guerres humanitaires, est donc de très mauvaise augure.

 

NOTA BENE : LA LORGNETTE DE LA 3ème GUERRE MONDIALE.pdf

13/04/2012

La NASA rejette en bloc les théories sur le réchauffement climatique causé par l'Homme et demande qu'on ne pollue plus son site avec des affirmations du genre.

Les astronautes de la NASA remettent en cause le caractère anthropogénique du rechauffement climatique                      
12 avril 2012 - 21:11
                               
 

Le 12 avril 2012 (Nouvelle Solidarité) – Dans une lettre adressée à son directeur général actuel, Charles Bolden, 49 anciens astronautes et scientifiques de la NASA ont demandé le 28 mars dernier que celui-ci mette fin au soutien apporté par la NASA à la thèse anthropogénique du changement climatique. Parmi les signataires il y a 8 anciens astronautes, ainsi que plusieurs autres scientifiques, directeurs et ingénieurs, 21 d’entre eux ayant travaillé pour l’agence spatiale pendant plus de 30 ans.

La lettre dit : « Nous soussignés, demandons respectueusement à la NASA et au Goddard Institute for Space Studies (GISS) de s’abstenir d’inclure des remarques non prouvées dans ses communiqués et sur ses sites internet. Nous croyons que les affirmations de la NASA et du GISS à l’effet que le dioxyde de carbone lié aux activités humaines aurait des effets catastrophiques sur les changements climatiques globaux ne sont pas justifiées, surtout si l’on considère les données empiriques de plusieurs milliers d’années. Lorsque nous voyons des centaines de scientifiques reconnus, ainsi que des milliers d’autres scientifiques, déclarer publiquement leur défiance à l’égard des prévisions catastrophiques venant en particulier de la direction du GISS, il est clair que la science concernant ces questions n’est PAS établie [emphase dans l’original].

« La défense incontrôlée de l’idée selon laquelle le CO2 serait la cause majeure des changements climatiques est indigne de l’histoire de la NASA en ce qui concerne ses évaluations objectives de toutes les données scientifiques avant de prendre des décisions ou d’émettre des déclarations publiques.

« Nous demandons que la NASA s’abstienne d’inclure des remarques non prouvées et sans fondement dans ses communiqués à venir et sur ses sites internet à ce sujet. Ce qui est en jeu est la réputation exemplaire de la NASA, de ses scientifiques et employés actuels et anciens, et même la réputation de la science elle-même.

« Pour des informations supplémentaires concernant les questions scientifiques à la base de notre inquiétude, nous vous recommandons de contacter Harrison Schmitt et Walter Cunningham [deux anciens astronautes] ou d’autres personnes qu’ils vous recommanderont. »